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Coronavirus : "La deuxième vague peut être pire que la première", dit Martin Hirsch

INVITÉ RTL - Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris décrit une situation "redoutable" et appelle les Français à se responsabiliser pour faire face à la deuxième vague.

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Martin Hirsch, invité du 23 octobre de RTL Matin Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura et Benjamin Hue

Martin Hirsch tire la sonnette d'alarme. Invité de la matinale de RTL ce vendredi 23 octobre au lendemain de l'extension du couvre-feu à 54 départements, le président de l'AP-HP a décrit une situation "redoutable" et appelé les Français à adapter leurs comportements pour lutter contre l'épidémie et éviter que les services de réanimation ne soient débordés.

"Il y a eu la perception depuis quelques mois que la nouvelle vague n'existait pas ou qu'il s'agissait d'une vaguelette. La réalité est inverse. Il est possible que la deuxième vague soit pire que la première", prévient le haut-fonctionnaire au micro d'Alba Ventura.

Selon lui, "certaines régions anticipent un niveau supérieur à celui qu'on a connu début avril moment du pic". Et "pour le moment, personne, pas un seul expert (...) ne peut dire quand il y aura le pic. Pour l'instant, le mouvement est ascendant dans de nombreuses régions, c'est ce qui rend les choses redoutables".

"La réponse est dans les comportements"

Pour alléger la tension dans les hôpitaux, où les entrées en réanimation ont doublé ces quinze derniers jours, les autorités sanitaires ne peuvent pas compter sur les mêmes leviers qu'au printemps. "On n'imagine pas être conduit à transférer dans les mêmes conditions qu'on l'a fait au printemps", dit Martin Hirsch.

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À la place, les hôpitaux misent aujourd'hui sur la déprogrammation des opérations les moins urgentes et une partie du personnel soignant a renoncé à ses vacances. Malgré cela, "l'hôpital tourne déjà à plein alors que nous savons que nous aurons plus de malades à prendre en charge encore, (...) dont des patients avec d'autres pathologies", déplore Martin Hirsch.

"Aujourd'hui, la réponse est plutôt dans les comportements, les mesures restrictives et la lutte contre la circulation du virus", estime Martin Hirsch, qui enjoint les Français à "restreindre spontanément leurs interactions sociales" car "le virus n'a pas changé et n'est devenu inoffensif". Selon lui, le nombre de personnes contaminées à travers le pays est probablement trois fois supérieur au nombre de cas positifs détectés chaque jour.

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