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Présidentielle 2022 : quelles perspectives pour le second mandat du Président Macron ?

Emmanuel Macron a été réélu dimanche. L’équipe qui travaille autour du président réélu va préparer un gros train de mesures de pouvoir d’achat.

Emmanuel Macron, le 24 avril 2022
Emmanuel Macron, le 24 avril 2022
Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Quelles perspectives pour le second mandat du Président Macron?
00:04:06
Quelles perspectives pour le second mandat du Président Macron?
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François Lenglet

L'équipe d'Emmanuel Macron va travailler sur des nouvelles mesures pour le pouvoir d'achat. Ces mesures s'évaluent au total à plusieurs dizaines de milliards d’euros, et devraient être adoptées dans les toutes prochaines semaines. 

Il y aura, d’abord, la prolongation du "bouclier tarifaire" jusqu’à la fin 2022, c’est-à-dire le blocage du prix du gaz et de l’électricité aux niveaux actuels. Ces niveaux sont très élevés, mais très inférieurs à un prix de marché qui, lui, est tiré à la hausse par le conflit russe. Pour l’essence, le prix à la pompe fait l’objet d’une baisse de taxe de 15 à 18 centimes, parfois davantage. Ce dispositif est censé durer jusqu’à la fin juillet, il devrait aussi être prolongé, mais pas de façon universelle comme actuellement. L’objectif est de différencier l’aide en fonction des revenus et de l’utilisation de sa voiture. Un objectif pas facile à atteindre d’ailleurs, parce que ce sont des données très difficiles à collecter. 

D'autres revalorisations ont été annoncées

À cela s’ajouteront les revalorisations annoncées, pour les retraites tout d’abord, revalorisées à hauteur de l’inflation, et les prestations sociales, qui connaîtront la même progression, avant l’été. Côté entreprise, le président a ouvert la porte pendant la campagne à un étalement ou une renégociation, des prêts garantis par l’État (PGE), consentis pendant la crise du Covid. 

La nouveauté est la réflexion autour d'un dispositif spécifique pour les entreprises qui utilisent beaucoup d’énergie, comme l’agriculture et l’industrie, et qui ont subi l’extraordinaire augmentation des tarifs. L’Union européenne vient d’autoriser les États membres à mettre en place cette aide. L’Allemagne l’a fait à hauteur de 60 milliards d’euros, ce qui donne la mesure de ce qui sera possible de faire en France. 

Un nouveau plan de relance

À écouter aussi

La France milite discrètement, au sein de l’Europe, pour un second programme de relance au financement mutualisé par tous les pays de l’Union, sur le modèle de celui qui a été adopté pour lutter contre les effets du Covid. Il s’agirait cette fois-ci de concentrer les efforts dans deux domaines. L’énergie d’abord, avec la construction d’infrastructures de transport et la production aux dimensions du continent. La perspective est alors double : décarboner progressivement et de conquérir l’indépendance énergétique européenne. La défense est un autre domaine, à la fois sensible et important, maintenant qu’apparaît la vulnérabilité collective de l’Europe en matière géostratégique.
 
Pour financer tout cela, les conditions politiques de l’élection d’hier demandent un coup de barre à gauche au plan économiqueLa victoire d'Emmanuel Macron est sans équivoque, mais le paradoxe, c’est qu’elle n’est pas lisible : quel mandat économique les électeurs ont-ils choisi, exactement ? 

La force du Rassemblement National et de l’abstention sont manifestes, elles auront un prix, notamment budgétaire. Car la seule politique qui rassemble tout le monde en France, c’est la dépense publique massive. Il n’y aura pas de garde-fou européen, les critères de Maastricht sont suspendus, et on peut penser qu'ils ne reviendront jamais. De plus, l’Europe a quand même eu peur, avec les élections françaises, de voir le pays sortir de l’Union. Ça vaudra pour autorisation de dépense inconditionnelle. 
 
Pour s'installer à Bercy, le premier des candidats, c’est l’actuel titulaire, Bruno Le Maire. Il a le poids politique pour un tel poste, y compris au plan international, et il a également l’expérience. D’autres ministres actuels se verraient bien à un poste ou un autre dans ce bâtiment qui ressemble à un péage d’autoroute, au sud-est de Paris : Gabriel Attal, aujourd’hui porte-parole, ou encore Clément Beaune, ministre des Affaires européennes.

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