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Coronavirus : 5 signes rassurants à propos de l'épidémie

Plus de deux ans après le début de l'épidémie de Covid-19, plusieurs indicateurs s'avèrent être rassurants quant au recul de celle-ci et au retour prochain à une vie normale.

Des infirmières s’occupent d’un patient Covid-19 sous assistance respiratoire dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital privé à Antony, le 2 avril 2021. (Illustration)
Des infirmières s’occupent d’un patient Covid-19 sous assistance respiratoire dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital privé à Antony, le 2 avril 2021. (Illustration)
Crédit : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Théo Putavy

Allons-nous prochainement retrouver la vie d'avant ? Pas tout de suite, s'accordent à dire les spécialistes. Néanmoins, en France, plusieurs signes s'avèrent être rassurants à propos de l'épidémie de Covid-19. Les contaminations diminuent, le taux de vaccination est satisfaisant, les traitements se développent... autant d'indications qui laissent à penser que le "pire est derrière nous", comme l'avait indiqué Olivier Véran au début du mois de février. 

D'ailleurs, le ministre de la santé a déclaré mardi que le passe vaccinal pourrait bientôt être levé, d'ici "deux à trois semaines", si trois critères étaient remplis : un taux d'incidence entre 300 et 500, moins de 1.500 personnes en réanimation et un facteur R de reproduction du virus en dessous de 1. Cet allègement des mesures sanitaires interviendrait après la réouverture des discothèques, la fin de l'obligation du port du masque dans les cours de récréation ou encore la levée de l'interdiction de consommer dans les transports en commun.

1. Vers une immunité collective ?

66.833 contaminations le 23 février contre 353.763 le 24 janvier. La cinquième vague de l'épidémie de Covid-19, symbolisée par la forte contagiosité du variant Omicron, arrive bientôt à sa fin. La moyenne de patients positifs au Covid-19 sur les 7 derniers jours tombe à 70.278 cas contre plus de 100.000 une semaine auparavant. 

Avec plusieurs millions de contaminations sur les deux derniers mois, "on a atteint une immunité collective qui permet d'aborder plus sereinement le 'vivre avec le virus'", a déclaré Bruno Mégarbane, chef du service réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris, sur FranceInfo. Même si les gestes barrières doivent toujours être respectés, ces chiffres sont plutôt encourageants et seront à l'origine de la future levée des restrictions sanitaires.

2. Les hôpitaux se désengorgent

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Du côté des hôpitaux, on comptait, au soir du 23 février, 26.881 patients atteints du coronavirus contre 30.578 une semaine plus tôt. Les chiffres décroissent mais plutôt lentement, comme le nombre de patients en réanimation qui est passé de 3.126 à 2.753 en une semaine. 

La notion de patients Covid "accessoires" peut permettre d'expliquer que les hôpitaux soient encore aussi remplis. "Ce que l’on constate à l’hôpital, y compris en réanimation, y compris dans le dénombrement des décès, c’est qu’il y a deux types de patients Covid : les malades du Covid-19 et ceux qui viennent pour autre chose et qui sont testés positifs. On les appelle les patients Covid accessoires", avait déclaré sur RTL Frédéric Adnet, chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny. Lors de la sixième semaine de 2022, la part de nouveaux patients Covid "accessoires" était de 46%, et ils représentaient 31% des patients dans l'ensemble des services.

3. Des variants pas plus virulents

"Nous ne voyons pas de différence en termes de gravité entre BA.1 comparé à BA.2 et donc c'est un niveau de gravité similaire en termes de risques d'hospitalisation", a annoncé mardi 22 février Maria Van Kerkhove de l'OMS. Ainsi, le sous-variant d'Omicron, qui progresse de semaine en semaine en France, ne provoquera pas de rebond épidémique, selon l'Institut Pasteur, grâce à l'immunité acquise par les très nombreuses infections de la cinquième vague. 

"Il y a eu des variants du Sars-Cov-2 et il y en aura d’autres, indubitablement",avait pourtant confié l'épidémiologiste Antoine Flahault sur RTL.fr. Mais rien n'oblige que ces nouveaux variants soient plus virulents que les précédents. Et moins il y aura de contaminations, moins il y aura de chances que le virus développe de nouvelles mutations

4. Une population bien vaccinée et des nouveaux vaccins

Le 22 février, plus de 53 millions de Français étaient complètement vaccinés, selon le ministère de la santé. Cela représente un peu moins de 80% de la population. Un taux qui stagne mais qui reste tout de même élevé. Surtout qu'une quatrième dose n'est pas encore envisagée par le gouvernement, qui suit les conseils des scientifiques. Elle "ne s’impose pas aujourd’hui pour les plus de 80 ans", a indiqué Olivier Véran le 20 février lors du Grand Jury RTL. 

De plus, de nouveaux vaccins voient le jour et commencent à être mis à disposition des Français. C'est le cas de Novavax, novateur car il n'utilise pas la technologie de l'ARN messager. Ce vaccin "est une option qui peut convaincre certains, qui étaient hésitants, à recevoir leur première dose", a estimé auprès de l'AFP Silvia Taylor, directrice monde pour la biotech américaine.  

5. Des traitements innovants

Commercialisées en France depuis le 4 février, les pilules Paxlovid de Pfizer permettent de réduire d'environ 85% le risque d'être hospitalisé ou de décéder du coronavirus pour les adultes ne nécessitant pas d'oxygénothérapie et à risque élevé d'évolution vers une forme grave de la maladie. Celles-ci sont administrées par voie orale à raison de trois comprimés par jour pendant cinq jours et sont efficaces contre Omicron.

Son utilisation a donc pour vertu de réduire le nombre d'hospitalisations, statistique sur laquelle se base le gouvernement pour mettre en vigueur des restrictions sanitaires.

Ainsi, ces signes encourageants nous amènent "au début d’une nouvelle ère", marquée par une "circulation contrôlée du virus" du Covid-19, avait affirmé le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy le 16 février dernier. Mais les efforts de vaccination et de distanciation sociale doivent être poursuivis car bon nombre de scientifiques maintiennent que la crise est loin d'être terminée même si le plus dur est déjà passé.

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