La France annonce avoir bombardé massivement le fief de l'État Islamique à Raqqa, en Syrie

Deux jours après les attentats qui ont marqué la France, le ministère de la Défense a annoncé avoir frappé les positions de Daesh en Syrie.

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Selon un dernier bilan,les attaques, revendiquées par l'État islamique et perpétrées par des kamikazes préparés à mourir, 129 personnes ont péri et 352 sont blessés. Après l'horreur, place au recueillement et à l'unité nationale, notamment Place de la Répubique. Mais une fausse alerte a crée un mouvement de foule, alors que l'état d'urgence décrété par François Hollande est toujours en vigueur. Le gouvernement a mis en place une série de numéros de téléphone afin de recueillir des témoignages mais aussi informer les familles des victimes. Un numéro vert d'information a été mis en place : le 0800.40.60.05.

Du côté de l'enquête, les services antiterroristes ont déjà identifié trois des assaillants, alors qu'un appel à témoin a été lancé à l'encontre d'Adbeslam Salah. Un autre, qui a participé à la prise d'otages sanglante dans le Bataclan, Omar Ismaïl Mostefaï, est un Français de 29 ans. Né à Courcouronnes (Essonne), en banlieue parisienne, il était fiché pour sa radicalisation islamiste depuis 2010, mais n'avait "jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d'association de malfaiteurs terroriste", selon le procureur de Paris, François Molins. Les enquêteurs ont par ailleurs mis la main, près du corps d'un kamikaze du Stade de France, sur un passeport syrien appartenant à un migrant enregistré en Grèce, selon Athènes, mais inconnu des services français. 

>> Retrouvez les événements de la nuit du 13 au 14 novembre de 21h17, heure de la première explosion près du Stade de France à 9h du matin samedi 14 novembre.

>> Retrouvez les événements, analyses et réactions au lendemain des attaques de Paris

>> Retrouvez les derniers éléments de l'enquête et les témoignages au lendemain des attaques de Paris

21h39 - Selon le ministère de la Défense, un bombardement massif français a été effectué le fief de l'État Islamique à Raqqa, en Syrie. Les chasseurs français ont largué 20 bombes détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, a annoncé le ministère de la Défense. "Le premier objectif détruit était utilisé par Daesh comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste", a précisé le ministère dans un communiqué. Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Émirats arabes unis et de la Jordanie. 

21h12 - Bernard Cazeneuve sur France 2 :

21h10 - Invité sur France 2, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve souhaite "la dissolution des mosquées qui profèrent ou appellent la haine". 

20h51 - Le bilan officiel reste de 129 personnes décédées à la suite des attentats, et non 132 comme annoncé précédemment, puisque les trois personnes qui ont succombé à leurs blessures (communiqué de l'AP-HP) étaient déjà comptabilisées dans le bilan.

Le déroulement en direct des événements

20h33 - Nicolas Sarkozy sur TF1 :

20h32 - Nicolas Sarkozy sur TF1 : "Il faut une seule coalition pour qu'on ait un seul but. Notre ennemi est l'État Islamique, il faut l'éradiquer."


20h30 - Nicolas Sarkozy sur TF1 :

20h26 - Nicolas Sarkozy sur TF1 : "Je pense qu'il faut renforcer de façon drastique la sécurité intérieur. Il y a 11.000 personnes de fiches S. Il faudrait les assigner à résidence et les placer un bracelet électronique pour savoir où ils vont et ce qu'ils font, le temps qu'on s'assure de leur dangerosité."


20h24 - Nicolas Sarkozy sur TF1 : "Est-ce que nous sommes en sécurité aujourd'hui ? La réponse, hélas, est non. Nous sommes en situation de guerre. Nous avons parlé longuement avec François Hollande. J'espère qu'on trouvera un accord."

20h22 - Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, est l'invité du 20 heures de TF1.


20h07 - Le président de la République, François Hollande observera la minute de silence lundi 16 novembre à midi à La Sorbonne, indique l'AFP. Le chef de l'État ira à la Sorbonne "car parmi les victimes, figurent beaucoup de jeunes et d'enseignants", a-t-on indiqué. La Sorbonne est un "symbole de Paris, notre pays, la jeunesse, le savoir", a ajouté l'Elysée, en précisant que le chef de l'Etat serait accompagné du Premier ministre Manuel Valls, de la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et du secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur, Thierry Mandon. Une minute de silence sera observée lundi à 12h.


19h39 - Les établissements culturels publics rouvriront lundi à 13h en Île-de-France, a indiqué le Ministère de la Culture et de la Communication dans un communiqué : "Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a souhaité réunir, dimanche 15 novembre, l’ensemble des dirigeants des établissements publics culturels d’Ile-de-France.  La  Ministre  a  redit  avec  force  et  solennité  que,  dans  les  moments tragiques  que  traverse  la  France,  la culture  est  plus  que  jamais  ce  lieu  symbolique  de découverte de soi et des autres, de rassemblement, d’échange. C’est pourquoi elle a décidé, avec l’ensemble des établissements concernés, leur réouverture dès le lundi 16 novembre 2015 à 13h, après la tenue le matin même d’un comité d'hygiène, de  sécurité et des conditions de travail  (CHSCT) exceptionnel, et après la minute de silence. Fleur  Pellerin  a  également rappelé le renforcement des mesures du plan vigipirate, à son niveau maximum (Alerte attentats). Elle a enfin annoncé que le Ministère accompagnerait les établissements au cas par cas dans l'adaptation de leur dispositif de sécurité."

La Mairie de Paris a également listé tous les lieux qui seront ouverts lundi 16 novembre.



19h23 - Trois des 80 blessés de vendredi soir sont morts des suites de leurs blessures, le 15 novembre, 
a annoncé l'Assistance-Publique Hôpitaux de Paris. Le bilan provisoire passe à 132 personnes décédées. 42 personnes sont toujours en service de réanimation. 
Sur ces 80 blessés, "35 personnes ne relèvent pas ou plus aujourd'hui d'une surveillance intensive en service de réanimation", ajoute l'AP-HP dans un communiqué, précisant avoir pris en charge 415 personnes au total, en comptant tous les personnes en état de choc psychologique venues spontanément dans les hôpitaux.

19h15 - Ankara dit avoir déjoué un "attentat majeur" à Istanbul le jour des attaques de Paris, le 13 novembre. 
Les autorités turques ont déjoué un attentat jihadiste "majeur" à Istanbul prévu vendredi, le même jour que les attaques meurtrières qui ont fait au moins 129 morts à Paris, a affirmé dimanche à l'AFP un responsable gouvernemental turc. 
 "Nous pensons qu'ils préparaient une attaque à Istanbul le même jour que celles de Paris (...) les premiers résultats de nos investigations suggèrent que nous avons déjoué une attaque majeure", a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat. 

18h47 - Situation confuse sur la place de la République à Paris, dans le 11e arrondissement. Une fausse alerte a déclenché un vaste mouvement de foule, et des centaines de personnes ont fui dans les rues alentours. La même situation s'est produite rue des Archives, dans le quartier du Marais. 

"Le moment terrifiant où une fausse alerte a fait paniquer la foule sur la place de la République, dans le centre de Paris", écrit une journaliste de Reuters.

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Mouvement de panique aux abords de la place de la République et dans le Marais Crédit Média : RTL

18h16 - Les enquêteurs parlent d'une vague d'attentat commanditée depuis l'étranger, et préparée en Belgique. Les deux voitures utilisées par les kamikazes ont été louées en Belgique au début de la semaine dernière, par deux frères : Brahim Abdeslam et Salah Abdeslam. Le premier, âgé de 31 ans, s'est fait exploser au restaurant Le Comptoir Voltaire.

Son frère a déposé la Seat à Montreuil, qui a été saisie le matin du 15 novembre. Il a appelé deux amis de Belgique, qui sont venus le récupérer. Ils ont été contrôlés sur l'autoroute, mais n'ont pas été arrêtés. Un mandat d'arrêt international a été lancé par la Belgique, avec le soutien de la France, contre Salah Abdeslam, qui a disparu entre Cambrai et Bruxelles.

18h10 - Manuel Valls sera l'invité de la matinale de RTL, lundi 16 novembre. Il répondra aux questions de Yves Calvi et Olivier Mazerolle à partir de 7h45, et à celles des auditeurs de RTL dès 8h10. Posez vos questions au Premier Ministre avec le mot-dièse #VallsRTL ou au 3210.

18h05 - Le parquet belge dément la libération d'un suspect-clé. 

17h49 - La Belgique a émis un mandat d'arrêt international contre un des trois frères suspectés, selon une source judiciaire. 


17h47 - Le prochain Conseil des ministres examinera un projet de modification de la loi de 1955 sur l'état d'urgence pour en revoir  le "périmètre" et la "durée", actuellement limitée à douze jours sans vote du Parlement, a annoncé dimanche François Hollande aux responsables parlementaires, reçus à l'Élysée. François Hollande souhaite que l'état d'urgence soit prolongé de trois mois, selon des sources parlementaires.

17h36 - INFO RTL : Le 8e terroriste a été identifié. Sa trace a été perdue en Belgique. L

a Belgique a émis un mandat d'arrêt international contre un des trois frères suspectés, selon une source judiciaire. 

17h20 - L
e corps d'un deuxième kamikaze a été identifié, selon des sources proches de l'enquête. Il serait français selon une source proche de l'enquête, belge selon une autre. Son corps a été retrouvé dans la salle de spectacles du Bataclan à Paris, a-t-on appris dimanche auprès de ces sources. 

16h47 - Trois
 des sept hommes impliqués dans les attentats seraient frères, dont un serait peut-être en fuite, selon une source proche de l'enquête. L'un est mort dans les attentats, le deuxième est en garde à vue en Belgique, sans que l'on sache s'il a participé ou non aux attaques, et les services antiterroristes sont sans nouvelles du troisième. Il pourrait être l'un des kamikazes ou être en fuite, selon ces sources. 
Les deux voitures qui ont été utilisées au cours des attentats, la Seat noire et la Polo, ont été louées par une personne qui porte le même nom, mais avec des prénoms différents. Les enquêteurs belges pensent qu'il s'agirait de deux frères, qui sont des Français habitant Bruxelles. L'un d'eux a été contrôlé le matin du 14 novembre à Cambrai, sur l'autoroute. Il était en route vers la Belgique.  

Côté belge, il y a eu trois autres interpellations, également de Français vivant en Belgique. Parmi eux, un homme porte le même nom que les deux hommes qui avaient loué les voitures utilisées pour les attentats. L'enquête se tourne de plus en plus vers Bruxelles, vers Molenbeek

En France, 7 gardes à vue sont toujours en cours, dans l'entourage du seul suspect identifié qui vivait en France jusqu'à maintenant, Ismaël Mostefaï. en Belgique, les gardes à vue sont liées à des gens qui ont participé directement ou de très près, à la logistique des attentats du 13 novembre.

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Le point sur l'enquête, 3 frères impliqués, dont un peut-être en fuite Crédit Média : RTL / Damien Delseny

16h27 - Des centaines de personnes sont en train de se réunir place de la République à Paris, et à différents lieux où ont été perpétrés les attentats, malgré l'interdiction préfectorale envers les rassemblements sur les lieux publics.

15h23 - Dimanche 15 novembre à 18h15, une messe sera donnée à Notre-Dame de Paris à l'intention des victimes des attentats, de leurs proches, et de la France. Elle sera présidée par le cardinal André Vingt-Trois.

15h15 - Selon le parquet belge, deux des véhicules utilisés par les assaillants ont été loués en Belgique. Deux Français ayant résidé à Bruxelles parmi les assaillants ont été tués, toujours selon le parquet belge. 
 

15h07 - Face aux menaces et pour assurer la sécurité du territoire, l'entourage du Premier ministre a annoncé que 10.000 militaires (hors gendarmeries) seront déployés sur l'ensemble de la France.
En temps normal, ce sont 7.000 militaires qui patrouillent et garantissent la sécurité des personnes et des bâtiments. Certains sites à caractère confessionnel sont particulièrement protégés.

À Paris, leur nombre passe de 4.000 avant les attentats à 5.000 d'ici mardi soir, comme le précise le cabinet du Premier ministre à l'AFP.

14h54 - Dans un nouveau communiqué, Daesh affirme que les attaques perpétrées dans l'agglomération parisienne ne sont "que le début de la tempête et un avertissement". L'organisation terroriste déclare que la France restera une cible privilégiée tant qu'elle continuera à intervenir en Syrie.

14h45 - 
Le point sur les activités possibles à Paris ce 15 novembre. Tous les établissements publics liés à la culture (musées, piscines, marchés, salles de spectacles) sont encore fermés. Cependant, les jardins et parcs publics sont accessibles. Par ailleurs, les cinémas UGC et MK2 ont rouvert leurs salles dans la capitale. 

14h01 - "Le gouvernement sera très attentif" à "toutes les propositions efficaces" de l'opposition en réaction aux attentats, a déclaré Manuel Valls. Le premier ministre a appelé à "l'union sacré". Il s'exprimait devant quelques journalistes lors d'une visite à la Préfecture de police de Paris, quelques temps après que Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, a réclamé à François Hollande des "modifications drastiques" de la politique de sécurité et une nouvelle politique de l'immigration au niveau européen. 

13h27 - Le gouvernement est déterminé à organiser la COP21. "Elle doit se tenir, assure Dominique de Villepin. Nous avons déjà connu des réunions internationales dans des moments de grande tension (...) La priorité est la sécurité (...) Les services de sécurité doivent dire ce qu'ils peuvent faire ou pas, dans une définition extrêmement limitée. Il ne s'agit pas de venir à Paris pour festoyer, ce sera un sommet de crise".

13h25 - Dominique de Villepin appelle à la prudence sur l'utilisation des fiches de renseignement, telles que la fiche S : "Si une communauté se sent visée, la radicalisation va s'accélérer".

13h20 - L'ancien premier ministre estime que François Hollande a pris "une sage décision" en décidant d'instaurer l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire et en rétablissant le contrôle aux frontières. "Mais il faut énormément travailler de restauration de l'autorité, estime-t-il. Aujourd'hui, la priorité dans la vie ministérielle, c'est la communication. Je serais heureux de les entendre (les ministres, ndlr) moins. Ils ont des hommes à diriger, des bureaux, des services (...) Il faut visser les boulons". 

13h10 - Selon Dominique de Villepin, la coalition internationale "peut accroître son niveau d'engagement et ses moyens. Il faut poser les bases d'un projet politique de règlement de la situation en Syrie avec l'ensemble des partis (...) Nous devons mobiliser tous les acteurs de la région, l'Iran et l'Arabie Saoudite. La France doit servir en permanence de médiation et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Notre position contre l'Iran est très radicale, elle laisse des traces. Il faut retrouver une position d'équilibre. Définissons des priorités, travaillons avec tout le monde et convenons qu'il faudra qu'Assad parte au bout du processus".

13h08 - "Nous ne pouvons pas gagner la guerre contre le terrorisme", affirme Dominique de Villepin. Selon l'ancien premier ministre, "ces attaques sont en grande partie liées à un processus historique qui se sont accrus avec les interventions militaires qui ont toutes ajouté de l'huile dans les plaies (...) On ne fait pas guerre aux terroristes. Je ne veux pas faire le jeu de l'ennemi. Le fait d'utiliser des grenades, des Kalachnikov et des munitions ne constitue pas une armée. Une guerre, c'est deux pays qui s'affrontent (...) Le piège qui nous est tendu c'est de faire croire que nous sommes en guerre". Et de conclure : "Cette approche de guerre contre le terrorisme n'est pas la bonne". Dominique de Villepin n'accepte pas non plus le terme de "guerre totale" utilisé par Manuel Valls.

13h05 - "L'épreuve est terrible pour notre communauté nationale, l'ensemble des Français et, bien sûr, au premier chef pour toutes ces familles qui ont souffert (...) Nous pouvons agir, nous pouvons nous rassembler. Cette exigence d'unité s'impose à nous. Nous devons privilégier tout ce qui est utile au débat et faciliter les décisions à prendre", déclare Dominique de Villepin.

13h03 - Dominique de Villepin est l'invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Une interview à écouter en direct ici.

13h00 - Selon Claude Bartolone, l'image de François Hollande "n'est pas malmenée". Il développe : "Lui et Manuel Valls ont dit que nous sommes en guerre contre un ennemi qui a de l'argent et qui est coordonné. Cinq attentats ont été déjoués mais face à ce genre d'ennemis, la sécurité absolue n'existe pas. Bien entendu qu'il faut s'habituer à ce terrorisme, nous sommes en guerre".

12h58 - Le Parlement va se réunir en congrès lundi 16 novembre. "Il a beaucoup d'importance, à la fois parce que le président de la République s'adresse, au-delà de la représentation nationale, à chacun de nous, à la communauté internationale et à nos ennemis. C'est un moment où cette unité nationale est incarnée autour du chef de l'État pour dire à nos adversaires que, dans l'épreuve, la France est rassemblée", affirme Claude Bartolone, qui refuse d'évoquer la possibilité de former "un gouvernement d'union".


"Je suis persuadé que nos ennemis essaient d'installer cette division dans la société française. Ce petit murmure envers les enfants issus de l'immigration : 'Vous ne serez plus jamais Sénégalais, vous ne serez plus jamais Français. Donc, vous serez musulmans'. Il faut lutter contre cela. Chacun a sa place autour de la table de la République".

12h55 - Le président de l'Assemblée nationale refuse de lier la question des migrants avec les attentats. "Je n'ai aucune envie de condamner à mort les réfugiés qui fuient les bombes, explique-t-il. Le jeune que l'on a évoqué et qui a été identifié n'est pas arrivé en traversant la Méditerranée".

12h50 - Claude Bartolone aimerait que l'on soit "beaucoup plus attentif pour former des imams français". Une proposition qu'il avait lui-même formulée lorsqu'il était ministre de la Ville : "J'avais proposé d'utiliser le statut spécifique de l'Alsace et de la Moselle (...) Il n'est pas possible qu'une religion qui est de plus en plus pratiqué par des Français passe par des imams qui viennent d'endroits avec des liens très lointains avec la démocratie".

12h45 - L'un des kamikazes des attentats de vendredi faisait l'objet d'une fiche S mais n'avait jamais été condamné. Une situation qui provoque de nombreuses critiques de la part des opposants politiques du gouvernement. "Ça rejoint un petit peu l’idée qu’il y a besoin de policiers et de moyens pour la justice", assure Claude Bartolone.

12h42 - Selon le président de l'Assemblée nationale, "les moyens sont suffisants en Seine-Saint-Denis et Paris". Claude Bartolone se félicite que la majorité ait "arrêté de diminuer les effectifs de gendarmerie". Et de fustiger la politique du gouvernement précédent en matière de sécurité : "La meilleure manière de lutter contre l'insécurité, c'est de ne pas affaiblir les effectifs de sécurité".

12h40 - Claude Bartolone considère que Daesh est "un ennemi de l'extérieur" et refuse de parler "d'ennemi de l'intérieur". Selon lui, "nos ennemis nous analysent, ils essaient de voir chaque faille dans la société française".

12h37 - Le président de l'Assemblée nationale assure faire "totalement confiance à la justice et à la police" dans leur enquête. "Je demande à chacun une mobilisation totale autour d'eux", ajoute-t-il. Et d'appeler toute personne qui disposerait d'informations à "ne pas hésiter à les communiquer".

12h35 - Claude Bartolone évoque la réaction du président de la République lorsqu'il a appris ce qui se passait aux alentours du Stade de France. "Il nous a ordonné de ne pas bouger, raconte-t-il. Il est allé rejoindre le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur. Nous étions tous ravagés par la peine".

12h33 - Selon Claude Bartolone, "il était impossible de parler" avec les survivants des attaques terroristes de vendredi. Le président de l'Assemblée nationale évoque "le regard vide" de ces jeunes "rattrapés par la guerre" qui ont côtoyé l'horreur. Et de saluer le travail des forces de l'ordre.

12h30 - Claude Bartolone est l'invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Le président de l'Assemblée nationale est à écouter en direct ici.

12h15 - Manuel Valls annonce que 103 des 129 victimes ont été identifiées.

12h07 - Selon des sources proches du parti, citées par l'AFP, Nicolas Sarkozy va demander le report de la COP21 de plusieurs mois."La maintenir, c'est prendre des risques incroyables" et "ce n'est pas raisonnable", a-t-on ajouté de mêmes sources. Pour protéger les près de 120 chefs d'État et de gouvernement attendus dans la capitale, "il faut des centaines de milliers de policiers". 

11h37 - Quelques heures après les attentats à Paris, Barack Obama a été l'un des premiers chefs d'État à réagir et à apporter son soutien aux victimes. Le président américain a promis dimanche de "redoubler d'efforts" pour éliminer le groupe État islamique après les attentats meurtriers de Paris, à l'ouverture du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G20 à Antalya (Turquie). "Nous allons redoubler d'efforts avec les autres membres de la coalition (antijihadiste) pour assurer une transition pacifique en Syrie et pour éliminer Daesh (acronyme arabe de l'EI)", a-t-il déclaré.

11h30 - La voiture découverte à Montreuil contient des Kalachnikov. 

11h26 - La solidarité s'organise à la suite des attentats perpétrés dans l'agglomération parisienne le 13 novembre. Airbnb annule ses frais de service pour loger gratuitement des gens. L'objectif est de permettre aux individus concernés par les attaques, et qui auraient des problèmes de logement, de se trouver facilement un toit où dormir. "À la lumière des événements récents en Paris, nous vous informons que nous allons annuler tous nos frais de service et permettre aux hôtes de proposer leur logement à titre gratuit, indique Airbnb par communiqué. 

11h19 - Après son entretien avec François Hollande, Nicolas Sarkozy estime que "nous devons tirer les conséquences de ces événements à l'international. Nous avons besoin de tout le monde et de la Russie". Il a aussi appelé le président de la République à des "modifications drastiques" de la politique de "sécurité". "J'ai dit au président Hollande qu'il me semblait que nous devions construire des réponses adaptées, ce qui veut dire une inflexion de notre politique étrangère, des décisions au plan européen et des modifications drastiques de notre politique de sécurité", a-t-il déclaré. 

11h12 - Selon le ministère serbe de l'Intérieur, le titulaire du passeport syrien retrouvé près du Stade de France, serait passé le 7 octobre par la Serbie. Un pays auquel il aurait demandé l'asile.

11h00 - Selon le président du Crif, Roger Cukierman, invité de RTL, "nous sommes dans une guerre mondiale. Donc il faudrait que l'Occident se réveille et soit prêt à combattre de manière forte sur le terrain également. L'ennemi numéro 1 c'est Daesh."

10h50 - François Hollande a reçu Nicolas Sarkozy, ce dimanche à l'Élysée. Les deux hommes ont échangé pendant un peu plus d'une heure. La venue de l'ancien chef de l'État est la première d'une longue série de visites. François Hollande va également s'entretenir avec de nombreux responsables politiques, parmi lesquels Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. Le Président va notamment leur exposer la politique qu'il compte mener dans les jours et semaines à venir, à l'internationale et au sein de l'Hexagone.

10h43 - En concert à Strasbourg, Johnny Hallyday a tenu à rendre hommage aux victimes des attentats de Paris survenus dans la soirée du vendredi 13 novembre.

10h19 - Qu'impliquerait le combat "impitoyable" annoncé par François Hollande contre Daesh ?

10h12 - C'est la suite logique de l'enquête. Une septième personne dans l'entourage de Omar Ismaïl Mostefaï a été placée en garde à vue.

10h04 - "Paris, c'est la ville lumière. Ici à New York, nous savons que cette lumière ne s'éteindra jamais. On voit envoie tout notre amour et notre soutien". C'est en français que l'humoriste Cécily Strong a rendu hommage aux victimes des attentats, au début de l'émission américaine Saturday Night Live.

09h59 - Madonna n'a pas oublié de rendre hommage aux victimes des attentats de Paris, qui ont fait au moins 129 morts vendredi 13 novembre. La superstar de la chanson s'est longuement exprimée sur ces événements tragiques pendant son concert à Stockholm, samedi soir. "Ce spectacle est destiné à célébrer la vie, à se battre pour ses droits, a-t-elle expliqué sur scène. C'est très dur de faire ce show et de ne pas oublier ce qui s'est passé vendredi."

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Madonna - Prayer for Paris (Rebel Heart Tour, Stockholm, 14 Nov 2015)

09h54 - Trois hommes ont été interpellés dans ce quartier de Bruxelles dans l'enquête sur les attentats de Paris. D'autres islamistes radicaux ont déjà été liés à Molenbeek dans le passé.

09h50 - Invité à l'antenne de RTL, le vice-président du Front national, Florian Philippot, déclare : "Nous avons demandé depuis longtemps la fermeture en France des mosquées radicales (...) Ces terroristes ne sont pas dignes d'être Français". Il qualifie ces événements de "tragédie nationale". 


09h46 - Le Bataclan a-t-il été visé au hasard ? On sait, en tout cas, que les salles de concert sont descibles revendiquées par le groupe État islamique. Ces derniers mois dans différents messages de propagande, les terroristes faisaient circuler une photo de concert avec une image de grenade, le tout accompagné d'une légende macabre : "Facile à dissimuler, parfaite contre une masse". 

09h42 - Le G20 prépare une déclaration sur les attentats de Paris. Réunis en Turquie, les chefs d'État préparent une déclaration en réaction aux attaques meurtrières de Paris.

09h39 - En quelques minutes, les terroristes abattent 19 personnes attablées à la terrasse du bar La Belle Équipe. Sur place, une centaine de douilles d'arme de type Kalachnikov ont été retrouvées, preuve de la violence des assaillants. C'est à cet endroit que Laura a croisé la route d'un des tireurs.

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Attentats à Paris : Laura a croisé la route d'un des terroristes carrefour Charonne Crédit Image : RTL Crédit Média : Jacques Serais

09h28 - Comment expliquer les attentats aux enfants ? La ministre de l'Éducation a envoyé un mail aux professeurs dans lequel elle les invite à répondre aux questions des élèves. Les écoles seront ouvertes lundi.

09h21 - La série d'attentats qui a frappé la région parisienne a entraîné l'annulation de nombreux concerts sur l'ensemble du territoire.

09h06 - Les enquêteurs commencent à avoir certaines informations sur les auteurs. Deux d'entre eux ont été identifiés. Parmi eux, Omar Ismaïl Mostefaï, un Français qui s'est donné la mort en faisant exploser sa ceinture d'explosifs dans l'attaque du Bataclan, dans le XIe arrondissement de la capitale. 

09h05 - À quelques mètres du Bataclan, une mère de famille s'approche face aux néons jaunes de la salle de concert rallumée. Elle dépose quelques bougies et les allume. Des sanglots dans la voix, elle hurle son indignation : "Il y a des mères privées de leurs enfants, des enfants privés de leurs mères. Il y a un peuple qui est en deuil. Ça ne me fait pas peur ! S'ils m'entendent, c'est de la lâcheté d'agir comme ça".

08h53 - Six personnes de l'entourage d'Omar Ismaïl Mostefaï, le kamikaze français identifié comme l'un des auteurs de l'attaque du  Bataclan à Paris, sont en garde à vue, notamment son père et son frère et la femme de ce dernier.

Crédit : Christophe Ponzio
L'ancienne maison Omar Ismaïl Mostefaï à Chartres

08h45 - La deuxième voiture des terroristes a été retrouvée, hier, dans une rue de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Les policiers l'ont mise sous surveillance pendant plusieurs heures. ils disposaient de la plaque minéralogique et d'une description assez précise, grâce aux témoins. Cependant, de nombreuses questions persistent. Qui était au volant ? Qui a déposé cette voiture à Montreuil ? "Cela validerait l'hypothèse selon laquelle une ou plusieurs personnes qui ont participé, de près ou de loin, aux actions sont toujours dans la nature", explique notre journaliste police - justice, Damien Delseny.

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Attentats à Paris : la deuxième voiture des terroristes a été retrouvée, hier, dans une rue de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Crédit Image : RTL Crédit Média : Damien Delseny

08h33 - Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense a accordé un entretien exclusif au Journal du Dimanche : "C'est l'ensemble des capacités de Daesh que nous devons viser".

08h31 - "Pour pouvoir être courageux, il faut avoir peur, analyse Jean-Luc Mélenchon. Les autres sont des inconscients, ceux qui n'ont pas peur. Nous nous améliorons comme êtres humains en essayant de dominer la situation". Il insiste sur la haine des agresseurs qu'il faut combattre en France.

08h19 - Une vidéo amateur a capturé le moment où le concert du groupe Eagles of Death Metal a viré au véritable carnage dans le Bataclan. Le bilan provisoire s'élève à 89 morts.

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Les dernières notes du concert des Eagles of Death Metal au Bataclan vendredi 13 novembre 2015 Crédit Image : dailymotion Crédit Média : Instagram / @seb_snow

08h16 - Dans ses vidéos prises par les caméras de surveillance du quartier et saisies par les enquêteurs, on mesure mieux le terrifiant sang-froid de ces hommes. On y distingue des tireurs très professionnels, calmes, capables de prendre le temps d'achever leurs victimes ou de viser un passant qui tente de s'enfuir.

07h58 - Cette nuit s'est tenue le deuxième débat pour les primaires démocrates pour la présidentielle américaine de 2016. Celle-ci a débuté par une minutes de silence en hommage aux victimes de Paris.

07h22 - Mamoun Abdelali, l'imam d'Alfortville, a fait part sur RTL de l'état d'esprit des fidèles qu'il côtoie : "Ils sont sous le choc et l'émotion de la tristesse face à ces atrocités perpétrées au nom de leur religion qu'ils ont toujours appris comme étant une religion d'amour, de paix et de tolérance. Là on voit aussi comment cette religion peut être instrumentalisée et devenir un mobile pour commettre des tueries, ici, chez nous en France, ce pays que nous aimons".

07h12 - À Molenbeek, en Belgique, trois personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête. Cette commune bruxelloise se construit une sale réputation depuis quelques années. Ayoub El-Khazzani, l'auteur de l'attaque dans un Thalys Amsterdam-Paris, et Mehdi Nemmouche, qui avait visé le musée juif de Bruxelles, y ont notamment séjourné. "Il y a eu trop de tolérance. On a laissé faire (...) et s'installer sur Molenbeek des foyers islamistes radicaux", dénonce Claude Moniquet, spécialiste du terrorisme, sur Bel RTL. 

06h59 - Aux États-Unis, lors d'un débat des primaires du parti démocrate pour la présidentielle de 2016, Hillary Clinton a appelé le monde à s'unir pour "détruire l'idéologie jihadiste radicale qui anime des organisations comme l'État islamique, un groupe terroriste violent, barbare, sans pitié".

06h36 -  Pourquoi la France est une cible privilégiée des jihadistes ? Après les attentats de Charlie Hebdo en janvier, l'attentat en Isère en juin et l'attaque dans un Thalys effectuant la liaison Amsterdam-Paris en août, les drames se sont enchaînés sur le sol français.

06h21 - Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dénonce un "acte de guerre" commis par le groupe État islamique et estime que "notre stratégie de défense doit s'adapter". Selon lui, la France doit "combattre partout sans relâche" cette "véritable armée terroriste". Il faudrait pour cela viser "l'ensemble des capacités de Daesh".


05h45 - Les attentats toujours à la une des journaux. Le vendredi 13 novembre s'affiche une nouvelle fois en Une des journaux français et étrangers. Après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis, le "deuil", la "guerre", la "terreur" et les "larmes" s'affichent en couvertures de nombreux médias

Crédit : Capture d'écran / La Provence
La Provence, en noir, détourne La Marseillaise

>> Retrouvez les événements de la nuit du 13 au 14 novembre de 21h17, heure de la première explosion près du Stade de France, à 9h du matin samedi 14 novembre.


>> Retrouvez les événements, analyses et réactions au lendemain des attaques de Paris


>> Retrouvez les derniers éléments de l'enquête et les témoignages au lendemain des attaques de Paris

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La France annonce avoir bombardé massivement le fief de l'État Islamique à Raqqa, en Syrie
La France annonce avoir bombardé massivement le fief de l'État Islamique à Raqqa, en Syrie
Deux jours après les attentats qui ont marqué la France, le ministère de la Défense a annoncé avoir frappé les positions de Daesh en Syrie.
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/en-direct-attentats-a-paris-un-bilan-provisoire-de-129-morts-deux-kamikazes-identifies-premiere-vague-d-interpellations-7780517338
2015-11-15 08:11:00
http://media.rtl.fr/cache/XIDWvYf8f28Ao95UBysLNw/330v220-2/online/image/2015/0510/7778295316_le-drian.jpg