1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Législatives 2022 : comment s’organisent les partis ?
2 min de lecture

Législatives 2022 : comment s’organisent les partis ?

À peine la présidentielle terminée, les partis politiques mettent le cap sur les législatives des 12 et 19 juin prochains. Chacun élabore sa stratégie.

L'Assemblée Nationale (illustration)
L'Assemblée Nationale (illustration)
Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Législatives 2022 : comment s'organisent les partis ?
00:03:41
Micro générique Switch 795x530
Aurélie Herbemont - édité par Théo Putavy

Que ce soit pour Emmanuel Macron, fraîchement réélu président, ou les partis d'opposition, toute la classe politique est tournée vers les élections législatives des 12 et 19 juin prochains. 

Dès dimanche soir, dans son discours post-résultats, Marine Le Pen était tournée vers cette bataille, qu'elle mènera en première ligne. La députée du Pas-de-Calais compte bien rempiler. Marine Le Pen a perdu, mais avec 42% des voix elle fait 8 points de plus qu’en 2017, le plus gros score jamais atteint par l'extrême droite. Un cadre RN est formel : "cette fois, on aura un groupe à l'Assemblée, c'est sûr". Un groupe c’est 15 députés. Aujourd'hui, le RN n'en a que 6. L'extrême droite va miser sur les zones rurales pour gagner des parlementaires. "La diabolisation ça ne peut pas marcher sur 577 candidats", martèle un élu.

Les perdants du premier tour veulent se refaire

Jean-Luc Mélenchon n’a pas tardé à apparaître sur les écrans de télé. Il faut dire que l'Insoumis n'avait même pas attendu que le second tour soit passé pour se lancer dans le troisième en demandant aux Français de l'élire premier ministre. Les insoumis discutent avec les autres forces de gauche. Une nouvelle réunion est prévue ce lundi avec les communistes par exemple. 

Des discussions aussi ont lieu avec les écologistes même si un cadre vert prévient : "c'est pas gagné pour l'union de la gauche, les Insoumis donnent l'impression de vouloir marcher sur la tête de tout le monde, ça peut pas passer".

À lire aussi

Du côté des Républicains, la ligne du parti est claire : pas d'accord avec LaRem. Mais certains font déjà entendre une voix discordante. Le maire du Touquet Daniel Fasquelle et trésorier de LR plaide pour une coalition, ou le maire de La Baule, Franck Louvrier, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Pour lui, "pas question de rester sur le banc de touche pendant 5 ans". Bref, il va y avoir du tangage dans l'air à droite. "Ceux qui veulent aller chez macron sont fous, grince un dirigeant, vu le score qu'il a fait, ils n'ont rien à négocier".

Macron pense aux investitures

Emmanuel Macron avait fixé une règle : pas d'investiture avant la présidentielle. Il va falloir négocier avec le partenaire historique du modem, l'aile gauche emmenée par le maire socialiste de Dijon François Rebsamen, des LR qui veulent se rapprocher, mais aussi Horizons, le parti d'Édouard Philippe. 

Le Président rêve d'un grand parti de la majorité présidentielle, et même d'un groupe unique à l'Assemblée. Pas sûr que ses partenaires l'entendent de la même oreille. "Cela serait bien mais je ne mise pas dessus", glisse un dirigeant macroniste, qui parie sur une "majorité plus large qu'en 2017 mais avec une diversité compliquée à gérer". La campagne ne fait que commencer. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/