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Pyrénées-Orientales : urgentiste, il se faisait remplacer par des médecins sans diplôme

Le système de sous-traitance mis en place par ce médecin, qui s'est régulièrement fait remplacer par des personnes qui n'avaient pas le droit d'exercer, a été révélé après la mort d'une patiente en 2017.

Les urgences d'un hôpital (illustration)
Les urgences d'un hôpital (illustration)
Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Pyrénées-Orientales : urgentiste, il se faisait remplacer par des médecins sans diplôme
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Nathan Bocard - édité par Florine Boukhelifa

L'histoire, pointée dans un rapport de l'Agence régionale de santé d'Occitanie, est ahurissante. Dans une clinique privée de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, un chef des urgences se faisait remplacer par des médecins sans diplôme. Un système en place jusqu'en 2017 et la mort d'une octogénaire qui n'a pas été soignée à temps. 

Le drame remonte à un matin d'avril de cette année-là. Victime d'une torsion intestinale, Marie-Louise Lachambre est admise aux urgences. Alors qu'elle décrit une douleur intense à l'urgentiste, ce dernier ne fait rien pendant des heures et le cœur de l'octogénaire finit par lâcher.  
Cinq ans plus tard, la fille de la victime en est toujours persuadée : sa mère ne serait pas morte si elle avait été correctement prise en charge. "On dit que cet urgentiste était professionnel, mais il n'était pas du tout compétent", déplore-t-elle samedi 26 novembre au micro de RTL. Très émue en repensant aux circonstances dans lesquelles le décès est survenu, elle explique vouloir alors "essayer de rendre justice à [sa] maman".

Condamné à un an d'interdiction d'exercer

La première plainte de la famille pour "homicide involontaire" a été classée sans suite, mais le combat de la famille Lachambre aura révélé ce système de sous-traitance. Ainsi, le chef des urgences se faisait régulièrement remplacer par des personnes qui n'avaient pas le droit d'exercer, faute de diplôme reconnu. 

Au moins trois faux médecins, sûrement plus, ont alors remplacé l'urgentiste, qui leur reversait une partie de son salaire. Depuis, ce dernier a écopé d'un an d'interdiction d'exercer. Mais la famille de Marie-Louis Lachambre, déterminée, a annoncé avoir déposé une nouvelle plainte dans la semaine.

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