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Gel des primes d'assurance pour les restaurateurs : "C'est envisageable", dit le patron d'Axa

INVITÉ RTL - Jacques de Peretti a annoncé qu'il serait "envisageable" de geler les primes d’assurance pour le secteur, comme le demande le ministre de l'Économie. "Nous restons ouverts au dialogue", a-t-il assuré.

Le logo d'AXA à Milan, en novembre 2017.
Le logo d'AXA à Milan, en novembre 2017.
Crédit : AFP / MARCO BERTORELLO
Gel des primes d'assurance pour les restaurateurs : "C'est envisageable", dit le patron d'Axa
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Gel des primes d'assurance pour les restaurateurs : "C'est envisageable", dit le patron d'Axa
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Thomas Sotto

En réponse au ministre de l’Économie Bruno Le Maire qui a demandé aux assureurs de geler les primes d'assurance pour les restaurateurs, Jacques de Peretti, le patron d'Axa France a annoncé que cette option était "envisageable" pour l'année prochaine. Si le gel intervient, le PDG confirme que les remboursements "ne baisseront pas" et que les contrats "resteront les mêmes". "Je réserve toutefois ma décision au ministre", a-t-il déclaré ce mercredi 2 décembre au micro de RTL Soir, tout en assurant que le géant de l'assurance française "reste ouvert au dialogue". 

Les assureurs sont accusés de ne pas jouer pleinement leur rôle pour aider les commerçants et les restaurateurs à ne pas sombrer. Certains estiment même que le secteur a tiré profit de la crise sanitaire pour encaisser plus et rembourser moins. Jacques de Peretti a démenti tout profit et veut "tordre le cou à cette idée reçue complètement fausse". "Non, les assureurs n'ont pas profité de la crise du coronavirus", a-t-il martelé. "Nous avons payé une lourde de contribution de l’ordre de 2 milliards d'euros", a-t-il ajouté.

"Ces critiques contre l’action des assureurs sont totalement injustes et font très mal à nos 200.000 salariés", rappelle-t-il. "Avec nos 6.000 agents généraux et conseillers déployés sur le terrain, nous avons été, dès le premier jour, au contact de nos clients pour leur porter assistance et pour leur expliquer les garanties", explique le PDG. 

Des pertes importantes pour les assureurs

400 millions d'euros d’aides pour les PME, un programme d’investissements d’un milliard d’euros au total… Malgré les mesures déployées par les assureurs, Bruno Le Maire juge que ces efforts ne sont pas suffisants. "D'ici le début de la semaine prochaine, j’attends d’eux que sur le secteur de l'hôtellerie, des cafés et des restaurants, qu’ils gèlent les primes d’assurance, c’est le geste minimal", a-t-il déclaré. 

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"Nous discutons depuis quelques jours avec le ministre pour voir comment aider les restaurateurs", a assuré le patron d’Axa. Il a tenu à souligner que son agence a bloqué toutes les augmentations de 2020 "que nous avions pu prévoir" pour les 300.000 professionnels "qui nous font confiance". "Nous avons remboursé deux mois de cotisations à tous ceux qui avaient connu une fermeture administrative et créé un fonds de solidarité interne à AXA doté de 100 millions d’euros pour "ceux qui souffrent le plus". 

Pour rappel, les assureurs ont économisé deux milliards d'euros au printemps dernier sur les accidents automobiles, d’après l’UFC Que Choisir. Mais Jacques de Peretti note que son entreprise a par ailleurs connu des pertes importantes liées notamment à la prévoyance en raison des arrêts de travail et aux baisses d’exploitation. "Nous avons payé une lourde de contribution de l’ordre de 2 milliards d'euros", souligne-t-il. Et de renchérir : "Nous n'avons pas recours à l'impôt et nous n’avons pas recours aux emprunts à taux négatif : notre seule ressource, ce sont les cotisations de nos assurés". 

"C’est impossible de couvrir tout le monde"

Malgré tout, de nombreux restaurateurs ont reçu de leur assurance des courriers leur demandant d'accepter un avenant à leur contrat qui exclut le risque épidémique pour l’an prochain et qui supprime parfois les pertes d’exploitation pour cause de fermeture administrative. Or s’ils rejettent cette demande, leur contrat est résilié

L’autorité qui contrôle les assurances "nous demande de sortir ces garanties", déplore Jacques de Peretti. "C’est pour cette raison que nous travaillons sur un régime public-privé, le régime des catastrophes sanitaires, pour apporter une solution" aux secteurs impactés, explique-t-il. 

"Face à une pandémie, le régulateur nous a demandé de ne plus offrir ces remboursements", répète le PDG, rappelant que "dans tous les pays, les assureurs ont annoncé qu’ils seront incapables de couvrir une pandémie mondiale". "C’est comme les catastrophes naturelles, c’est impossible de couvrir tout le monde”, renchérit-il. 

Jacques de Peretti a toutefois garanti la couverture des risques informatiques, notamment les virus, alors que de nombreux Français travaillent à distance. "Nous assurons les virus informatiques, et nous avons étendu cette garantie aux virus qui s'introduisent via le télétravail", dit-il. Quant à une éventuelle augmentation des tarifs des assurances automobiles et habitation, "nous prendrons notre décision en début d’année", a-t-il indiqué.

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