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Michel Cymes revient sur la pratique du cododo

Le cododo, pratique ancienne qui consiste à dormir avec son bébé, revient à la mode depuis quelques années. Elle comporte tout de même certains risques.

La Haute Autorité de santé rappelle qu'il faut faire dormir les bébés sur le dos et non sur le ventre
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Crédit : DIDIER PALLAGES / AFP
Michel Cymes revient sur la pratique du cododo
02:31
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Michel Cymes - édité par Sarah Belien

Certains couples choisissent de dormir dans le même lit que leur bébé. On appelle ça le co-sleeping ou, en bon français, le cododo. C’est une pratique ancienne, un temps oubliée, mais qui revient à la mode depuis quelques années. Cette pratique s’inscrit dans l’époque, où il est beaucoup question d’une approche plus naturelle des contacts entre le bébé et ses parents.

C’est une réalité sociologique qui mérite qu’on s’y attarde car si l’on peut comprendre cet intérêt pour le cododo, il ne faut pas non plus se mentir : c’est une pratique qui comporte certains risques.

À court terme, la pratique du cododo a un intérêt pour la mère et son enfant. La mère a fait corps avec le bébé pendant les 9 mois de grossesse et peut avoir besoin de cette présence permanente sans laquelle elle peut se sentir dépossédée. Quant à l’enfant, plus il est proche de la maman, plus il la sent, plus il l’entend, mieux il se sent.


Ceci est le cadre général, celui d’une lune de miel amoureuse post-accouchement qui, grosso modo, est censée durer trois mois. Soit dit en passant, en cas d’allaitement, les choses sont facilitées si bébé se trouve déjà dans le lit parental. Pour sa part, le père, par sa seule présence, participe à la construction de ce sentiment de sécurité que peut ressentir le nouveau-né quand il dort avec ses parents.

La limite à ne pas dépasser

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Là où ça se complique, c’est quand les choses ont tendance à durer et qu’on passe sans trop s’en rendre compte du besoin naturel à ce qui ressemble à un caprice. Au-delà de 3 mois de Cododo, on se met en situation de compliquer la séparation qui est pourtant inéluctable car il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, bébé retourne dans son lit et que les parents retrouvent un minimum d’intimité, ne serait-ce que parce qu’ils ont droit à une vie sexuelle.

Le cododo peut être risqué

En pratiquant le cododo, il y a des risques tout bêtement physiques, comme le risque de chute. Donc, pas de bébé au bord du lit. Il y a aussi le risque de l’étouffement. Tout cela n’arrive pas tous les jours mais il est important d’éviter oreiller et couette quand on dort avec son bébé qui, lui, doit toujours être installé sur le dos et dans une turbulette ou une gigoteuse.

Le risque majeur, c’est celui du défaut de vigilance des parents. Et ce défaut, il augmente avec la prise de somnifères et la consommation d’alcool. Donc si vous êtes adepte du cododo, vous savez ce qu’il vous reste à faire ou, en l’occurrence, à ne pas faire. 

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