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La messe inaugurale de Notre-Dame de Paris
Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP
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Dans la tradition chrétienne, le Carême s'ouvre le mercredi des Cendres, au lendemain de Mardi gras, et s'achève le Samedi saint, à la veille de Pâques. Il dure quarante jours, sans compter les dimanches, et culmine avec la Semaine sainte, qui précède la célébration de la résurrection du Christ, fête la plus importante du christianisme.
Cette année, le Carême commence ce mercredi 18 février et se terminera le jeudi 2 avril prochain. Cette durée précise n’est pas le fruit du hasard. Le mot "carême" vient du latin quadragesima, qui signifie "quarantième". Dès 325, le concile de Nicée fixe ce temps liturgique à quarante jours, en référence aux Écritures.
Le chiffre quarante renvoie à plusieurs épisodes bibliques majeurs, notamment dans les Évangiles. Il évoque d’abord les quarante années passées par le peuple juif dans le désert, après sa sortie d’Égypte et avant son arrivée en Terre promise. Mais il fait surtout référence aux quarante jours que Jésus passe au désert, après son baptême, où il résiste aux tentations du diable.
S'il n'y a pas de règles fixes durant le Carême, il y a une direction donnée qu'on peut résumer avec la règle des trois 'P', selon la sœur Albertine, très suivie sur instagram, interrogée par Konbini : prière, pénitence (ou jeûne) et partage.
La prière invite les fidèles à se recueillir davantage, à prendre du temps pour le silence et la méditation. Concrètement, cela peut signifier aller plus souvent à l’église ou se rendre plus disponible à la Parole de Dieu.
Ensuite, le jeûne constitue un geste de pénitence. Historiquement, les chrétiens s’abstenaient de viande, d’œufs, de produits laitiers, d’aliments gras ou sucrés et d’alcool. Aujourd’hui, les règles sont assouplies : il s’agit plutôt de se limiter, de ne faire qu’un seul repas complet par jour accompagné d’une légère collation, et de pratiquer l’abstinence de viande le vendredi. Le jeûne est obligatoire au moins le mercredi des Cendres et le Vendredi saint. Beaucoup choisissent également de se priver d’habitudes jugées envahissantes, comme l’alcool, le tabac, le téléphone, les réseaux sociaux ou la médisance. Il s'agit de "se détacher de tout ce qui est jugé néfaste et dont on aimerait se retirer puisqu'on l'on ne se sent pas totalement libres", selon la sœur Albertine.
Enfin, le partage, ou l’aumône, consiste à donner aux plus démunis ce que l’on a économisé pendant cette période. L’idée n’est pas seulement de se priver, mais de transformer ce manque en générosité.
Le Carême correspond à une période faite pour vivre une "conversion", autrement dit un changement intérieur. À l’image du Christ au désert, il s’agit d’un temps de retrait et de recentrage sur "l'essentiel", avant d’entrer dans la joie de Pâques.
Le but du Carême est de se préparer à Pâques, qui célèbre la résurrection de Jésus-Christ. Ces quarante jours sont perçus comme un temps de combat spirituel et de conversion. Les fidèles sont invités à identifier ce qui encombre leur vie, à redéfinir leurs priorités et à se rendre plus disponibles à Dieu.
Avant d’entrer dans cette période de sobriété, la tradition veut que l’on festoie - la veille - lors de Mardi gras, en consommant des mets riches et sucrés. Ce contraste souligne la dimension symbolique du Carême : passer de l’excès à la mesure... De la dispersion au recentrage.
Le Carême est souvent comparé au Ramadan, mois de jeûne chez les musulmans et l'un des cinq piliers de l'islam, qui a débuté cette année le même jour. Dans les deux cas, il s’agit d’un temps de jeûne, de recueillement, de solidarité et de rapprochement avec Dieu.
Les pratiques diffèrent toutefois. Durant le ramadan, les fidèles s’abstiennent de manger, de boire et d’avoir des relations sexuelles de l’aube au coucher du soleil. Le soir, ils rompent le jeûne lors de repas collectifs et se rendent à la mosquée pour les prières de "Tarawih" le soir, qui intervient après la cinquième prière obligatoire de la journée.
Le Carême, lui, n’impose pas une abstinence quotidienne totale, mais encourage une démarche plus large de sobriété. Dans les deux traditions, le jeûne n’est pas une fin en soi : il s’inscrit dans une quête spirituelle plus profonde, tournée vers la purification et l’attention aux autres.
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