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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei le 3 novembre 2025
Crédit : KHAMENEI.IR / AFP
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L’Iran est soumis depuis des décennies à des sanctions internationales évères. Son économie est en ruine et sa monnaie ne vaut pratiquement plus rien. Mais au sommet du système, il y a cette fameuse boîte noire, difficile à percer, qui détient un trésor de plus de cent milliards de dollars.
Pour cela, il faut se pencher sur le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Outre une dizaine de fondations religieuses, Khamenei est à la tête de la Setad, "le siège" en persan. C’est l’un des plus grands conglomérats économiques du pays, en raison de son activité dans les télécommunications et l’industrie minière.
Un empire qui s’est enrichi lors d’opérations de privatisations, qui ne sont qu'en réalité de vraies/fausses privatisations. La Setad s’est adjugée les secteurs rentables. Elle les partage souvent avec les tout puissants gardiens de la révolution, cette garde prétorienne de près de 200.000 hommes. Une bonne façon d’acheter leur loyauté, alors que d’autres secteurs moins juteux ont été laissés au privé.
Et dans la construction de cet empire financier, il y a l’un des fils du guide suprême. Mojtaba Khamenei, un religieux de 57 ans au turban noir comme son père. Discret mais très actif, l'homme dispose de relais dans les affaires.
L’un d’eux s’appelle Ali Ansari, un magnat de la construction qui a bâti un immense centre commercial à Téhéran. Ce dernier a également racheté une banque iranienne et gagné beaucoup d’argent au Venezuela dans le secteur de la construction. Il se faisait souvent payer en pétrole.
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Ali Ansari pèse plusieurs milliards d’euros, et est également soupçonné de financer les Gardiens de la Révolution. L’homme, qui a un passeport chypriote, a aussi investi en Europe. Il a racheté des biens immobiliers dans plusieurs quartiers chics de Londres. Mais également à Francfort, en Allemagne, en s'octroyant des hôtels de luxe.
Ansari a été mis sur une liste noire l’an dernier par la Grande-Bretagne. Mais il possède toujours des sociétés relais, notamment aux Émirats arabes unis.
En France, les relais des mollahs ont quelques investissements cachés. Dans l'immobilier, l'un d'entre-eux a acquis un hôtel particulier près du bois de Boulogne, à Paris. Une de mes sources proche de l'homme m’a raconté ses réunions en Italie devant des hommes d’affaires étrangers, entourés d’avocats internationaux ayant pignon sur rue.
Mais il y a quelques mois, l’Iranien avait l’air pressé de vendre certains de ses actifs à Téhéran, ce qui a surpris son interlocuteur. Le financier de la République islamique lui a répondu qu’il voulait mettre ses enfants et ses petits-enfants à l'abri du besoin. Il est plutôt possible qu’il ait senti le vent tourner.
Un pion parmi d’autres d’une toile d’araignée patiemment tissée loin de l’Iran. Elle pourrait se déchirer, si jamais le régime venait à s’écrouler sous les coups de boutoir de Donald Trump et de ses opposants.
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