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Coronavirus : que contient le plan de relance économique de la France ?

ÉDITO - Au total, 750 milliards d’euros seront versés par Bruxelles, répartis entre les pays selon l’état de leur économie. C’est l’Italie qui va toucher le plus, avec 191 milliards. La France, elle, recevra 40 milliards.

Des drapeaux de l’Union européenne flottent devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles le 11 mars 2021 (illustration).
Des drapeaux de l’Union européenne flottent devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles le 11 mars 2021 (illustration).
Crédit : ARIS OIKONOMOU / AFP
Coronavirus : que contient le plan de relance économique de la France ?
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Coronavirus : que contient le plan de relance économique de la France ?
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François Lenglet - édité par William Vuillez

La France et les autres pays européens précisent cette semaine leurs projets de plans de relance, ramassage des copies par Bruxelles avant vendredi, même si on sait d’ores et déjà que tout le monde ne sera pas prêt. Copies qui pour certaines font 50.000 pages, remplies des projets d’investissements que chaque gouvernement a sélectionnés, et qui doivent être approuvés par la commission. Celle ci-va notamment vérifier que 37% des projets concernent la transition écologique, que 20% la transformation numérique, etc. 

Dans les dossiers remis, il y aura aussi les réformes que chaque pays s’engage à effectuer, en contrepartie de l’argent qui lui sera versé pour relancer son économie. Chaque plan sera ensuite validé par le Conseil des chefs d’État. Au total, 750 milliards d’euros seront versés par Bruxelles pour financer tout cela, répartis entre les pays selon l’état de leur économie. La moitié en subventions, la moitié en prêts. C’est l’Italie qui va toucher le plus, avec 191 milliards. La France, elle, recevra 40 milliards, auxquels elle ajoute 60 milliards de son propre budget.

En France, il y a d’innombrables projets, dont une bonne part a déjà été engagée sur fonds nationaux. La prime à l’embauche, la prime à la conversion automobile, des aides à la relocalisation industrielle, un plan de rénovation thermique des bâtiments publics, le financement de MaPrimRénov', qui sert à rénover l’habitat privé, les aides à la rentrée scolaire, la formation des jeunes, et même la baisse des tickets de restaurant universitaire, les aides à la SNCF pour développer le fret ferroviaire, les aides à la numérisation pour les entreprises, un grand plan pour développer la propulsion à l’hydrogène… 

Et côté réformes ?

Vous le voyez, il y a des choux et des carottes, des aides ponctuelles et des programmes industriels de long terme. Côté réformes en contrepartie, c’est plus nébuleux, parce que la refonte du système des retraites n’a pas été faite. Il y a au moins la réforme de l’assurance chômage, péniblement accouchée ces dernières semaines. C’est notamment pour Bruxelles que le gouvernement s’y est accroché, malgré l’opposition des syndicats.

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Tous les autres pays font pareil. Prenez l’Italie par exemple. Lundi, le Premier ministre italien Mario Draghi a solennellement présenté son programme au parlement, 248 milliards au total, pour investir également dans la numérisation et l’environnement, ainsi que dans les transports, avec une nouvelle ligne à grande vitesse entre Salerne et Reggio Calabria, et entre Milan et Venise. Éducation, formation, santé, sont autant de domaines où l’on va déverser des milliards.

Les milliers de milliards pour les États-Unis

La comparaison avec les États-Unis est injuste. Car dans les programmes américains, il y a des indemnités chômage et des aides aux ménages, qui sont prises en charge, chez nous, par les budgets nationaux, en France particulièrement. Au total, en France, la crise va coûter 420 milliards sur trois ans, auxquels on ajoute 100 milliards de relance, 520. Ça fait 20% du PIB au bas mot. Aux États-Unis, si on additionne les plans Trump et Biden, 6.000 milliards de dollars, ça fait 27% du PIB. C’est donc un peu plus, mais sur une période plus longue. La différence n’est pas si grande. 

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