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Asphyxié par les charges, un cabinet médical contraint de se déconventionner

Dès octobre 2023, le cabinet médical Les Câlins de Chôlet, dans le Maine-et-Loire, ne sera plus conventionné avec l'Assurance maladie. Les prix des consultations vont exploser.

Médecin auscultant une patiente.

Crédit : Odilon Dimier/AltoPress/Maxppp

SANTÉ - À Cholet, un cabinet médical asphyxié par les charges contraint de se déconventionner

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Christian Panvert - édité par Benoît Leroy

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La décision inquiète les habitants. Dès le 1er octobre 2023, le cabinet médical Les Câlins, à Cholet (Maine-et-Loire), ne sera plus conventionné avec l'Assurance maladie. En cause, le départ de deux médecins généralistes. Une annonce qui a fait l'effet d'une petite bombe dans la commune, d'autant que le cabinet est l'un des plus importants de la ville.

Deux des huit médecins de la structure doivent partir à la retraite en 2024. Comme beaucoup de leurs confrères, ils ne trouvent aucun remplaçant. Les professionnels restants en sont certains : ce qui était viable à huit, ne l'est plus à six.

"Concrètement, cela veut dire 12.000 euros de charge en plus, chaque année et pour chaque médecin. Même en prenant une consultation à 26,50 euros, cela signifierait augmenter notre activité d'au moins trois consultations par jour", raconte Christelle Rousseau, l'une des six médecins au micro de RTL. "Aujourd'hui, on ne peut plus proposer cela. Nos agendas sont en permanence pleins", juge-t-elle. La mairie, de son côté, leur a proposé de devenir salariés, sous conditions. Une proposition qu'ils ont refusée.

60 euros pour un renouvellement d'ordonnance

Pour les patients, les conséquences de ce déconventionnement annoncé sont considérables. À partir d'octobre, les consultations ne seront plus remboursées et les tarifs exploseront. Pour un "examen en urgence" au niveau de l'épaule ou un "mal de tête", il faudra compter 40 euros. Pour les consultations gynécologiques et pédiatriques, le tarif passe à 45 euros. Enfin, un renouvellement d'ordonnance sera facturé 60 euros.

Pour Christelle Rousseau, ce déconventionnement est le seul moyen pour elle et ses collègues praticiens de maintenir leur salaire. Il est actuellement de 3.100 euros nets par mois, à raison de 90 rendez-vous par mois. Les patients, eux, sont inquiets. "Je me mets un peu de leur côté. 25 euros pour aller voir un médecin qui a fait des années des études... On peut se poser la question du montant qu'ils devraient réellement toucher", juge Frédéric, 52 ans.

Le député Renaissance de la circonscription, Denis Masséglia, compte en appeler à l'Agence régionale de Santé pour lui demander de prendre en charge, au moins, les salaires des secrétaires médicales.

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