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La crise économique se traduit pour le moment par une "économie diminuée", selon Lenglet

ÉDITO - Les plans de soutien à l'économie mis en place par l'État ont permis de freiner les dégâts de la crise économique, notamment le chômage partiel et les aides sociales.

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l'économie diminuée le pronostic de l'INSEE pour la fin de l année Crédit Image : AFP / FRED DUFOUR | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet édité par Ryad Ouslimani

L’Insee a publié mardi 6 octobre soir un diagnostic tout frais sur l'état de l’économie française. Cet été, ça n’était pas si mal, grâce notamment à une saison touristique exceptionnelle pour la plupart des régions françaises. La carte dressée par l’institut de statistiques est spectaculaire. 

En août dernier, la quasi-totalité des départements français sont en forte hausse grâce au boom du tourisme des Français qui ont pris leurs vacances en France, à l’exception notable de Paris, victime de la défection des visiteurs étrangers, tout comme Disneyland Paris en Seine-et-Marne

Un été qui laissait augurer d’une bonne reprise progressive et solide. Mais à la rentrée, avec la seconde vague de l’épidémie, les perspectives changent. Le redémarrage à fait long feu, et la croissance pourrait très bien être plate, voire négative, sur le quatrième trimestre. Ce qui nous laisserait, sur le quatrième trimestre, à -5% d'activité économique par rapport au niveau qui prévalait avant la crise sanitaire.

Les pertes d'emplois freinées

Ça veut dire que l’on ne peut plus croire à une reprise franche. L’INSEE intitule sa note : "L’économie diminuée". C’est-à-dire amputée des secteurs durablement affectés par l’épidémie : hôtels-restaurants, tourisme, transport aérien qui, au total, comptent pour 9% de la croissance en France. Cela correspond tout à fait au pronostic fait par l’hebdomadaire britannique The Economist, qui annonçait récemment une économie à 90%, c’est-à-dire amoindrie durablement d’un dixième de son potentiel, durant le temps que dure l’épidémie.

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Les conséquences sur l'emploi sont à la fois fortes, plus de 800.000 emplois disparus, principalement des postes salariés, et pas si importantes que cela compte tenu du choc. L’emploi se contracterait en effet de 3% environ, alors que l’activité en moyenne annuelle, serait à -9%. Le pare-choc a en effet été double. 

D’abord les dispositifs de chômage partiel qui a permis de limiter les pertes, et aussi le fait que les entreprises n’ont pas licencié à la mesure de la chute de leur chiffre d’affaires. Au total, le taux de chômage serait de 9,7% à la fin de l’année, selon les prévisions de l’Insee, c’est-à-dire un taux bien plus élevé qu’avant l’épidémie. Mais plus faible qu’en 2013 et 2014 par exemple, où il était supérieur à 10%.

Le pouvoir d'achat maintenu par les aides

Sur l’année 2020, le pouvoir d'achat ne chuterait que d'1% environ, nous dit l’INSEE. C’est-à-dire une baisse bien plus faible que celle de l’économie en général. Cet écart très important est à attribuer là encore à l'action publique, aux prestations sociales, les allocations de chômage partiel en particulier. Prestations financées par l’État, c’est-à-dire par le déficit. 

C'est le creusement de la dette qui a permis d’amortir considérablement le choc social pour les ménages. Mais, précise l’Insee, attention, cette faible chute du pouvoir d’achat n’est qu’une moyenne, qui dissimule des disparités très importantes. Les précaires, intérimaires, indépendants, ont pu voir leurs revenus diminuer bien davantage que la moyenne.

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