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Coronavirus : quelles leçons peut-on tirer de la grippe espagnole ?

PODCAST - Chaque jour, François Lenglet et Catherine Mangin se penchent sur les bouleversements économiques que provoque la crise du coronavirus. Dans cet épisode, ils s'intéressent à la grippe espagnole de 1918.

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28. Coronavirus : quelles leçons peut-on tirer de la grippe espagnole ? Crédit Image : RTL Originals | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page de l'émission
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François Lenglet édité par Sylvain Zimmermann

En 1918, un virus de la grippe particulièrement virulent et contagieux appelé "grippe espagnole" a infecté un tiers de la population mondiale et fait 50 millions de morts. C'est à dire 5 fois plus de décès que la Grande Guerre. C’est surtout la seconde vague qui a été terrible. Elle a été particulièrement mortelle entre l’été et l’automne 1918, frappant d’avantage les hommes, âgés entre 18 et 40 ans.

En France, la grippe espagnole a fauché 240.000 personnes, dont Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand. Les États-Unis ont également payé un lourd tribut avec presque 700.000 morts, dont Frederick Trump, le grand-père de l'actuel président américain. On a appelé ce virus "grippe espagnole" parce qu’il intervenu à la fin de la Première Guerre mondiale, et que seule la presse espagnole (l’Espagne étant un pays neutre) en parlait.

La France et l’Allemagne étaient tout autant touchés mais ne voulaient pas avouer la moindre faiblesse. Ce qui est frappant avec cette épidémie, c’est que exactement comme pour le Covid-19, il y a eu des réactions très différentes de la part des régions, pays, voire même des États au sein des États-Unis. De plus, les taux de mortalité étaient très variables d’un endroit à un autre.

Des villes ont pratiqué le confinement

Quel a été l’impact économique de grippe espagnole ? L’information économique était beaucoup moins fiable, complète qu’aujourd’hui. Aux États-Unis, l’activité industrielle a chuté de 18% en moyenne, mais certains États ont connu des baisses d’activité de l'ordre de 50% pour certains commerces.

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Une étude du MIT montre que les États et les villes aux États-Unis qui ont pratiqué un confinement (avec fermeture des écoles et des lieux publics) n’ont vécu pas une crise plus profonde que les autres, et ont connu une reprise plus rapide dans l’industrie et la banque. Car l’état sanitaire de la population était meilleur. C’est notamment le cas de la ville de Saint-Louis dans le Missouri.

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