2 min de lecture Confinement

Coronavirus : "La situation n'est pas maîtrisée", alerte le Pr. Annane sur RTL

INVITÉ RTL - Le Professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), estime qu'un nouveau confinement dur de quelques semaines est nécessaire pour casser la dynamique positive de l'épidémie de Covid-19.

Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
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Coronavirus : "La situation n'est pas maîtrisée", alerte le Pr. Annane sur RTL Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Julien Sellier édité par Bastien Hauguel

Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine, fait partie de ces médecins qui appellent à aller encore plus loin dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19, notamment en mettant en place un nouveau confinement. Le Conseil scientifique et le gouvernement semblent moins alarmiste. "La situation est maîtrisée", déclarait le Premier ministre Jean Castex jeudi 14 janvier en conférence de presse.

Mais pour le professeur exerçant en région parisienne, l’extension du couvre-feu à 18 heures à tout le territoire métropolitain n'est pas suffisante. "La situation n'est en réalité pas maîtrisée", assure-t-il. "En sortie du deuxième confinement, nous étions à environ 8.000 contaminations par jour. Aujourd'hui, depuis pratiquement 8-10 jours, nous sommes plutôt en moyenne entre 21.000 et 24.000 contaminations par jour (...) On n'est pas en plateau, mais en dynamique épidémique positive", explique le médecin. 

Le maintien de l'ouverture des écoles, un "pari osé"

En réaction au témoignage d'un fleuriste, qui se demande s'il ne serait pas mieux de "tout fermer" pendant trois semaines pour éradiquer le virus, Djillali Annane estime qu'un nouveau confinement est nécessaire pour revenir en dessous des 5.000 contaminations par jour, sinon "la stratégie de dépistage et d'isolement n'est pas effective". 

Pour le professeur, il faut également aller plus loin dans la campagne de vaccination, et se rapprocher des objectifs britanniques, avec 14-15 millions de personnes vaccinées d'ici le printemps. "Si on confine durement maintenant pendant quelques semaines, et qu'on saisit ce moment pour accélérer encore la vaccination et changer de public prioritaire (notamment les étudiants), on pourra alors ouvrir probablement beaucoup d'activités économiques et culturelles au printemps", déclare-t-il.

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Selon Djillali Annane, le maintien de l'ouverture des établissements scolaires est par ailleurs un "pari osé". "On sait que le variant britannique est installé en France (...) Et avec ce variant, il y a un risque d'une accélération encore plus importante de la dynamique épidémique, notamment au travers des écoles", conclut le médecin.

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