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Coronavirus : les variants font-ils durer la maladie plus longtemps ?

Deux pistes sont à l'étude pour expliquer la plus forte contagiosité des variants : une charge virale plus importante, ou une durée d'infection moyenne plus longue.

Un patient atteint du coronavirus examiné par plusieurs médecins à l'hôpital universitaire de Aachen, dans l'ouest de l'Allemagne, le 10 novembre 2020.
Un patient atteint du coronavirus examiné par plusieurs médecins à l'hôpital universitaire de Aachen, dans l'ouest de l'Allemagne, le 10 novembre 2020. Crédit : Ina FASSBENDER / AFP
Victor
Victor Goury-Laffont Journaliste

Olivier Véran a annoncé, le 18 février lors d'une conférence de presse, que la durée d'isolement en cas de test positif au nouveau coronavirus passerait, dès le 22 février, de sept à dix jours. Une décision que le ministre de la Santé a justifiée en évoquant "certaines études" qui montreraient que les différents variants de la Covid-19 identifiés depuis le début de l'année 2021 prolongeraient la durée de contagiosité de la maladie.

De quoi s'agit-il ? Dès la fin janvier, les premières interrogations sur la durée de contagiosité de ces différents variants, identifiés au Royaume-Uni, en Afrique du Sud ou encore au Brésil, surgissaient. Dans un article, le magazine National Geographic notait que "certaines mutations (...) pourraient rendre les gens contagieux pendant plus longtemps".

Une première étude de la santé publique britannique, en collaboration avec l'Université de Birmingham, avançait que la charge virale, la quantité de virus présente dans l'organisme, était plus forte chez les personnes contaminées par le variant B.1.1.7, communément appelé le variant "britannique". Un facteur qui pourrait expliquer la contagiosité plus importante de cette mutation, et l'augmentation rapide des cas au Royaume-Uni.

Mais une autre étude, dévoilée le 16 février et signée par des chercheurs émanant de différentes grandes universités américaines, se tourne vers une autre explication : la charge virale serait "similaire" qu'il s'agisse du variant B.1.1.7 ou des autres souches de Covid-19, mais la durée d'infection serait plus importante.

Une durée d'isolement déjà modifiée

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Selon les chercheurs, la durée d'infection moyenne était de 13,3 jours s'agissant du variant, contre 8,2 jours pour les autres souches. Cette étude n'a pour l'instant pas été évaluée par d'autres chercheurs, et, comme l'explique l'un des auteurs dans un tweet, seulement sept cas du variant ont été étudiés.

Initialement de 14 jours, la durée d'isolement pour les personnes testées positives avait été réduite à sept jours au mois de septembre. En l'absence de variant, le ministre de la Santé avait expliqué que, la contagiosité, "au-delà d'une semaine, elle demeure mais elle est très faible".

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