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Cessez-le-feu en Iran : quand s'attendre à une baisse des prix des carburants en France ?

Le marché du pétrole semble soulagé par la perspective d'un cessez-le-feu en Iran. Les prix ont dévissé de plus de 15% ce mercredi 8 avril, après l'annonce de Donald Trump d'une trêve temporaire.

Les prix des différents carburants dans une station-service (illustration).

Crédit : ALLILI MOURAD/SIPA

Juliette Vignaud

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Le baril de pétrole est passé sous la barre symbolique des 100 dollars. Les prix ont dévissé de plus de 15% ce mercredi 8 avril 2026, après l'annonce d'une trêve temporaire conclue entre l'Iran et les États-Unis en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz.

Vers 7 heures du matin, heure de Paris, le prix du West Texas Intermediate pour livraison en mai, référence américaine du pétrole brut, dévissait de 14,53% à 96,54 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence du marché mondial, s'effondrait lui de 13,13% à 94,92 dollars. Ils sont retombés tous deux sous la barre symbolique des 100 dollars dans un marché soulagé par la perspective d'un cessez-le-feu en Iran

Conséquence directe, les prix des carburants en France pourraient suivre. Selon Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), la baisse à la pompe pourrait être visible d'ici les prochains jours, de l'ordre de "5 à 10 centimes" par litre, estime-t-il sur Franceinfo ce mercredi 8 avril. Selon lui, la répercussion de la trêve "sera très rapide".

Le patron de l'Ufip se montrait déjà optimiste, mardi 7 avril, sur notre antenne, assurant qu'il "ne voyait pas d'avril noir poindre en France et en Europe", rejetant l'idée d'une pénurie de carburants en avril. 

L'approvisionnement en kérosène sera long dans le secteur aérien

Selon Martial You, journaliste économique de RTL, il faut patienter "en théorie, quinze jours", mais "il y a des chances pour que ce soit plus rapide". "On peut supposer que les grandes surfaces vont très vite répercuter la baisse pour récupérer ses clients qui sont partis chez TotalEnergies", dit-il, alors que le pétrolier a prolongé son plafonnement des prix à la pompe en avril.

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"Le mouvement à la baisse est toujours plus lent car il y a moins de consommation quand les prix commencent à baisser", nuance le spécialiste. "Quand les prix montent, on va très vite faire le plein car on a peur que ce soit pire demain. Quand les prix baissent, on attend demain que les prix soient meilleurs." Par ailleurs, avec une baisse de 5 à 10 centimes, les prix seront toujours plus élevés qu'avant la guerre. 

Concernant le transport aérien, le retour à la normale de l'approvisionnement en kérosène du secteur et une décrue des prix des hydrocarbures prendront "plusieurs mois", même en cas de réouverture durable du détroit d'Ormuz, a averti mercredi 8 avril le directeur général de l'Iata, la principale association mondiale de compagnies aériennes. 

"Je pense qu'il faudra encore plusieurs mois pour retrouver le niveau d'approvisionnement nécessaire, compte tenu des perturbations des capacités de raffinage au Moyen-Orient, qui constituent un maillon essentiel de l'approvisionnement mondial en produits raffinés", a affirmé Willie Walsh lors d'une conférence à Singapour.

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