2 min de lecture Coronavirus

Coronavirus : est-il possible de faire une double infection avec les variants ?

ÉCLAIRAGE - Des cas de double infection ont été observés, ainsi que des mutations dites "chimères". Mais rien n'indique pour l'heure une dangerosité accrue.

Le coronavirus "SARS-CoV-2" (illustration)
Le coronavirus "SARS-CoV-2" (illustration) Crédit : Handout / National Institute of Allergy and Infectious Diseases / AFP
Coline Daclin Journaliste

Dans la bataille contre l'épidémie de Covid-19, les variants du coronavirus inquiètent les autorités. On connait le variant britannique, sud-africain, brésilien ou encore breton, mais il en existe en vérité beaucoup plus. En février dernier, le ministre britannique du déploiement des vaccins, Nadhim Zahawi, estimait sur Sky News qu'on en comptait environ 4.000. 

Ces mutations ne sont pas étonnantes pour un virus comme celui du coronavirus, et elles ne sont pas forcément graves. Seules quelques-unes se traduisent par un changement significatif dans le comportement du virus, et elles ne sont pas forcément plus dangereuses. Mais s'il existe de nombreuses versions du coronavirus que l'on connaît, peut-on être infecté par plusieurs en même temps ?

A priori oui, selon plusieurs études, mais les cas restent pour l'heure très rares. En mars dernier, des scientifiques brésiliens avaient identifié deux cas de double infection à différents variants : des femmes d'une trentaine d'années qui n'ont pas été très malades, et n'ont pas eu besoin d'une hospitalisation, indiquait alors CNN

Des variants "chimères"

Les auteurs de l'étude, publiée dans le journal Virus Research, estiment que la possibilité de double infection "ajoute un nouveau facteur à l'interaction complexe" entre la réponse immunitaire et les mutations du virus.

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L'un des risques de ces potentielles co-infections, c'est la création de variants dits "recombinants" ou "chimères". En infectant une même cellule chez une même personne, les génomes des deux variants se mélangent, et en créent un troisième. Le 17 mars, le consortium COG-UK, une équipe chargée du séquençage du virus au Royaume-Uni, a révélé sur le site Virological.org l'existence de onze de ces variants. 

Le processus de recombinaison est normal chez les virus, et il ne signifie pas nécessairement que le nouveau variant sera plus dangereux.

Un "double mutant" indien ?

Pour l'heure, seul celui qu'on appelle le "double mutant" indien, le variant B.1.617 détecté pour la première fois en octobre 2020, semble poser problème. Il détiendrait des propriétés de deux souches distinctes : E484Q, proche du variant sud-africain et brésilien, connue pour sa contagiosité, et L452R, qui résisterait mieux aux anticorps

"De telles mutations confèrent une 'fuite immunitaire' et une infectivité accrue", expliquait fin mars le ministère de la Santé indien dans un communiqué

L'appellation "double mutant" ne convainc néanmoins pas toute la communauté scientifique, rappelle Le Monde, et il pourrait donc s'agir d'autre chose que d'une recombinaison des deux variants mentionnés plus haut. Pour l'heure, le variant B.1.617 n'a pas été détecté en France et rien n'indique qu'il soit résistant aux vaccins ou plus mortel.

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