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Brice, alias Vlad, est l'actuel leader de la Patrouille de France. Dans "Un jour, une vie", il raconte les coulisses du métier de pilote de chasse
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Paré de son uniforme vert olive de l'armée de l'air, celui qui se fait appeler Vlad n'a rien à envier au célèbre capitaine Maverick, interprété par Tom Cruise dans Top Gun. Le pilote de chasse est devenu en octobre dernier le leader de la Patrouille de France, une responsabilité qu'il endosse avec beaucoup de fierté : "C'est quelque chose qui me faisait rêver, donc c'est une véritable consécration. Quand on déploie le drapeau tricolore de notre pays dans le ciel français, ça nous met toujours des étoiles dans les yeux", avoue-t-il. Avant de rentrer dans le détail de ses missions, Vlad précise qu'il n'occupera cette place qu'un an, comme le veut la procédure. Une durée plutôt courte qui ne lui pose pas problème : "Quand on sait que quelque chose a une fin, on en profite d'autant plus".
"La Patrouille de France est une ambassadrice des aviateurs et des militaires, mais aussi de l'excellence à la française lors des déplacements à l'étranger", rappelle le pilote. Une vitrine dont il est le chef d'orchestre, à bord d'appareils ultra performants mais aussi d'un certain âge : "On vole avec un Alpha Jet, un petit biréacteur pouvant monter jusqu'à 1.000 km/h. C'est un avion qui a été conçu dans les années 70, donc assez vieux en termes de système. C'est à peu près comme si vous retourniez dans une 4L alors que vous étiez en train de conduire une voiture électrique". Atteignant rarement la vitesse maximale de leur jet, les pilotes tournent plutôt aux environs des 600 km/h lors des représentations, et se doivent d'avoir une conduite à la précision chirurgicale : "Les avions sont en général à quelques mètres les uns des autres, mais peuvent parfois se croiser à quelques dizaines de centimètres".
Malgré la vitesse hors norme des avions, Vlad précise que c'est bel et bien les figures et les virages effectués qui ont le plus d'effet sur le physique des pilotes : "Quand on commence à changer de direction, on se fait écraser au fond de son siège. Le sang quitte le cerveau pour aller vers les extrémités basses". Ces accélérations peuvent même parfois plonger les aviateurs dans un état second : "Quand le sang descend, on va perdre les couleurs et voir tout en gris. Puis on va totalement perdre la vision, avoir un voile noir et faire un blackout. On peut même perdre totalement connaissance". Une situation jamais vécue par Vlad.
C'est toujours difficile de voir deux pilotes s'éjecter en voyant une boule de feu au sol.
Vlad, leader de la Patrouille de France
Même si les pilotes suivent une préparation des plus complètes, il arrive parfois que les choses ne se passent pas comme prévu. En mars 2025, lors d'un entraînement sur la base aérienne de Saint-Dizier, deux avions sont rentrés en collision, un événement qui a fortement marqué Vlad : "Ce sont des images violentes et traumatisantes. C'est toujours difficile de voir deux pilotes et deux amis s'éjecter en voyant une boule de feu au sol alors qu'on est toujours en vol", se remémore le leader de la Patrouille. Des épisodes rappelant aux aviateurs l'importance de la cohésion d'équipe, là où chaque erreur peut leur coûter la vie.
Heureusement pour Vlad, la vie d'un pilote de la Patrouille de France est principalement rythmée par des moments de partage et de bonheur. Afin de réaliser les plus belles voltiges, l'aviateur réalise avec le reste de ses collègues de longs entretiens pour former l'équipe la plus soudée possible : "Le but, c'est de créer un groupe qui est cohérent, complémentaire et qui va pouvoir s'entendre à travers toutes les épreuves, même les plus difficiles". C'est cette cohésion d'équipe qui permet à Vlad d'enchainer les nombreuses performances, notamment lors de la représentation du 14 juillet : "C'est là où on a le sentiment d'être vraiment français, en déployant le drapeau tricolore au-dessus de notre capitale", confie-t-il au micro de RTL.
Si la place de Vlad est très prestigieuse, le pilote tient à briser quelques idées reçues sur son métier, et notamment sur des éventuelles compétences mathématiques : "Il faut simplement savoir faire une addition, une multiplication, des calculs simples et pragmatiques. L'année prochaine, on intègre un pilote qui a eu son bac au rattrapage, donc il n'y a pas besoin d'être Einstein" De quoi donner espoir à toute une génération de futurs aviateurs !
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