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Coronavirus : Michel Cymes explique toutes les subtilités du consentement éclairé

Depuis la Loi Kouchner en 2002, chaque patient doit avoir un consentement libre et éclairé des actes et traitements qui lui sont proposés, avant un acte médical.

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Coronavirus : Michel Cymes explique ce qu'est le consentement éclairé Crédit Image : MARTIN BUREAU / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Michel Cymes édité par Marie Gingault

Ce mardi 5 janvier on va se pencher sur le consentement éclairé : deux mots que l'on entend beaucoup en ce moment, notamment dans les Ehpad où il est demandé d'avoir celui du patient avant de le vacciner contre la Covid-19. Cela explique en partie pourquoi ce début de campagne est si poussif.

D’abord la définition de ce consentement éclairé en médecine. Il y a eu des lois en 1994, notamment, mais c’est la Loi Kouchner de 2002 qui prévoit que le patient doit avoir un consentement libre et éclairé des actes et traitements qui lui sont proposés. Le médecin a un devoir d’information qui peut mettre en jeu sa responsabilité s'il ne l’a pas fait. 

Le patient a le droit de savoir, avant un acte médical : les différents traitements, les actes médicaux proposés, leur nécessité ou leur urgence éventuelle, leurs conséquences directes et celles en cas de refus, leurs risques fréquents ou graves normalement prévisibles et les alternatives. Pour faire simple, si vous devez vous faire vacciner on vous demande si vous acceptez les risques liés à tout acte médical et si on vous a bien informé. Quant aux alternatives, ce n'est pas compliqué : il n’y en a pas.

Toutefois, si légalement le médecin est obligé de passer par ce consentement avant de vacciner, en cas d’urgence sanitaire ça se complique. Est-il vraiment utile de passer par ce qu’il faut bien considérer comme un frein à la campagne de vaccination ? Une consultation pour demander l’accord, une autre pour vacciner et souvent un délai de quelques jours entre les deux.

Une procédure qui ralentit la campagne de vaccination

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Nous sommes dans un scénario particulier, celui d’une urgence sanitaire. Ne doit-on pas accélérer, par exemple en optant pour une solution plus simple, on pourrait imaginer une sorte de registre des refus. C’est ce qui se passe en matière de transplantation et de prélèvements d’organes. On considère que si vous n’avez pas dit non, vous avez dit oui et qu’on peut prélever vos organes en cas de décès. Alors bien sûr, dans la vraie vie les équipes discutent avec la famille.

Attention, il ne s’agit pas de ficher ceux qui refusent la vaccination, mais seulement d’accélérer le processus. De plus, il y a des personnes qui présentent des contre-indications, ce registre devrait donc être alimenté par le médecin traitant. C’est une idée parmi d'autres, mais l'objectif est de se sortir de cette lenteur. D’ailleurs je ne sais pas si vous avez déjà été vacciné avant de partir en voyage, mais est-ce qu’on vous a vraiment parlé de tous les risques liés à cette vaccination ? Pas sûr. 

En dehors de cette période particulière et pour en revenir au principe du consentement éclairé, c’est quand même un progrès, comme toute la loi Kouchner d’ailleurs. En effet, cela oblige les médecins, qui ne sont pas tous les rois de la communication, à expliquer au patient ce qu’il va avoir. Même si parfois, quand vous lisez des pages et des pages de complications possibles quand vous vous faites retirer les amygdales, vous n’avez qu’une envie c’est de garder vos angines.

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