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Pâques 2026 : nos 7 conseils pratiques pour acheter du chocolat pas cher (et ne pas se faire avoir)

À quelques jours de Pâques, il vous faut encore acheter des chocolats ? Quoi vérifier, où aller, quel produit choisir… RTL.fr vous donne quelques astuces pour faire baisser la note de votre panier sucré, alors que les prix restent élevés cette année.

Des poules en chocolat dans les rayons d'un supermarché, quelques jours avant Pâques.

Crédit : CB / RTL.fr

Chloé Berry

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Le compte à rebours pour la chasse aux œufs est lancé. Problème : à quelques jours de Pâques, vous n'avez pas encore fait votre shopping chocolaté. Il faut dire que vous redoutez peut-être d'y aller. Cette année, le coût du chocolat est élevé pour les ménages français. La faute à l'explosion du prix des fèves de cacao en 2025, que l'on paye encore aujourd'hui. 

Selon les chiffres du syndicat du chocolat, les Français ont consacré un budget moyen de 26 euros en 2025 aux chocolats de Pâques. Mais avec cette somme, leur panier était moins garni qu'auparavant : le syndicat note une baisse d'un peu plus de 10% en volume par rapport à 2024.

En 2026, le statu quo semble s'appliquer. En effet, pour célébrer le week-end pascal cette année, le cacao a été acheté il y a de nombreux mois, "à un moment où les cours étaient particulièrement élevés en raison de la crise", note le syndicat du chocolat dans un communiqué envoyé à RTL.fr. Résultat : pas de baisse de prix… mais pas de hausse non plus. 

Compte tenu de ce contexte, on ne dit pas "non" aux bons plans et aux astuces pour faire baisser la note. Pour faire plaisir aux plus jeunes (et aux plus vieux) sans se ruiner, nous avons consulté plusieurs experts du sujet.

1 - Méfiez-vous des prix trop attractifs

Pour Thierry Lalet, président de la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France, contacté par RTL.fr, il n'y a qu'une seule véritable solution pour espérer faire de bonnes affaires : comparer les prix. Le risque de se faire avoir à Pâques est grand puisque le consommateur n'a pas de référentiel. Contrairement aux prix des courgettes par exemple, que le consommateur peut comparer tout au long de l'année, il ne peut pas en faire de même à Pâques, où les produits peuplent les étagères des rayons seulement quelques semaines dans l'année.

Cette photographie, prise le 13 mars 2024 dans un magasin de Paris, montre des œufs en chocolat, quelques jours avant Pâques.

Crédit : Guillaume BAPTISTE / AFP

Le piège à Pâques, c'est en effet de se laisser séduire par des prix qui paraissent trop attractifs. C'est souvent le cas quand les producteurs vous vendent des produits à l'unité ou en faible quantité. Vous les voyez ces sachets avec une dizaine d'œufs en chocolat pour environ 3,99 euros, comme chez Hema ? L'avantage du petit, c'est que ce n'est pas cher. Si l'on regarde le prix au kilo, on est à 22,80 euros. Tout de suite, cela paraît plus cher. 

2 - Comparez les prix

Cela marche aussi avec le volume. "Les industriels ont des machines pour faire de gros œufs avec rien à l'intérieur mais qui permet d'augmenter le volume de la pièce", remarque Thierry Lalet. Le grammage étant faible, forcément, le prix à l'unité ne paraît pas si élevé. Rapporté au kilo, c'est autre chose. C'est pour cela qu'il est capital de comparer les prix au kilo.

Selon le site Jours Heureux, "on peut s'attendre à payer entre 10 et 15 euros le kilo pour un chocolat artisanal de qualité". Si cette donnée date de 2020, et que la crise du cacao a fait s'envoler les prix depuis, elle peut vous servir de valeur de référence.

3 - Évitez les marques

Ce jeu de la comparaison peut vous éviter quelques déconvenues… et à revoir votre panier. Est-ce qu'il ne faut pas mieux choisir les œufs Hema mentionnés plus haut plutôt que le célèbre lapin doré de Lindt ? Sur le site de la marque suisse, le lapin de 50g est à 4,29 euros, soit plus de 85 euros le kilo. "Ce n'est pas du mauvais chocolat, mais c'est de l'industriel", remarque Olivier Dauvers. 

D'où cet autre conseil du spécialiste de la grande distribution : "dans l'absolu, il faudrait éviter d'acheter des marques", sonne-t-il. Quand on achète du Lindt, ou encore du Milka ou du Kinder, c'est surtout leurs publicités et leurs opérations marketing que l'on paye. "Il vaut mieux acheter des œufs Carrefour, qui vont être similaires en terme de qualité", précise le Monsieur conso de RTL.

4 - Artisans ou supermarchés ?

On peut même aller plus loin : contrairement à ce que l'on peut penser, vous avez parfois peut-être plus intérêt à faire votre shopping de Pâques chez le chocolatier en bas de chez vous plutôt que dans les supermarchés qui promettent, parfois à tort, des prix toujours plus bas. Si l'on reprend le lapin Lindt à 85 euros le kilo, vous pourriez manger un chocolat artisanal meilleur pour moins cher que ça. 

Une consommatrice à la recherche de chocolats de Pâques

Crédit : Pierre Herbulot

Hormis cet exemple, chez l'artisan, le prix au kilo risque d'être en moyenne plus élevé qu'en supermarché. "C'est normal, il font moins de volume que les industriels", nous explique Olivier Dauvers. Dans le coût de ces chocolats, le prix de la main d'œuvre est très élevé, là où il est faible chez les industriels comme Lindt qui produisent en grande quantité. À l’inverse, la part du marketing est importante chez les marques et inexistante pour l'artisan. 

Alors, on finit par s'y retrouver entre les deux. Pour trancher le débat, reste à savoir ce que vous préférez acheter : une marque connue pour faire plaisir à votre enfant ou la qualité de l'artisanal. 

5 - Faites preuve de créativité

Comme on l'a dit, la part du marketing est importante, particulièrement à Pâques, où les marques chocolatées font une grosse partie de leur chiffre d'affaires. Notre conseil : ne vous faites pas avoir par les emballages. Oui, il est tentant de se laisser attendrir par les moulages en forme de lapin et de poule, mais pour le bien de votre portefeuille, il faudrait mieux s'orienter vers des produits plus classiques

"Si on compare les chocolats étiquetés 'Pâques' avec les tablettes classiques d'une même marque, c'est deux voire trois fois plus cher", constate le journaliste expert des sujets de consommation. 

Alors oui, on n'offre pas des tablettes de chocolat à Pâques, encore moins à des enfants. Mais on a une idée pour vous : et si vous laissiez place à votre créativité ? Il suffit, par exemple, de placer quelques carrés de chocolat dans un œuf ou un sachet décoré par vos soins, dans un petit panier… Cette option est plus chronophage mais pourrait vous faire réaliser de belles économies. 

Quitte à être dans le registre de la création, les plus à l'aise derrière les fourneaux pourraient même aller jusqu'à faire leurs chocolats de Pâques eux-même. Alors que le "Do it yourself" cartonne en France, vous pourriez, en prime de faire quelques économies, impressionner vos convives. 

6 - Les alternatives au chocolat : une fausse bonne idée ?

Vous l'avez compris au fil de cet article, c'est la fève de cacao qui fait grimper le prix de votre chocolat de Pâques. Et si vous vous tourniez vers du chocolat… sans chocolat ? Cette tendance trouve de plus en plus écho auprès du public. Contactés par RTL.fr, Auchan et Carrefour nous ont confirmé vendre des moulages sans cacao. Carrefour a même développé sa propre marque distributeur. 

Mais est-ce une alternative intéressante ? "C'est comme acheter une voiture sans moteur", tonne Thierry Lalet. Selon lui, ces produits fabriqués à base de pépins de raisin et de courge et composés d'huile de palme et de sucre, n'ont qu'une faible différence de prix avec du vrai chocolat et sont, en prime, mauvais pour la santé. 

Si Olivier Dauvers ne trouve pas l'alternative inintéressante, il met aussi un holà sur le goût : "à l’aveugle on ne trompe pas quelqu'un qui aime le chocolat, on n’est pas sur du chocolat de Pâques".

7 - Faire Pâques… après Pâques

Si vous n'êtes pas trop attaché aux traditions, faire Pâques un peu après ladite date vous permettra de réaliser de grosses économies. Vous l'avez sans doute déjà remarqué : les jours suivants la célèbre fête, les supermarchés bradent leurs produits marketés "Pâques" pour éviter de tout jeter à la poubelle. 

Quelles que soient les solutions proposées ici, le chocolat reste un produit cher. "Il faut se résigner à mettre la main au portefeuille pour acheter du chocolat", résume Olivier Dauvers. Une attention que l'on offre, ça n’a pas de prix après tout, non ?

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