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Entorses à la cheville : quand faut-il s'inquiéter ?

L'entorse de la cheville est une blessure très fréquente, souvent provoquée par un simple faux mouvement. Douleur, gonflement, difficulté à marcher... comment en évaluer la gravité et adopter les bons réflexes dès les premières heures ?

Un cabinet de kinésithérapie (illustration)

Crédit : Liselotte Sabroe / Ritzau Scanpix / AFP

L'INTÉGRALE - Entorse de la cheville, cerises... Le programme du samedi 6 juin 2026

00:39:18

Jimmy Mohamed

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On pense souvent qu’une entorse finira par passer seule. C’est justement l’erreur à éviter. Flavio Bonnet, masseur et kinésithérapeute invité dans l'émission, rappelle qu’« une entorse au niveau de la cheville, c'est quand le pied part sur le côté et qu'on vient tendre les ligaments ». Et il précise : « Les ligaments, ce sont comme des ficelles qui tiennent les os entre eux. Et si ces ligaments sont étirés fortement ou arrachés, on parle alors d'entorse de cheville. »

Le problème, c’est que beaucoup de patients ne consultent pas. Or cette blessure est très fréquente : « On estime qu'il y a à peu près 6000 entorses par jour en France », souligne le kinésithérapeute. Avec un risque bien réel de rechute : « le risque numéro 1 de refaire une entorse de cheville, c'est d'en avoir fait déjà une dans le passé ».


Les spécialistes insistent donc sur un premier réflexe : arrêter immédiatement l’activité. Même si la douleur semble diminuer rapidement. Victoria Tchaïkovski, médecin du sport invitée dans l'émission, le rappelle : «Trois temps : on a mal, on n'a plus mal et on a à nouveau des douleurs. » Autrement dit, une amélioration passagère ne veut pas dire que la blessure est bénigne

L'importance de la rééducation

Dans les premières heures, le froid peut aider, mais de façon limitée. « Le chaud non. Le glaçage, l'efficacité est assez limitée. On pourrait glacer au début les premières 24-48 heures, mais au-delà, ça n'apporte pas plus de bénéfices. » En revanche, certains signes doivent alerter : impossibilité de poser le pied, gonflement important, hématome, craquement ou douleur très vive. Dans ces cas-là, il faut consulter pour évaluer la gravité et rechercher une éventuelle fracture.

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Selon les cas, une attelle peut être nécessaire. « on va mettre une attelle rigide pour immobiliser et permettre la cicatrisation », explique Victoria Tchaïkovski. Mais la clé reste la rééducation, à commencer le plus tôt possible. Flavio Bonnet insiste : « si on peut les voir à J2, donc au deuxième jour de l'entorse de cheville, on sait que c'est plutôt bénéfique pour le pronostic ».

Le message principal est clair : « 100% des entorses nécessitent une rééducation », affirme Victoria Tchaïkovski, y compris les formes bénignes. L’objectif est de retrouver mobilité, force, équilibre et proprioception, pour éviter qu’une entorse mal soignée ne devienne un problème chronique.

En clair, une cheville tordue n’est jamais un détail. Mieux vaut l’évaluer tôt et la rééduquer sérieusement que risquer de la fragiliser durablement.

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