1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. VIDÉO - Loi sur les "séparatismes" : quand Mélenchon s'agace de l'attitude des ministres
2 min de lecture

VIDÉO - Loi sur les "séparatismes" : quand Mélenchon s'agace de l'attitude des ministres

Le député LFI a dressé un long réquisitoire contre le projet de loi "séparatisme" dont l'examen a débuté à l'Assemblée nationale, s'attirant la colère de la majorité et du gouvernement.

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le 1er février 2021
Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le 1er février 2021
Crédit : Capture d'écran LCP
Marie-Pierre Haddad & AFP

"Une bouillie d'amalgames". C'est ainsi que Jean-Luc Mélenchon a qualifié le projet de loi "confortant le respect des principes républicains", à l'Assemblée nationale. Le député LFI des Bouches-du-Rhône a dressé un long réquisitoire, au cours duquel il s'est attiré lazzis et colère de la majorité et du gouvernement. 

En préambule de la discussion sur le projet de loi contre les séparatismes, le chef de file des députés la France insoumise a défendu sans succès une motion de rejet préalable largement repoussée par 4 voix pour et 149 voix contre (10 abstentions) dans un hémicycle où les députés de la majorité ont choisi d'être présents en nombre.  

"C'est une loi inutile et pour le reste dangereuse car elle menace les libertés", a tancé Jean-Luc Mélenchon. Elle "ouvre la porte à un déferlement que nous ne connaissons que trop" visant les musulmans.  

Fustigeant l'une des dispositions du texte, le contrat d'engagement républicain à l'adresse des associations, il a dénoncé un "absurde serment d'allégeance" ou s'est amusé des critiques de la conférence des évêques de France (CEF) visant le projet de loi. 

À lire aussi

"Nous avons autre chose à faire", a-t-il fait valoir citant l'épidémie de coronavirus, le dérèglement climatique ou les plans sociaux, plutôt que des débats attendus sur le foulard, la polygamie ou les certificats de virginité. Quid du séparatisme social ? s'est-il encore interrogé dans un long discours fourmillant de références historiques, mais suscitant souvent des interpellations furieuses dans les rangs de la majorité.  

On donne des arguments, ça les fait rire

Jean-Luc Mélenchon à propos des ministres présents dans l'hémicycle

Le leader de la France insoumise a notamment provoqué la colère des députés de La République En Marche ou de la droite lorsqu'il a dit sa "fierté" d'avoir participé à la marche controversée contre l'islamophobie du 10 novembre 2019. Plus tard, Jean-Luc Mélenchon s'est agacé de la réaction de certains ministres. "On donne des arguments, ça les fait rire", s'est-il étonné. "On en a déjà vu un nous proposer de sortir, maintenant on en voit qui sont hilares", a-t-il ajouté.

C'est vous qui amalgamez et renforcez le discours populiste de l'extrême droite

Christophe Castaner, chef des députés LaREM

"C'est la plus grande honte sur vous", a crié le LaREM François Cormier-Bouligeon.  
"Où avez-vous vu les démons que vous dénoncez si ce n'est dans votre propre tête ?", a fait mine de s'interroger le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin qui pilote ce texte, côté gouvernement. Celui-ci a ironisé sur la posture de Jean-Luc Mélenchon devenu selon lui, "le porte-parole du cléricalisme".   

Dans une ambiance houleuse, Christophe Castaner, président du groupe LaREM, a estimé que Jean-Luc Mélenchon refusait le texte et le constat du séparatisme islamiste "par idéologie ou par faiblesse".
 
"C'est vous qui amalgamez et renforcez le discours populiste de l'extrême droite", a-t-il taclé alors que le chef de file des députés LFI boudait ostensiblement la réponse de l'ex-ministre de l'Intérieur en quittant les travées du Palais Bourbon.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/