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Euro 2021 : les longs voyages ont-ils désavantagé certaines sélections ?

Avec 11 villes-hôtes, quelques sélections ont bénéficié d'un tournoi presque entièrement à domicile alors que d'autres voyageaient à travers l'Europe. Les premières ont mieux réussi leur tournoi que les autres.

L'équipe de France de football lundi 29 juin
L'équipe de France de football lundi 29 juin
Crédit : DANIEL MIHAILESCU / POOL / AFP
Victor Goury-Laffont

Italie, Espagne, Angleterre, Danemark. Quatre sélections avec des histoires, des attentes et des styles de jeu très différents. Leur point commun ? Chacune a disputé ses trois matches de poule à la maison.

Dans un format habituel, les 32 équipes engagées se seraient rendues dans un seul et même pays, deux nations voisines tout au plus comme en 2000 (Belgique et Pays-Bas) ou en 2008 (Suisse et Autriche). Les sélections n'effectuent ensuite que de très brefs trajets, d'une ville à l'autre. Mais pour célébrer les 60 ans du tournoi, l'UEFA a misé pour cette édition sur un format pan-européen. 11 villes-hôtes en tout, de Glasgow (Écosse) à Baku (Azerbaïdjan).

Conséquence : certaines sélections ont eu à effectuer des trajets particulièrement longs, là où d'autres ont pu profiter d'une stabilité géographique. La Pologne a par exemple parcouru plus de 7.000 kilomètres pour affronter la Slovaquie en Russie (1-2), puis l'Espagne à Séville (1-1), avant de retourner à Saint-Pétersbourg pour une ultime rencontre face à la Suède (2-3). Des matches ponctués par des vols de plus de quatre heures qui expliquent, peut-être, la mauvaise performance polonaise dans cet Euro 2021 (un match nul, deux défaites).

L'Équipe de France, elle, aura connu trois villes : Munich, Budapest, puis Bucarest. Des déplacements auxquels se sont ajoutés des difficultés logistiques. Les hôtels des Bleus n'étant pas privatisés et se situant en centre-ville, les joueurs étaient soumis à un protocole particulièrement rigide pour ne pas casser la bulle sanitaire.

Des joueurs remontés

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À l'inverse, les Anglais n'ont quitté leur antre de Wembley qu'une fois depuis le début de la compétition, un court déplacement à Rome pour affronter l'Ukraine en quarts de finale (4-0). Demi-finalistes, les hommes de Gareth Southgate sont de retour à Londres et ne quitteront plus leur pays, où est également prévue la finale.

Le format était-il injuste dès le départ ? Oui, selon le défenseur belge Thomas Vermaelen, sorti de la compétition après la défaite des Diables Rouges contre l'Italie (1-2). "Il y a des équipes qui jouent leurs trois matches à domicile et les autres qui doivent voyager, se plaignait l'ex-joueur d'Arsenal dans un entretien accordé au Daily Mail lors de la deuxième semaine de compétition. Tous ces voyages sont mauvais pour les corps des joueurs surtout dans un tournoi si court".

Au Pays de Galles, le format a suscité l'opposition, même au sein de la classe politique. Après l'élimination des coéquipiers de Gareth Bale dès les 8e par le Danemark (4-0), le député Llyr Gruffudd demandait au parlement gallois de signaler à l'UEFA l'opposition de la nation à ce format. Le défenseur Chris Gunter avait décrit l'organisation de ce tournoi comme une "blague" après avoir été sorti par les Danois. Un tournoi au cours duquel les Gallois auront dû beaucoup voyager, avec deux matches à Baku, un match à Rome et un au Pays-Bas.

Les contraintes sanitaires en plus des déplacements

Aux kilomètres, il faut ajouter les restrictions sanitaires. En raison d'une quarantaine imposée aux voyageurs, aucun supporter danois, espagnol ou italien ne sera présent pour soutenir sa sélection en demi-finale, sauf à braver les interdits.

"C'est très injuste, si je veux être parfaitement honnête, (...) très injuste qu'on n'ait pas la moitié du stade remplie de fans italiens et l'autre de fans espagnols" a déploré Roberto Mancini, sélectionneur de la Nazionale. Les fédérations espagnoles et italiennes ont lancé des appels aux expatriés des deux pays qui habitent l'Angleterre de se rendre à Wembley, ce mardi 6 juillet, pour soutenir leur pays d'origine.

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