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"Un premier pas vers la guérison" : Jimmy Mohamed explique pourquoi ce nouveau médicament permet de ralentir la progression de la sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui touche le cerveau et qu'on ne sait toujours pas vraiment guérir. La mise sur le marché d'un nouveau traitement vient d'être validée par les autorités sanitaires européennes.

Illustration d'un cerveau

Crédit : HANK GREBE / SCIENCE PHOTO LIBRARY / HGR / Science Photo Library via AFP

Sclérose en plaque : l'agence européenne autorise la mise sur le marché d'un nouveau traitement prometteur

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Sclérose en plaque : l'agence européenne autorise la mise sur le marché d'un nouveau traitement prometteur

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Jimmy Mohamed - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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C'est une nouvelle encourageante pour les personnes atteintes de sclérose en plaques. L'agence européenne vient d'autoriser la mise sur le marché d'un nouveau traitement contre cette pathologie qu'on ne sait toujours pas guérir aujourd'hui. 

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune neurologique qui va toucher le cerveau et la moelle épinière. Pour la comprendre, il faut se pencher sur les neurones présents dans notre cerveau. Au bout de celles-ci se trouve un fil de prolongement qu'on appelle les axones. Une gaine se situe autour de ce fil, appelée gaine de myéline. Elle fonctionne sur le même principe que la gaine en plastique qui entoure les fils électriques. 

Celle-ci a plusieurs rôles. La myéline sert notamment, comme pour un fil électrique, à protéger les fibres, mais aussi à accélérer la transmission de l'information électrique. Si vous avez de la sclérose en plaques, cette myéline va être atteinte, ce qui va aboutir à des symptômes.

Les pays loin de l'équateur sont les plus touchés

Cette maladie est souvent diagnostiquée à un âge moyen de 30 ans et touche trois fois plus les femmes que les hommes. Il existe un autre facteur de risque assez déroutant : plus on s'éloigne de l'équateur, plus on a de sclérose en plaques. Les pays du nord et à l'extrême sud sont très touchés. 

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Cette problématique serait liée à l'ensoleillement et à la teneur en vitamine D. Des facteurs génétiques ou liés à l'environnement peuvent aussi causer la pathologie. Un lien a même été montré entre les infections virales et la sclérose en plaques. Par exemple, la mononucléose est un facteur déclenchant qui prédispose à la maladie. 

Le symptôme le plus déroutant que subissent tous les patients atteints de sclérose en plaques est la fatigue. Cela peut ne pas paraître impressionnant à première vue, mais c'est en réalité une fatigue terrassante, disproportionnée et très invalidante qui touche les malades. En clair, il n'existe pas de sclérose en plaques sans fatigue. 

Troubles neurologiques, atteinte motrice, engourdissement...

La fatigue est un tronc commun invariable dans la sclérose en plaques. Certains signes moteurs peuvent aussi apparaître, comme des troubles neurologiques, des atteintes oculaires, douleurs à l'œil, une baisse de la vision, une atteinte motrice, un bras qui fonctionne moins bien, une jambe qui "traîne", des faiblesses, une atteinte de la sensibilité, un engourdissement, des troubles visuels, de l'équilibre ou encore urinaires, puisque la moelle épinière commande notamment les fonctions urinaires et sexuelles. 

Il y a deux formes dans la maladie : une forme intermittente caractérisée par une poussée de la maladie et des symptômes durant quelques jours à semaines, avant de régresser. Un traitement existe pour soigner cet aspect. Le problème est qu'il existe aussi une forme progressive, marquée par une dégradation lente et continue, et dont on ne dispose pas exactement de traitement à l'heure actuelle.

Ce nouveau médicament donne un peu d'espoir

C'est justement pour cette forme progressive qu'il y a désormais un peu d'espoir pour les malades touchés. On sait prévenir les poussées via la prise de corticoïdes ou d'immunosuppresseurs, mais aucun traitement n'existait pour les formes progressives.

Désormais, un nouveau médicament approuvé par l'agence européenne permet de réduire le risque de handicap de 30% à 6 mois lié à la maladie et de réduire les nouvelles lésions qu'on peut voir à l'IRM cérébrale de 40%. Ce traitement peut tout de même générer des effets secondaires, comme une atteinte hépatique qui reste à surveiller de très près. 

Espérons que ce médicament s'implante rapidement sur le marché. C'est en tout cas un premier chemin vers la guérison des formes progressives de la sclérose en plaques.

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