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Coronavirus en Inde : que sait-on du variant “double mutant” indien ?

ÉCLAIRAGE - Selon l'Institut national de virologie (NIV) indien, 61% des échantillons prélevés dans la région de Bombay, entre janvier et mars, comportaient des traces d'un variant détenant à lui seul deux mutations de la Covid-19.

Un Indien se faisant tester sur un quai de gare à Bombay, le 14 avril 2021
Un Indien se faisant tester sur un quai de gare à Bombay, le 14 avril 2021 Crédit : Punit PARANJPE / AFP
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Thomas Pierre Journaliste

Les autorités le suspectent d'être à l'origine de la flambée épidémique que connaît actuellement l'Inde. Le sous-continent est devenu lundi le deuxième pays le plus touché au monde par la Covid-19 avec près de 13,9 millions de contaminations, dépassant le Brésil. 

Ce pays de 1,3 milliard d'habitants affichait mercredi plus de 184.000 nouvelles infections en une journée, la plus forte progression depuis le début de la pandémie. L'État le plus riche, le Maharashtra, qui abrite la capitale économique Bombay, est le principal foyer de contaminations. Et la situation y est préoccupante.

En cause notamment, la progression dans cette région d'un nouveau type de variant, dit "double mutant" (B.1.617). Détecté pour la première fois en décembre dernier, il a la particularité de détenir les propriétés de deux souches distinctes. L'une, E484Q, proche du variant sud-africain et brésilien, est connue pour sa contagiosité, la seconde, L452R, pour mieux résister aux anticorps, et potentiellement aux vaccins. 

Un variant indien qui progresse

"De telles mutations confèrent une 'fuite immunitaire' et une infectivité accrue", expliquait fin mars le ministère de la Santé indien dans un communiqué. "L'analyse d'échantillons du Maharashtra a révélé que par rapport à décembre 2020, il y a eu une augmentation de la fraction d'échantillons avec les mutations E484Q et L452R". 

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Des chiffres publiés mercredi 14 avril par l'Institut national de virologie (NIV) de Pune confirment que 61% des échantillons prélevés dans la région du Maharashtra, entre janvier et mars, comportaient des traces de cette double mutation. Le 24 janvier, elles ne représentaient que "15 à 20%" des prélèvements, rappelle The India Express

Pas encore identifié en France, ce variant "indien" est-il pour autant plus dangereux ? Difficile à dire. "Nous n'avons aucune preuve que ces variants sont plus transmissibles ou plus mortels que ce que nous avons déjà", assurait au Guardian fin mars Ramanan Laxminarayan, épidémiologiste à New Delhi. 

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