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La végétalisation de nos assiettes est en marche : pourquoi les régimes fléxitariens, végétariens ou végans ont la cote

Selon une étude menée par l'institut OpinionWay, 22% des Français disent se rapprocher d'un régime alimentaire à dominance végétale. Une tendance à la hausse déjà acquise chez les jeunes consommateurs et les personnes plus aisées.

Un rayon de fruits et légumes dans un marché (photo d'illustration).

Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP

La végétalisation de nos assiettes est en marche

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La végétalisation de nos assiettes est en marche

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Olivier Dauvers - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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La verdure s'invite de plus en plus dans nos assiettes. C'est en tout cas ce que semble affirmer l'institut OpinionWay dans une étude pour la fondation Make.org, dans laquelle on a demandé aux Français à quel régime alimentaire ils s'identifiaient. 

Les résultats du sondage montrent notamment que 58% se considèrent "omnivore" tandis que 20% s'identifient comme "carnivores". Un grand enseignement sort également de cette étude : 22% des sondés disent se rapprocher d'un régime à dominante végétale, soit plus d'un Français sur 5. 

Une tendance à la hausse qui peut s'expliquer par deux raisons. On constate en premier lieu une motivation nutritionnelle liée aux nombreux rappels à baisser notre consommation de viande. Il y a aussi probablement une motivation organique, puisqu'en diminuant les produits carnés dans l'assiette, on améliore aussi mécaniquement son empreinte carbone.

Flexitariens, végétariens et végans

Les personnes séduites par un régime végétal sont principalement plus jeunes que la moyenne. Selon le sondage, 30% des 25-34 ans disent avoir adopté un régime végétal. Un net écart par rapport à la moyenne dans la population globale (22%). Ces intéressés sont pour une majeure partie issus des catégories socio-professionnelles supérieures, les fameuses CSP+. 

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En réalité, trois types de consommateurs se cachent derrière ce pourcentage : les régimes flexitariens, végétariens et végans. Pour mieux différencier ces catégories, il faut les imaginer comme graduelles dans la radicalité. Un flexitarien commence à diminuer un peu sa consommation de viande. Un végétarien, lui, ne mange aucune chair animale, poissons et viandes confondues. Enfin, un végan ne consomme aucun produit d'origine animale. 

Une végétalisation des assiettes très catégorisée

On retrouve chez ces derniers une forme de motivation à s'opposer à l'exploitation animale : on ne traie pas les vaches pour récupérer du lait, on ne fait pas pondre des poules pour récupérer des œufs.

Dans le détail, les consommateurs végétariens ne représentent que 5% de la population, mais sont deux fois plus nombreux chez les jeunes. Cas de figure similaire chez les végans, présents en très faible nombre (1%) mais qui composent 3% des CSP+, 4% des jeunes et 4% des habitants d'Île-de-France.

À titre d'exemple, un jeune Parisien avec une belle situation a beaucoup plus de probabilités d'être végan qu'un retraité en zone rurale. Voilà pourquoi ce que l'on met dans nos assiettes dit beaucoup de ce que nous sommes.

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