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Coronavirus : le e-commerce va-t-il rester la norme avec le déconfinement ?

Le confinement a encouragé les achats en ligne. Mais cette pratique va-t-elle persister avec la possibilité de retour en magasin ?

Un ordinateur (Illustration)
Un ordinateur (Illustration)
Coronavirus : le e-commerce va-t-il rester la norme avec le déconfinement ?
03:27
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DÉCOUVERTE - Hors-série Lenglet - Vers un nouveau modèle social pour les géants du e-commerce ?
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DÉCOUVERTE - Hors-Série Lenglet - Coronavirus : l'e-commerce va-t-il remplacer les commerces physiques ?
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

Le e-commerce ne fléchit pas ! Les ventes progressent encore de 13% au premier trimestre... Cela veut-il dire que de nouvelles habitudes de consommation ont été prises ? Oui, 13% de hausse sur le début de cette année (même si le secteur a été aidé par les restrictions et les couvre-feu), c'est le signe que le phénomène est durable. On est sur une progression de 42% sur un an : c'est maintenant 9% des courses qui se font avec une souris plutôt qu'avec un charriot et 1 foyer sur 3 passe désormais par internet pour faire ses courses en Europe de l'Ouest.

Le confinement a boosté cette pratique. Elle était en germe avant bien sûr mais les observateurs estiment qu'on a pris 4 à 5 ans d'avance grâce au confinement. Et ce qui confirme la mutation de notre consommation vers l'achat en ligne, c'est que ce sont les acteurs historiques qui ont vu leurs ventes en ligne progresser le plus vite. Depuis un an, leurs ventes ont grimpé de 66 % c'est-à-dire deux fois plus vite que la moyenne du marché, et trois fois plus vite que les acteurs qui ne vendent qu’en ligne, comme Amazon.

Cela porte un nom : le phygital... on mélange magasin physique en dur et commandes en ligne

Martial You

Cela porte un nom : le phygital... on mélange magasin physique en dur et commandes en ligne. Cela marche pour le drive piéton où l'on va chercher ses courses dans un magasin de centre-ville... ça marche pour le drive des grandes enseignes de la distribution qui a sans doute trouvé son modèles économique et ça marche pour la livraison de repas à la maison.

Et on va continuer à acheter en ligne quand l'activité va reprendre normalement ? Cela va être un moment intéressant en effet. Le e-commerce a été porté par le télétravail où tout était fait sur ordinateur, depuis la maison : le travail, les devoirs, le visionnage de séries ou de films et donc les courses. C'est ce que j'appelle le "mobile home", tout tourne autour. On voit que depuis la réouverture, vous avez plus de 2 millions de personnes qui se sont précipitées dans les cinémas et les commerçants ont fait le plein au cours du dernier week-end.

Il va donc maintenant falloir mûrir et non plus uniquement grandir

Martial You
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Dans l'enquête de la FEVAD et de l'institut NielsenIQ, on voit aussi que cette consommation de "click & collect" a fonctionné mais n'a pas totalement convaincu : 2 acheteurs sur 3 au cours du premier confinement n'ont plus effectué d'achat online après. Mauvaise expérience sur le délai, la liste de courses incomplète... Il va donc maintenant falloir mûrir et non plus uniquement grandir. 

Et puis, il est possible aussi qu'on ait tout simplement envie de croiser d'autres humains après l'année de confinement qu'on vient de vivre. Les travailleurs de la deuxième ligne comme les caissières ont démontré notre besoin absolu d'avoir affaire à des humains dans notre démarche quotidienne de consommateurs.

Le Plus : une petite hausse du prix de l'essence

Une petite hausse des prix de l'essence à l'horizon ? Les cours du pétrole sont revenus à leurs niveaux d'avant-crise et flirtent avec les 70 dollars le baril de Brent... Ajoutez à ça les perspectives d'inflation aux États-Unis, on a les ingrédients pour voir le prix à la pompe augmenter dans les prochaines semaines.

La Note : 18/20 à la série Friends

Énorme "cash machine"... Les retrouvailles sont disponibles sur la plateforme "Salto". Les acteurs ont pris 2,5 millions de dollars pour tourner l'épisode... Ils continuent à toucher 20 millions par an de royalties depuis la fin en 2004 et Warner, le producteur, gagne encore 1 milliards par grâce aux rediffusions qui n'ont jamais cessé.

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