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Réouverture des terrasses : pourquoi les restaurateurs s'inquiètent pour leurs finances

Les cafés-restaurants vont rouvrir mais les patrons vont perdre progressivement les avantages et les aides : est-ce que l'un dans l'autre, ils s'y retrouveront financièrement ?

Un terrasse de café chauffée à Rennes (Ille-et-Vilaine)
Un terrasse de café chauffée à Rennes (Ille-et-Vilaine)
Crédit : Samuel Hense / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Réouverture des terrasses : pourquoi les restaurateurs s'inquiètent pour leurs finances
03:25
Réouverture des terrasses : pourquoi les restaurateurs s'inquiètent pour leurs finances
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

Vous avez deux approches, fromage et dessert dans la formule de la réouverture des cafés-restaurants. D'un côté, le secteur a très envie de retravailler : l'ADN d'un restaurateur ou d'un cafetier (comme d'un patron de PME) n'est pas d'être perfusé aux aides publiques, donc il y a une certaine impatience à ressortir les tables en terrasse. Mais d'un autre côté, avec les jauges imposées, ça va évidemment être très compliqué de s'y retrouver financièrement.
 
Les aides vont diminuer progressivement, l'État ne va pas tout couper d'un coup, mais le risque au moment où l'activité reprend, c'est le sevrage... se passer des aides auxquelles on s'est habitué. Le risque, c'est passer du "quoi qu'il en coûte" au "quoi qu'il en shoote"... maintenir un soutien qui n'a pas lieu d'être.

En mai, les aides vont rester les mêmes, mais ensuite, l'État ne compensera plus que 40% de la perte de chiffre d'affaire en juin, 30% en juillet, et 20% en août. Et dès le mois de juin, la prise en charge du chômage partiel va devenir moins intéressante bien entendu puisque l'activité sera repartie.

Les débuts risquent d'être complexes

Martial You

Pas sûr que tout cela soit rentable pour les restaurateurs. Mais ce n'est presque plus la question... L'enjeu, c'est repartir car on sait que les débuts seront douloureux donc autant relancer la machine quand la saison bat son plein : au moment des vacances et des beaux jours.

Enfin, bat son plein, sauf dans les grandes villes ! On sait que le mois d'août est mortel pour l'hôtellerie-restauration à Paris avec des hôtels remplis à 30%... même chose à Lyon ou Toulouse mais on a vu aussi que sur les lieux de vacances la saison juillet-août 2020 avait été très bonne. Il faut donc repartir.
 
Les débuts risquent d'être complexes car 40% des restaurants seulement ont une terrasse,  que la terrasse ne représente traditionnellement que 30% du chiffre d'affaires, et comme elles seront occupées à moitié, on voit bien que l'équilibre financier ne sera pas là.

Les patrons de bars et de restaurants vont demander une prolongation des exonérations de charges

Martial You
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Les patrons de bars et de restaurants vont donc demander une prolongation des exonérations de charges. Pas sûr qu'il les obtiennent. Et c'est vrai que pour faire 30% de chiffre d'affaires, vous avez besoin d'un personnel en cuisine et en salle qui vous coûte plus cher... même si on s'attend à 10 ou 15% de personnel qui ne vont pas revenir car ils ont choisi une autre profession entre temps.

Il y a aussi les congés payés qu'il va falloir donner à des salariés qui ne sont pas venus jusqu'ici et qui ont accumulé des jours... Les charges fixes vont de nouveau peser lourd dans la tiroir-caisse. Mais, sincèrement, restaurateurs ou cafetiers reconnaissent en coulisse qu'ils ont été fortement soutenus pendant les derniers mois. Le secteur enregistre en moyenne 10 à 15% de faillites en année normale et sur la saison 2020/2021, il n'y en a pas eu. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas mais ça signifie que le secteur a bel et bien été mis dans une bulle de protection.

Le Plus : 100% de voitures électriques d'ici 2035

C'est une étude Bloomberg qui le dit. Le segment des voitures électriques est celui qui progresse en ce moment et les grandes villes banniront bientôt les véhicules essence ou diesel. Résultat : on va donc atteindre un niveau de production de masse, en grande série. Et selon cette étude, en 2027, produire une voiture électrique sera moins cher qu'une voiture thermique. Et surtout, en 2035, 100% des véhicules vendus aux particuliers pourraient être des modèles électriques. L'extinction du moteur essence et diesel pourrait donc être très rapide.

La Note : 10/20 au baril de Brent

Le fameux oléoduc qui livre en essence et en diesel la façade Est des États-Unis est en train de rouvrir progressivement après avoir été victime d'une cyber-attaque. Et le calme revient sur le marché mondial du pétrole après une petite poussée de fièvre. Le baril se stabilise à 68 dollars...

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