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La flambée du pétrole et du gaz aura forcément des conséquences sur les prix en supermarché, prévient Olivier Dauvers

La hausse du prix des hydrocarbures liée à la paralysie du détroit d'Ormuz devrait avoir des répercussions sur les achats en supermarché, comme ce fut le cas au déclenchement de la guerre en Ukraine.

Les rayons d'un supermarché près de Valence, en février 2025 (photo d'illustration).

Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

IL est strictement impossible que la flambée du pétrole et du gaz n'ait pas de conséquence sur les étiquettes aux supermarchés

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IL est strictement impossible que la flambée du pétrole et du gaz n'ait pas de conséquence sur les étiquettes aux supermarchés

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Olivier Dauvers - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Après la pompe à essence, vos courses en supermarché vont probablement vous coûter plus cher. L'année 2026 devait pourtant être calme sur le front des prix alimentaires. Le 2 mars dernier, le ministre des PME et du Commerce Serge Papin dressait le bilan des négociations entre les industriels et les distributeurs, qui se sont accordés pour contenir l'inflation des prix en dessous de la barre des 1%. 

Malheureusement, la limite sera sans doute franchie. Peut-être même davantage avec les envolées du cours du pétrole et du gaz. On l'oublie trop souvent, mais dans notre assiette, il y a de l'énergie. L'industrie agroalimentaire est une grande consommatrice de gaz, qui sert à faire tourner les usines, cuire, stériliser, mais aussi à stocker et transporter les produits frais ou surgelés. 

Des conséquences inéluctables sur nos courses

Les emballages constituent la seconde source d'inflation. Pour rappel, le plastique est fabriqué à partir de pétrole. C'est pour cela qu'il est strictement impossible que la flambée du pétrole et du gaz n'ait pas de conséquences sur les étiquettes de supermarché. Il est assez probable, pour ne pas dire évident, qu'un nouveau cycle de négociations s'ouvre entre les marques et les distributeurs. 

On semble prendre la même direction qu'en 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine, mais avec une intensité différente. En deux ans, les prix au supermarché ont bondi de plus de 20% et ne sont toujours pas redescendus. 

Un effet en cascade

Mais au moment du conflit en Ukraine, deux phénomènes se conjuguaient : l'envolée du prix du pétrole et la flambée des cours des céréales, dont le blé. Au-delà d'être utilisé pour le pain, ce dernier constitue la base de l'alimentation des porcs et des volailles. Cette hausse produit donc un effet en cascade sur l'ensemble de ce qu'on met dans l'assiette. 

Actuellement, le prix du blé est assez bas. C'est la seule bonne nouvelle du moment. Pour le reste, l'envolée du baril aura des conséquences sur nos assiettes.

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