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Salaires insuffisants, surcharge de travail... les sages-femmes expriment leur colère

REPORTAGE - Les sages-femmes sont descendues dans la rue jeudi à Paris, pour la cinquième fois en 2021. Elles dénoncent leurs conditions de travail et leurs dernières revalorisations salariales n'ont pas convaincu.

Une manifestation de sages-femmes à Paris, en 2011 (illustration)
Une manifestation de sages-femmes à Paris, en 2011 (illustration)
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Les sages-femmes plus que jamais mobilisées, leur rémunération pointée du doigt
02:25
Les sages-femmes plus que jamais mobilisées, leur rémunération pointée du doigt
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Agathe Landais - édité par Quentin Marchal

Des milliers de sage-femmes ont manifesté jeudi 7 octobre à Paris, depuis le quartier Montparnasse jusqu'au ministère de la Santé, pour ce qui était leur cinquième journée de mobilisation depuis le début de l'année. La profession est à bout et ne supporte plus ses conditions de travail.

Pour ces raisons, Perrine a décidé de démissionner de son hôpital en Picardie pour se tourner vers le libéral : "Je ne supportais plus le rythme de nuit, les gardes hyper-chargées où j'ai l'impression de bâcler mon travail parce que c'est du travail à la chaîne qui est inhumain". Pour son activité, Perrine touchait 2.200 euros à la fin du mois.

De son côté, Vanessa travaille depuis plus de 20 ans dans un hôpital du Gard et, elle aussi, ne compte plus ses heures : "J'ai déjà repris onze gardes supplémentaires cette année et il nous reste plus d'une vingtaine de gardes à pourvoir pour le mois prochain". "On ne sait pas encore comment on va tourner", regrette-t-elle.

Une rémunération jugée insuffisante

Pour expliquer cette pénurie de bras, force est de constater que le métier de sage-femme n'attire plus. Les formations ne font plus le plein et c'est avant tout à cause de la rémunération. Une sage-femme touche 1.700 euros mensuels au début de sa carrière et le salaire moyen est ensuite de 2.700 euros contre 5.400 euros, soit le double, pour un médecin.

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Noémie, qui a 3 enfants, travaille dans un hôpital à Chambéry depuis 11 ans pour 2.000 euros par mois. Pour elle, l'augmentation du Ségur de la santé ne suffit pas : "On a eu la revalorisation salariale de 180 euros, la même que les secrétaires médicales, les aides-soignants, les infirmiers. Les professions médicales ont été beaucoup plus revalorisées que ça, on a encore une fois été revalorisées comme les professions para-médicales alors qu'on a pas le même temps d'études et les mêmes responsabilités".

Les sages femmes réclament également une hausse de leurs primes de nuit, qui sont aujourd'hui fixées à 9 euros net, pour 12h de garde.

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