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De la Peste à Ebola, comment se sont finies les grandes épidémies de l'Histoire ?

Alors que la pandémie liée au coronavirus bouleverse le monde depuis plus d'un an et demi, retour sur la fin des grandes épidémies des siècles passés, pour entrevoir un espoir contre la Covid.

Des personnels de santé en Inde, pendant l'épidémie de coronavirus (illustration)
Des personnels de santé en Inde, pendant l'épidémie de coronavirus (illustration)
Crédit : Arun SANKAR / AFP
Capucine Trollion
Capucine Trollion

Le monde continue de se battre contre le coronavirus. Si certaines frontières sont de nouveau ouvertes, si en France il est désormais possible de retourner au restaurant, au bar et au cinéma, si la campagne de vaccination continue dans le monde, le coronavirus est toujours présent dans nos vies.

Et pourtant, un jour, on l'espère, la vie pourra reprendre autant que possible comme avant. Certes, il reste encore beaucoup à faire pour y parvenir, mais c'est possible. Pour preuve, l'Histoire. Il suffit de se pencher sur la fin des précédentes pandémies. Peste, choléra, grippe espagnole, H1N1... Avec l'immunité collective, les quarantaines, les vaccins, elles ont réussis à être stoppées. 

La peste noire est l'une des épidémies les plus marquantes : elle a fait plus de 30 millions de victimes en Europe. "Le vecteur de la peste, c'est une bactérie qui peut voyager soit avec le rat à fond de navire, soit dans les fourrures des marchands qui les transportent", expliquait Patrick Boucheron, professeur d'Histoire médiévale à Paris-I, au micro de RTL

La mise en place des quarantaines

La peste se répand et touche les cités portuaires du bassin méditerranéen (Marseille, Gênes, Venise, Constantinople...), d'où débarquent les guerriers, marins et cavaliers porteurs du virus, rappelle Sud OuestLa première quarantaine maritime date de 1377 dans la ville de Raguse, devenue Dubrovnik en Croatie. Raguse interdit ainsi l'accès à la ville "à tous ceux qui viennent d’une zone infestée par la peste", sauf s’ils sont auparavant restés "pour se purger" dans un autre lieu à l'extérieur de la ville et désigné par cet usage. La méthode est adoptée dans la foulée par la république de Venise puis s'exporte à Marseille en 1383, à Barcelone en 1458 ou encore à Edimbourg à 1475.

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La première quarantaine terrestre en France, arrive bien plus tard, en 1720, lors de la Peste de Marseille. Il s’agit alors d’empêcher l’épidémie de peste, qui a commencé à Marseille, de se propager dans tout le pays. Le conseil du Roi prend la décision de placer toute la Provence en quarantaine, et de la couper du reste du pays pendant deux ans. La peste fera 120.000 morts dans cette région.

L'immunité collective contre la grippe espagnole

Au XXe siècle, la grippe espagnole (1918-1920) fait ses premières victimes aux États-Unis, se propage ensuite en Europe, puis touche le monde entier. Comme le précise Sciences et Avenirc'est l'immunité collective, entre autres, qui a permis de venir à bout du virus. Au total, cette grippe a tué 50 millions de personnes, soit cinq fois plus que les combats de la Première Guerre mondiale. 

Pendant l'épidémie, les États-Unis ont mis en place les gestes barrières avec port du masques, fermetures des écoles et interdiction de cracher par terre. En France, dès 1918, les établissements scolaires et les théâtres sont fermés, les transports sont désinfectés et la distanciation physique mise en place dans les hôpitaux. 

À écouter

28. Coronavirus : quelles leçons peut-on tirer de la grippe espagnole ?
11:16

Contre le Sras, la mise en place de restrictions

La Covid-19 est aussi souvent comparée au précédent coronavirus : le Sras. Le Syndrome respiratoire aigu sévère émerge fin 2002 dans le sud de la Chine, transmis de la chauve-souris à l'Homme par la civette, un mammifère sauvage vendu vivant sur des marchés chinois pour sa viande. Il s'avère redoutablement contagieux, provoquant des pneumonies aigües parfois mortelles. 

À partir du printemps 2003, le Sras est à l'origine d'une véritable psychose en Asie. L'épidémie touchera finalement une trentaine de pays, mais avec un bilan limité, la Chine et Hong Kong concentrant 80% des victimes, et un taux de mortalité de 9,5%. Avec 774 victimes, son bilan est cependant incomparable Covid-19, qui a déjà fait plus de 4,6 millions de morts dans le monde. 

Comme le rappelle Sciences et Avenir, le SRAS est endigué à grands renforts de mesures comme la fermeture des marchés "pour ralentir la transmission de l'animal à l'humain" et le confinement "pour stopper les transmissions au sein de la population humaine". L'arrivée du printemps a aussi permis d'endiguer la circulation du virus.

Le vaccin contre Ebola

Entre 2013 et 2016, Ebola a fait 11.300 morts en Afrique de l'Ouest. Identifié en 1976, il a déclenché une épidémie de fièvre hémorragique en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Le virus est réapparu en août 2018 dans l'Est de la République démocratique du Congo, où il a fait, à ce jour, plus de 2.200 morts. 

"Depuis sa découverte, en 1976, en République démocratique du Congo [ex-Zaïre], jamais le virus Ebola ne s’était répandu comme cela et fait autant de victimes", explique le virologue Jean-Claude Manuguerra, virologue en charge de la Cellule d’intervention biologique d’urgence (Cibu) à L'Institut Pasteur dans un dossier de l'Institut Pasteur. Des mesures d'hygiène sont mises en place pour lutter contre le virus : isoler les malades, se laver régulièrement les mains... Ainsi qu'un vaccin, appelé, ERVEBO, disponible depuis 2018 en France. 

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