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Contraception gratuite des mineures : Michel Cymes explique la marche à suivre

La contraception gratuite a été étendue pour les mineures. Michel Cymes explique comment l'obtenir et son rôle pour éviter les grossesses non désirées.

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Contraception gratuite des mineures : Michel Cymes explique la marche à suivre Crédit Image : iStock / Getty Images Plus | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Michel Cymes édité par Coline Daclin

La question de la gratuité de la contraception des mineures est plus que jamais d’actualité. Elle a en effet été étendue fin août au moins de 15 ans. L'Assurance maladie prenait déjà en charge à 100% certaines méthodes contraceptives pour les 15-18 ans.

Chaque année, en France, à peu près un millier de jeunes filles de 12 à 14 ans tombent enceintes. Pour les trois quarts d’entre elles, cela se conclue par une IVG, une interruption volontaire de grossesse. Les autres deviennent mamans.

Or, sans faire la morale à quiconque, 12 ou 13 ans, c’est peut-être un peu jeune pour affronter ces événements de vie. D’où la récente décision du gouvernement d’accorder la gratuité de la contraception à toutes les ados de moins de 15 ans. Elles n’auront plus à payer le ticket modérateur pour les examens biologiques, les médicaments ou la pilule, pas plus qu’elle ne débourseront le moindre centime pour consulter un médecin ou même une sage-femme. Je rappelle que les sages-femmes peuvent prescrire une contraception dès lors que la patiente est en bonne santé.

La pilule du lendemain est aussi gratuite

L'influence de la gratuité de la contraception sur le nombre de grossesses précoces n’est pas négligeable. On a un point de repère avec les jeunes femmes de 15 à 17 ans : en 2013, le gouvernement leur a accordé la gratuité de la contraception et depuis, pour cette tranche d’âge, le taux de recours à l’IVG a nettement diminué. Il est massé de 9,5 à 6 pour 1000 femmes.
 
La gratuité concerne aussi la pilule du lendemain. Les mineures ont bien accès à la contraception d’urgence, sans prescription médicale. Pas besoin non plus d’autorisation parentale. Pas besoin de carte vitale. Vous n’êtes pas obligée de donner votre nom. En revanche, on pourra vous demander votre âge.

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Il faut en revanche aller au bon endroit : soit à la pharmacie, soit au planning familial, soit dans un centre de dépistage des infections sexuellement transmissibles. Vous pouvez aussi vous adresser à l’infirmière de votre lycée ou de de votre collège. 

Agir rapidement

Dans les pharmacies, si vous avez l’impression que tous les autres clients vous regardent et que les raisons de votre présence sont inscrites en rouge sur votre front, vous pouvez demander au pharmacien à le voir dans un endroit discret pour évoquer votre cas. Il vous recevra alors dans un espace confidentiel.

Après un rapport sexuel non-protégé, plus on réagit rapidement, mieux c’est. L’idéal est de se décider dans les heures qui suivent. Ensuite, tout dépend du médicament qui vous est donné. Certains doivent être pris dans les 3 jours qui suivent le rapport. D’autres laissent une marge de 5 jours.

Il existe aussi un numéro vert : le 0800 08 11 11. Vous pouvez appeler, c’est gratuit. Vous posez toutes les questions qui vous turlupinent sur la contraception voire la sexualité et on vous répondra. Il faut juste appeler quand c’est ouvert, c’est-à-dire du lundi au samedi de 9 à 20 heures.

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