1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Coronavirus : les députés votent en faveur de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire
2 min de lecture

Coronavirus : les députés votent en faveur de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire

Mardi 2 février, l'Assemblée nationale a à nouveau voté en faveur de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin, par 164 voix pour, 94 contre et 8 abstentions.

L’Assemblée nationale à Paris le 17 décembre 2020.
L’Assemblée nationale à Paris le 17 décembre 2020.
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
Journaliste

Le gouvernement évoque un "impératif de responsabilité" face aux oppositions qui dénoncent les "choix du roi". Ca mardi 2 février, les députés ont à nouveau voté en faveur de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin, alors que le Sénat s'était arrêté sur la date du 3 mai la semaine dernière. Le vote a été acquis par 164 voix pour, 94 contre et 8 abstentions.

L'absence d'accord avec les sénateurs a relancé le débat sur le projet de loi de prorogation de ce régime d'exception face à l'épidémie de Covid-19 ce mardi chez les députés. Pourtant, "L'accord était tout proche", a déploré Guillaume Gouffier-Cha (LREM). Le Sénat, dominé par la droite, s'était prononcé pour une prolongation jusqu'au 3 mai et aussi pour qu'un confinement généralisé ne puisse être prolongé au-delà d'un mois "que si la loi l'autorise". Depuis cette réunion entre députés et sénateurs jeudi dernier, l'exécutif a repoussé un éventuel reconfinement de la population.

"Nous sommes suspendus aux lèvres du souverain"

Du PCF en passant par La France Insoumise jusqu'aux Républicains, l'opposition a alerté le gouvernement sur le manque de démocratie parlementaire dans la gestion de la crise. Dans l'hémicycle mardi, à l'appui d'une motion de rejet préalable, le député LFI François Ruffin a jugé que les Français sont "fatigués" d'être un "jouet". "Nous sommes suspendus aux lèvres du souverain" : Emmanuel Macron. "pourquoi réfléchit-il seul, sans nous", interroge-t-il, pointant "une Assemblée de larbins (qui) ne remplit pas sa fonction".

Stéphane Peu (PCF) se questionne également : "est-ce que nos démocraties parlementaires sont devenues inaptes face aux périodes de crise", mettant en garde contre "la tentation autoritaire". La gauche de la gauche a été rejointe dans plusieurs de ses critiques par les autres oppositions, jusqu'au groupe LR qui, par la voix de Raphaël Schellenberger, a souligné que la question posée était celle de "la place de la démocratie dans la gestion d'une crise sanitaire".

Le gouvernement soit être "en mesure d'agir"

À lire aussi

Du côté du gouvernement, Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé, a défendu le fait que le gouvernement devait être "en mesure d'agir" pour prendre les mesures nécessaires grâce au régime de l'état d'urgence, jusqu'au confinement si besoin est; un outil "de dernier recours".

"Le gouvernement est pleinement conscient des sacrifices" demandés à la population et "je veux dire aux Français que je mesure leur lassitude, que je la partage", a-t-elle ajouté. Le rapporteur Jean-Pierre Pont (LaREM) a pour sa part épinglé une "avalanche négative de 'y'a qu'à faut qu'on'" de la part des oppositions.

Le texte doit revenir devant le Sénat, l'Assemblée ayant le dernier mot en cas de désaccord persistant.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/