3 min de lecture
Cédric Jubillar a conduit jeudi les enquêteurs à l'endroit où il avait dissimulé le corps fin 2020.
Crédit : Valentin Larquier / RTL
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Mettre RTL en favori sur Google
L'affaire Jubillar a pris un tournant majeur ce jeudi 16 juillet. Au lendemain des aveux de Cédric Jubillar devant la justice, des ossements ont été retrouvés dans le Tarn. Il y a dix jours, le plaquiste de 38 ans avait reconnu sa "responsabilité" dans la mort de sa femme dans une lettre adressée à ses avocats.
Mercredi, comme l'a précisé le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Nicolas Jacquet, "Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps". Le trentenaire "reconnaît avoir commis un acte abominable" et "exprime des regrets très forts", a déclaré, ce jeudi, à BFMTV l'un de ses avocats, Pierre Debuisson.
Ces aveux ont été recueillis par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, devant laquelle Cédric Jubillar doit être jugé en appel à partir du 21 septembre. En octobre 2025, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par les assises du Tarn, après avoir toujours clamé son innocence.
À Villeneuve-sur-Vère, à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où vivait le couple, un fourgon de gendarmerie barrait, ce jeudi, l'accès à la zone des recherches. C'est dans ce secteur, indiqué par Cédric Jubillar aux enquêteurs, que des fouilles ont permis la découverte d'ossements.
Le procureur général de la cour d’appel de Toulouse, Nicolas Jacquet, a annoncé, dans la foulée, que "des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de Mme (Delphine) Aussaguel".
D'après les informations de RTL, les enquêteurs ont retrouvé des ossements partiels, uniquement du bas du corps à ce stade, "dont au moins un tibia". Toujours selon RTL, ils sont "très abîmés" par leur long séjour dans la terre.
Les recherches se poursuivent autour du premier lieu de découverte pour tenter de retrouver d'autres parties du corps. Selon RTL, l'hypothèse privilégiée est l'intervention de prédateurs, qui ont pu contribuer à la dispersion des ossements.
Autre élément important révélé par RTL : le champ en lisière de forêt où ont lieu les recherches, à 15 kilomètres à l'ouest de Cagnac-les-Mines, n'avait jamais été fouillé depuis cinq ans et demi.
Jeudi, Cédric Jubillar était présent sur place, accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, il a donné des "indications précises" aux enquêteurs.
Les ossements doivent maintenant être analysés par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise, pour établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.
Le directeur de l'IRCGN, le général Stéphane Calderara, parle d'"un cas de figure pas simple" et avertit que l'analyse pourrait "prendre du temps". Il précise : "On travaille sur ce qu'on appelle des os anciens... Donc l'ADN n'est pas forcément conservé d'une bonne manière (...) Il va falloir qu'on utilise des techniques classiques, mais si ça ne suffit pas, on passera sur des techniques plus complexes".
Invité de RTL Soir, Me Laurent Boguet a confirmé que les deux enfants du couple avaient été prévenus. "Oui, c'est fait. À l'heure où nous en parlons, les enfants sont au courant que la dépouille de leur maman a été retrouvée".
L'avocat décrit un moment particulièrement éprouvant : "C'est très difficile". Après "5 ans et demi d'accompagnement et de douleurs interminables", il estime que cette découverte "ne répare rien", mais qu'elle permet enfin d'ouvrir la voie au deuil.
Il insiste aussi sur ce que cette étape rend possible : "C'est important parce que c'est la possibilité pour eux d'entreprendre un véritable travail de deuil, de l'accompagner vers une sépulture digne de ce nom". Et il ajoute que cela pourra "surtout permettre à la petite Eliyah d'aller déposer des dessins sur la tombe de sa maman, comme elle nous l'avait indiqué".
Delphine Jubillar, née Aussaguel, infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, avait disparu du domicile familial de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, alors que le couple était en instance de divorce.
Dans ce dossier sans corps, ni aveux, ni preuve formelle pendant plusieurs années, la condamnation en première instance reposait sur un faisceau d'indices concordants. La cour s'était entre autres appuyée sur le témoignage du fils aîné, Louis, qui disait avoir vu ses parents se disputer le soir des faits, sur la géolocalisation du téléphone de Delphine Jubillar et sur le déplacement du véhicule du couple pendant la nuit.
Incarcéré à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, Cédric Jubillar s'est vu retirer en décembre l'autorité parentale sur ses deux enfants, onze et six ans, confiés par la justice à leur tante maternelle.
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte