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Coronavirus : Renault, Peugeot, Dacia… Les constructeurs automobiles réagissent

Lourdement impactés par la crise sanitaire du coronavirus, les constructeurs automobiles du monde entier rouvrent leurs usines et tentent de se relever.

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Coronavirus : reprise d'activité pour les constructeurs automobiles Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Quentin Marchal

À l'arrêt depuis le début de l'épidémie du Coronavirus, de nombreux constructeurs s'apprêtent à relancer leurs usines. Nous avons beau être dans une économie numérique, les images d'une usine automobile à Épinal tournant à plein régime sont le symbole d'un pays qui repart, même si on produit un million de voitures en moins en France depuis 20 ans.

C'est d'ailleurs pour cette raison que l'État ne laissera jamais tomber ces fleurons automobiles et que les usines Renault, Peugeot, Michelin et Citroën doivent rouvrir leurs portes. Cette tendance est d'ailleurs visible dans le monde entier où tous les constructeurs automobiles s'apprêtent à reprendre leur activité. Dacia par exemple, premier employeur privé de Roumanie avec 15.000 salariés et qui représente 2,7% du PIB du pays, va rouvrir le mardi 21 avril.

En Italie, Ferrari lance également son plan "back on track" où 4.000 salariés vont bénéficier d'une assistance médicale et de tests de dépistage systématiques pour retourner dans l'usine de Modène. PSA et Renault font également des tests sanitaires cette semaine pour rouvrir également très prochainement.

L'État au secours des constructeurs

Cette reprise de production représente un coût puisqu'il y a la sécurité des salariés qui est essentielle mais aussi un enjeu vital dans cette industrie où l'activité vient de chuter de 61% en quelques semaines. Il faut donc que les usines repartent et donnent des gages concernant la prise en charge des ouvriers avec des accords de solidarité interne pour ceux qui sont au chômage partiel, comme c'est le cas chez PSA et Renault.

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Ce jeudi 9 avril, les dirigeants de Renault ont accepté de baisser leur salaire de 25% et de redonner cette somme à un fond qui finance le chômage partiel dans leur entreprise. Ils ont aussi décidé de renoncer à leurs dividendes cette année pour que la trésorerie soit entièrement destinée aux salariés.

Les constructeurs automobiles français vont également avoir besoin d'une aide publique dans les prochains mois, alors que les ventes de véhicules neufs devraient chuter de 20% cette année. L'État va donc devoir injecter de l'argent au capital de Renault et PSA et les grands constructeurs vont sans doute devenir les banquiers de 2009 où l'État avait injecté 1,3 milliards d'euros de plus-value quelques années après les avoir aidé. 

La principale demande des constructeurs envers l'État réside par ailleurs dans le fait de soutenir ses ventes, comme ce qui avait été fait durant la période 2008-2012. Attention tout de même car la prime à la casse est une drogue dure où les consommateurs profitent de la baisse des prix mais ne veulent plus voir ensuite les prix remonter. Ce qui pourrait causer un effondrement des ventes, comme en 2012.

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