1. Accueil
  2. Culture
  3. Médias et people
  4. Britney Spears : ce qu'il faut retenir de son audition
4 min de lecture

Britney Spears : ce qu'il faut retenir de son audition

ÉCLAIRAGE - La popstar a dénoncé une tutelle "abusive" et confié être "traumatisée" et "déprimée".

Une pancarte "Free Britney" devant le tribunal, le 23 juin 2021.
Une pancarte "Free Britney" devant le tribunal, le 23 juin 2021.
Crédit : RICH FURY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Coline Daclin
Journaliste

La star de la pop Britney Spears a abordé mercredi 23 juin pour la première fois le sujet sensible de sa tutelle en public. Elle a été entendue devant un tribunal de Los Angeles, via internet, pour demander la levée de la mesure, qui dure depuis 2008, et stipule que les décisions concernant la chanteuse sont prises par une tutrice professionnelle et son père, Jamie Spears, avec lequel elle entretient de longue date des relations difficiles.  

Pendant un peu plus de 20 minutes, Britney Spears a défendu son cas quasiment sans interruption, avec un débit de parole rapide. Son avocat commis d'office, Samuel Ingham, avait déjà affirmé devant le tribunal que la chanteuse avait "peur de son père". Mais la chanteuse de 39 ans a tenu des propos encore plus forts, qui ont ranimé chez ses fans la mobilisation pour la libérer de sa tutelle, sous le hashtag #FreeBritney


La retranscription complète de l'intervention de Britney Spears est accessible, en anglais, sur le site de Variety.

Un bonheur de façade ?

Britney Spears est peu apparue dans les médias depuis la sortie et la promotion de son dernier album Glory en 2016. En janvier 2019, elle avait annoncé suspendre jusqu'à nouvel ordre ses activités artistiques. Elle a néanmoins continué à communiquer sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram, dans des publications souvent joyeuses et aux légendes énigmatiques. C'est en analysant ce sous-texte dans un podcast, Britney's Gram, que des fans ont émis l'idée qu'elle pouvait être en difficulté face à la tutelle de son père.

À lire aussi

Lors de l'audition de mercredi, Britney Spears a assuré avoir enjolivé la réalité sur les réseaux sociaux. "J'ai menti et dit au monde entier 'Je vais bien et je suis heureuse'. C'est un mensonge. Je pensais que si je ne disais suffisamment, peut-être que je deviendrais heureuse, parce que j'étais dans le déni", a déclaré la chanteuse. 

En vérité, la star se dit "traumatisée" et "déprimée". "Je ne suis pas heureuse. Je n'arrive pas à dormir. Je suis tellement en colère, c'est dingue. [...] Je pleure tous les jours".


Britney avait été placée sous tutelle au moment d'une longue période de dépression, après sa demande de divorce avec Kevin Federline en 2006, la perte de la garde de ses enfants en 2007, et face au harcèlement des paparazzis, qui ont documenté son excès de rage contre la voiture de l'un d'eux, après s'être rasé la tête

Elle ne "savait pas" qu'elle pouvait arrêter la tutelle

L'avocat de Britney Spears avait déjà demandé au tribunal de remplacer Jamie Spears par la tutrice professionnelle qui co-gère actuellement son cas avec lui. Lors de l'audience, la chanteuse est allée plus loin en demandant la fin de la tutelle. "Madame, je ne savais pas que je pouvais adresser une demande pour mettre fin à la tutelle. Je suis désolée de mon ignorance, mais honnêtement je ne le savais pas", a-t-elle soutenu. 

En 2020, plusieurs audiences avaient eu lieu au sujet de la tutelle de Britney Spears, auxquelles elles n'avait pas participé. Elles avaient toutes reconduit la tutelle ou repoussé la décision.

Lors de l'audience de mercredi, Britney Spears a également demandé à ne pas subir une évaluation psychologique pour en sortir. "Je pense pas que je devrais être dans une pièce avec quelqu'un qui m'offenserait en essayant de tester mon intelligence, si j'ai besoin d'être sous cette stupide tutelle ou pas. J'ai fait bien plus qu'assez."

"Il ne veulent pas que j'ai un enfant"

La chanteuse de Baby One More Time a détaillé les conditions de sa tutelle, qu'elle considère "abusive". "Ils me donnent l'impression de vivre en cure de désintoxication", a-t-elle déclaré, en évoquant notamment les rendez-vous obligatoires avec un thérapeute, deux fois par semaine. 

"C'est ma maison. J'aimerais avoir le droit de monter dans la voiture de mon petit-ami", a-t-elle insisté. "On m'a dit que maintenant, avec la tutelle, je ne pouvais pas me marier et avoir un bébé. J'ai un stérilet [...] pour ne pas tomber enceinte. Je veux l'enlever pour essayer d'avoir un nouvel enfant. Mais cette prétendue équipe ne me laisse pas aller chez le médecin pour le faire, parce qu'ils ne veulent pas que j'ai un enfant, aucun autre enfant."

Des plaintes à son psy, et un traitement "forcé"

Lors de l'audience, Britney Spears a aussi raconté ses difficultés lors de répétitions pour les shows à Las Vegas. Alors qu'elle assure avoir "tout pris très au sérieux", ses responsables de tutelle auraient assuré qu'elle ne participait pas et ne prenait pas son traitement. "Quand j'ai dit non à un pas de danse aux répétitions, c'était comme si j'avais lancé une bombe", raconte-t-elle. 

Elle soutient que son thérapeute a ensuite reçu des appels à plusieurs reprises de la part de ses responsables pour lui signaler la situation. Il lui aurait ensuite prescrit du lithium (un régulateur de l'humeur, utilisé dans les troubles bipolaires). La star ne voulait pas prendre ce traitement. Elle dit aussi avoir été obligée de voir son coach sportif, même quand elle était malade

Enfin, Britney Spears soutient avoir été "forcée" à faire des tournées, qu'elle ne voulait pas faire. "Je n'aime pas avoir cette impression que je travaille pour les personnes que je paye", a-t-elle ajouté, alors que son père est accusé par ses fans de se faire de l'argent sur le dos de la star. Le New York Times assure que la chanteuse doit non seulement payer ses propres frais d'avocat mais aussi ceux, assez considérables, des tuteurs qui contestent ses demandes devant le tribunal.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/