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Un rayon de supermarché (photo d'illustration).
Crédit : Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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La réouverture annoncée du détroit d'Ormuz à la suite de l'accord de cessez-le-feu trouvé entre les États-Unis et l'Iran va peut-être nous permettre d'échapper à l'inflation de nos courses en supermarché, évoquée il y a quelques jours.
Pour le comprendre, il faut se pencher sur la fabrication des prix. Quatre parties composent le coût de votre produit en caisse. Il faut d'abord compter la matière première utilisée, comme le blé employé pour faire des pâtes, par exemple. Il y a ensuite le coût énergétique, lié à la fabrication et au transport du produit.
Comptez aussi le coût des emballages, souvent en plastique, parce qu'il faut protéger l'aliment (c'est sur cet aspect que la hausse du prix du pétrole peut se faire ressentir). Et enfin, la valeur d'un produit se compose de la main-d'œuvre mobilisée dans les usines ou dans les supermarchés.
L'ensemble de ces caractéristiques donne le prix final. Celui-ci se négocie une fois par an entre les industriels et les distributeurs, via des négociations commerciales qui se sont achevées fin février 2026. Ces accords figent les prix pour une durée d'un an, sauf motif sérieux de renégociation comme lors du déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, parce qu'il y avait eu à ce moment-là une double inflation sur le pétrole et les céréales.
Si l'inflation du pétrole se traduit quasi immédiatement à la pompe dans le prix du carburant au litre, elle met en revanche beaucoup plus de temps à se diffuser dans les produits alimentaires.
En utilisant l'énergie pour transformer, cuire ou conserver les aliments, les industriels achètent la matière première sur des contrats longs. Celle-ci se négocie au minimum sur plusieurs mois. Il y a une forme d'effet d'amortisseur qui protège indirectement les consommateurs.
Dans le cas où les cours du pétrole continuent à rester en dessous des 100 dollars, comme ce mercredi 8 avril, il sera possible d'échapper à une vague générale d'inflation. L'essence coûtera certes toujours cher à la pompe, mais le prix des pâtes ou des biscuits ne s'envolera pas comme on l'avait connu en 2022.
Il est utile de regarder le cours des autres matières premières. Par exemple, le blé conserve quasiment le même prix aujourd'hui qu'il y a un mois, au début de la guerre en Iran. On peut donc encore échapper à une inflation massive sur les produits alimentaires.
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