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Coronavirus : le point sur les différents variants

ÉCLAIRAGE - Du Sud-Africain au Britannique, en passant par celui dit "Henri-Mondor", différents variants du coronavirus inquiètent.

Un patient atteint du coronavirus examiné par plusieurs médecins à l'hôpital universitaire de Aachen, dans l'ouest de l'Allemagne, le 10 novembre 2020.
Un patient atteint du coronavirus examiné par plusieurs médecins à l'hôpital universitaire de Aachen, dans l'ouest de l'Allemagne, le 10 novembre 2020.
Crédit : Ina FASSBENDER / AFP
Maxime Magnier & AFP

Le terme effraie autant que la notion même d’épidémie. Et si certains variants ont effectivement de quoi inquiéter - car plus transmissibles, notamment -, la plupart sont loin de justifier l’angoisse qu’ils suscitent.

"Pour un virus comme le SARS-CoV-2, l’émergence de variants au cours du temps est un phénomène attendu", explique Santé publique France. En tête de ceux dits "préoccupants", on trouve les variants anglais, sud-africain ou brésilien. "Ils ont émergé fin 2020 dans des zones géographiques distinctes", explique encore l’agence française. 

Le variant anglais représente aujourd'hui 76,3% des contaminations dans notre pays, indiquait Santé publique France, le 25 mars. Les variants sud-africain et brésilien, eux, pèsent moins lourd : seulement 4,7% des tests de criblage effectués à eux deux.

Le variant sud-africain "résiste en partie aux anticorps"

La différence de l’un à l’autre réside aussi dans leur capacité à se transmettre d’un individu à l’autre. D’après le professeur Olivier Schwartz, directeur de l'unité virus et immunité de l’Institut Pasteur, "le variant anglais (…) n'a pas l'air d'être plus résistant aux anticorps induits par la vaccination. Mais il a l'inconvénient d'être plus transmissible". 

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Conséquence : "Il entre plus facilement dans les cellules et il y a une augmentation de la mortalité chez les personnes âgées en sa présence", explique le spécialiste à franceinfo. En revanche, "le variant sud-africain résiste en partie aux anticorps" alors que “le variant brésilien semble être un intermédiaire entre les deux". 

D’autres variants, dits "d'intérêt" ou "à suivre" sont également surveillés. C’est le cas du variant d'Henri-Mondor, du nom de l'hôpital où il a été identifié. Il est porteur de mutations qui pourraient le rendre plus transmissible ou réduire sa sensibilité à la vaccination. A ce titre, il est sous surveillance en France.

Dans le même temps, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé le variant dit "breton" sous surveillance. Si le nombre de cas est encore faible, ce variant présente la particularité d’être difficilement identifiable par les tests PCR. Mais la direction générale de la Santé a souligné que les premières analyses, concernant ce variant, ne permettent pas de conclure, ni d’une gravité, ni d’une transmissibilité accrue par rapport au virus historique.

Des variants, on en découvre tous les jours

Samira Fafi-Kremer, directrice de l'institut de virologie du CHU de Strasbourg

On peut également citer le variant dit "alsacien", découvert par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Strasbourg, mais qui circulait déjà dans d'autres régions du monde, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Celui-ci, selon Samira Fafi-Kremer, la directrice de l'institut de virologie du CHU, "n’est pas à surveiller pour le moment. (…) Nous l’avons détecté chez des personnes qui n’étaient pas gravement hospitalisées et ont très peu de symptômes".

La professeure précise d’ailleurs que "des variants du coronavirus, on en découvre tous les jours et ils ne sont pas forcément plus dangereux parce que ce sont des variants". C’est ce qu’affirme aussi le professeur Olivier Schwartz. "On ne sait pas encore combien de cas représente le variant breton : est-ce que ce variant est juste sporadique, et représente une propagation au sein d'un cluster, ou est-il plus étendu ? C'est trop tôt pour le dire. Pareil pour le variant alsacien", affirme-t-il. 

D’ailleurs, le spécialiste estime que l’on va "probablement" découvrir d'autres variants dans d'autres régions de France. Pour autant, le professeur se veut rassurant : "Ça peut juste être un phénomène sporadique localisé qui ne s'étendra pas dans l'ensemble de la population."

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