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OM : 6 raisons d'envisager une belle saison après le nul contre le PSG

DÉCRYPTAGE - 5e de Ligue 1 à deux longueurs du podium à l'issue du "Clasico" et de la 10e journée, Marseille possède de précieux atouts pour bien figurer en mai prochain.

Clinton Njie et Florian Thauvin remercient le public du Vélodrome, dimanche 22 octobre 2017
Clinton Njie et Florian Thauvin remercient le public du Vélodrome, dimanche 22 octobre 2017 Crédit : Valery HACHE / AFP
GrégoryFortune77
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Après une nuit de sommeil, déception et frustration se sont probablement estompées du côté de Marseille, laissant place à des sentiments plus positifs, de la fierté d'avoir réussi un grand match à l'espoir que cette saison 2017-2018 confirme une montée en puissance du "Champions Project". Huit mois après l'humiliation subie au Vélodrome face à son meilleur ennemi (1-5), l'OM va mieux. Beaucoup mieux.

Certes, Marseille n'a toujours pas battu le PSG depuis novembre 2011. La série d'invincibilité des Parisiens s'étire désormais à 15 rencontres. Mais la lumière entrevue durant un quart d'heure entre le but du 2-1 signé Florian Thauvin et l'égalisation d'Edinson Cavani à la 93e, et ce résultat nul (2-2) pour lequel ils auraient probablement signé avant ce 92e "Clasico" peuvent servir de match fondateur à Rudi Garcia et ses joueurs.

1. Avoir tenu tête à un "gros" avec la manière

Pour le premier match sur le banc de Rudi Garcia, l'OM version Frank McCourt était déjà parvenu à tenir tête au PSG, au Parc des Princes. Ce dimanche 23 octobre 2016, l'ancien coach de Lille et la Roma avait aligné une défense à cinq plus deux milieux défensifs et aucun ailier. Paris se cassa les dents sur ce bloc compact (0-0). 

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Un an quasiment jour pour jour plus tard, la philosophie n'était pas du tout la même, alors que Paris se présentait avec sa redoutable "MCN" sur le papier. Terminées les compositions d'équipe en fonction de l'adversaire. Depuis la claque reçue à domicile par Rennes début septembre (1-3), Garcia est resté fidèle à un 4-2-3-1, à l'idée de jouer.

Avant Rennes, l'OM avait explosé à Monaco (6-1, 4-0 à la mi-temps) malgré sa défense à cinq et ses deux milieux défensifs. Troisième humiliation de suite face au club de la Principauté en championnat après le 4-0 à Louis-II fin novembre 2016 et le 1-4 au Vélodrome de mi-janvier. 

La saison passée avec Garcia, l'OM était également tombé à Lyon (3-1). L'entraîneur serait-il donc incapable de faire jeu égal avec les grosse écuries, que ce soit avec Lille, Rome ou Marseille ? Ce "Clasico" lui ôte beaucoup de pression pour les prochaines échéances du genre (OL-OM le week-end du 16 décembre, par exemple).

2. Payet-Thauvin, symboles du sens du sacrifice

Cette revanche tactique, Garcia la doit aussi au sens du sacrifice de ses joueurs offensifs, à commencer par Dimitri Payet et Florian Thauvin, qui ont beaucoup participé aux tâches défensives. "Ce qu’on a montré, c’est qu’on avait appris de la saison dernière et que face aux grosses équipes on pouvait, si bien sûr on mettait le bleu de chauffe, répondre présent dans les grands rendez-vous", a souligné le premier.

L'ancien joueur de West Ham appelle désormais ses partenaires à mettre "la même implication" sur la durée, chaque week-end, même face aux équipes de deuxième partie de tableau. Si cela avait été le cas à Strasbourg une semaine plus tôt, "on en prend peut-être pas trois (3-3, ndlr) et on repart avec les trois points. Il faut garder ça". Première occasion de passer des paroles aux actes dimanche 29 octobre (21h) à Lille, pour les retrouvailles avec Marcelo Bielsa.

3. Au moins un but marqué à chaque match

Si la défense marseillaise a parfois sombré comme à Monaco, Strasbourg ou face à Rennes, que Mandanda n'a gardé sa cage inviolée qu'à 7 reprises en 17 matches toutes compétitions confondues, l'OM affiche un atout remarquable cette saison : c'est la seule équipe à avoir marqué au moins une fois lors de tous ses matches de championnat (10).

Sept Olympiens ont déjà trouvé le chemin des filets, Clinton Njie (5 fois), Lucas Ocampos (4), Florian Thauvin (3), Luiz Gustavo (2), Morgan Sanson (2), Konstantinos Mitroglou (1) et Dimitri Payet (1). En maintenant cette efficacité offensive et en gommant certaines lacunes derrière, sur coups de pied arrêtés notamment, cet OM peut viser le podium en fin de saison.

4. Accumulation de confiance

Corollaire de cette capacité à marquer à chaque fois, Marseille ne perd plus en Ligue 1 depuis un mois et demi (trois succès, deux nuls). Toutes compétitions confondues, le club phocéen n'affiche qu'une défaite lors de ses huit dernières sorties, à Salzbourg (1-0), en Europa League, avec une équipe largement remanié par rapport au 11 type d'aujourd'hui.

Hormis le coup de froid, surmonté, de fin août-début septembre, l'OM accumule ainsi de la confiance depuis le 1er juillet et le début des matches amicaux. Celle qui lui a permis de se présenter tête haute face au PSG, de renverser Nice (2-4) après une entame catastrophique, d'arracher le nul à Strasbourg, la victoire contre Guimaraes.

5. Le banc de touche a pris de l'épaisseur

Face au PSG, trois des titulaires de la saison passée étaient remplaçants au coup d'envoi, Yohann Pelé, Maxime Lopez et Morgan Sanson. À leurs côtés, l'une des têtes de gondole du mercato estival, Valère Germain, et le meilleur buteur du club en L1, Clinton Njie. Ce dernier s'est mué en passeur décisif sur le but de Thauvin 12 minutes après son entrée en jeu à la place de Kostas Mitroglou.

Si le Grec n'est pas encore au niveau espéré, il renforce la concurrence et offre à Garcia une palette d'options bien plus larges que la saison dernière. Avec un tel banc de touche, l'OM doit pouvoir enchaîner championnat et Europa League en figurant bien sur les deux tableaux. Avant le "Clasico", Payet et Thauvin ont pu se reposer, ce qui n'a pas empêché la victoire contre Guimaraes.

6. Reconquête du Vélodrome

Quoi de mieux que mener deux fois au score face au PSG pour reconquérir son public, redonner envie aux Marseillais de revenir en masse au Vélodrome, se faire pousser par le "12e homme" ? Moins de 40.000 pour la réception de Toulouse, ils étaient plus de 60.000 dimanche 22 octobre, bouillants pour la plupart.

Cinq semaines, le Vélodrome sonnait terriblement creux à l'heure de recevoir les Turcs de Konyaspor (8.650 spectateurs), avec notamment un virage sud vide au coup d'envoi. "Vide comme les promesses de Jacques-Henri, la tactique de Rudi", était-il écrit sur une banderole à l'attention du président Eyraud et de l'entraîneur Garcia.

Le propriétaire américain Frank McCourt n'était pas non plus été épargné : "118 millions d'euros pour quoi ?, lui était-il demandé en Anglais. Qui est le patron dans ce club ?  McCourt sort tes cou... !" L'ambiance s'est sacrément apaisée. Plus que tout autre club, l'OM a besoin d'unisson avec ses supporters pour maintenir ses ambitions. Les bases sont posées.

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