1. Accueil
  2. Actu
  3. Bien-être
  4. Coronavirus : non, le fichier de suivi de vaccination ne va pas recenser les anti-vaccins
2 min de lecture

Coronavirus : non, le fichier de suivi de vaccination ne va pas recenser les anti-vaccins

FACT CHECKING - Géré par la DGS et la Cnam, le "Système d’information du vaccin Covid" identifie les personnes "éligibles à la vaccination" et permet de leur envoyer des bons de vaccinations.

Des doses de vaccin (illustration).
Des doses de vaccin (illustration).
Crédit : AFP PHOTO STR / AFP
"SI Vaccin Covid" : que sait-on de ce fichier de suivi de la vaccination ?
03:24
Coronavirus : non, le fichier de suivi de vaccination ne va pas recenser les anti-vaccins
03:23
micro générique
Jean-Mathieu Pernin - édité par Marie Gingault

Tandis que ce lundi 4 janvier doit être mis en place un fichier de suivi de la vaccination baptisé "SI Vaccin Covid", nombreux sont ceux qui craignent un recensement des personnes refusant la vaccination. 

"Système d’information du vaccin Covid", tel est le nom complet de ce fichier qui fait couler beaucoup régir sur Twitter et Facebook. Géré par la Direction générale de la santé (DGS) et la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie (Cnam), il identifie les personnes "éligibles à la vaccination" et permet de leur envoyer des bons de vaccinations. Il servira également à donner des informations et contacter les patients vaccinés en cas d’apparition tardive d’effets indésirables. Dans ce fichier figurera aussi l’état de santé des patients ainsi que leur numéro de sécurité sociale. Aussi, des informations concernant la vaccination elle-même, telle que la date et le lieu de l’injection, le modèle du vaccin ou même le nom du soignant.

Le but est-il vraiment de suivre les patients en cas d’apparition de risque dit "nouveau", comme l’affirment les autorités, ou est-ce plutôt le premier pas vers un fichage généralisé de la population ? Vers une mise au pas des anti-vaccins ? En réalité, chaque personne peut choisir de figurer, ou non, dans ce fichier, à condition de savoir lire les petites lignes.

Un registre de la même sorte lors de la grippe A H1N1

Depuis le lundi 28 décembre, ce fichier suscite beaucoup l'attention. Depuis que le ministre de la Santé espagnol a annoncé la mise en place d’un registre des personnes refusant de se faire vacciner. Il n’en fallait pas plus chez les anti-vaccins radicaux pour imaginer que le fichier français serait de la sorte, or il y a quelques protections qui permettent, normalement, de ne pas être considéré comme l’ennemi public numéro 1 si on refuse de se faire vacciner. 

À lire aussi

Dès que l’on parle de créer un fichier, la France est soumise au RGPD, (le règlement général sur la protection des données), mis en place en 2018 en Europe. Les personnes qui recevront le bon de vaccination pourront exercer un droit d’opposition au traitement de leurs données dans le cadre de ce fichier auprès de l’Assurance Maladie, tant qu’elles n’auront pas donné leur consentement au vaccin et reçu celui-ci.

Attention néanmoins, si une personne accepte la vaccination, elle ne pourra plus exercer ce droit d’opposition dans la mesure où le traitement des données "répond à un objectif d’intérêt public, notamment dans le cadre de la pharmacovigilance", expliquait la Cnil à Ouest France, le 31 décembre dernier. À noter que ce n’est pas la première fois qu’un registre de la sorte est mis en place, c’était déjà le cas en 2009 pour la "gestion et suivi des vaccinations contre la grippe A H1N1, suscitant moins d’émotion.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/