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Vaccination et vote obligatoires : peut-on surmonter la défiance par la contrainte ?

ÉDITO - Alors que les idées de rendre la vaccination et le vote obligatoire ont leurs partisans, le gouvernement doit trouver l'équilibre entre liberté et intérêt général.

Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Crédit : Kena Betancur / AFP
Vaccination et vote obligatoires... peut-on surmonter la défiance par la contrainte ?
02:58
Vaccination et vote obligatoires... peut-on surmonter la défiance par la contrainte ?
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Olivier Bost - édité par Quentin Marchal

L’obligation est-elle la solution ? Alors que certaines voix s'élèvent en faveur du vote obligatoire face à l’abstention et de la vaccination obligatoire face à l’épidémie, le débat est ouvert. Dans les deux cas, c’est une question d’équilibre, entre liberté et intérêt général. Une question de droit et de devoir et des principes qui peuvent, par moment, s’opposer. 

Faut-il rogner sur nos libertés pour l’intérêt de tous ? Où fixe-t-on le curseur ? Commençons par le sujet qui est dans l’actualité immédiate : la question de la vaccination obligatoire. Ce débat réapparaît ces derniers jours parce que nous voyons bien que nous allons être contraint de régulièrement reprendre une dose pour rester protéger face à la Covid-19

Le vaccin nous protège individuellement de se retrouver à l’hôpital et collectivement contre la saturation des hôpitaux. Le gouvernement veut donc convaincre les six millions de non-vaccinés restant sur l'ensemble du territoire et limiter la menace redondante d’une saturation des hôpitaux.

L’obligation vaccinale permettrait également d’abandonner le passe-sanitaire. Si il n'est pas une énorme restriction de liberté, il nous habitue au contrôle permanent. Un effet bien plus pervers qu’une obligation claire et nette.

Un débat ouvert dans la classe politique

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Ce débat sur l’obligation vaccinale n'est néanmoins pas porté par Emmanuel Macron à l'heure actuelle. François Bayrou s’y est dit favorable mercredi 1er décembre mais il est isolé dans la majorité. Le Parti socialiste a de son côté poussé au Sénat dès le mois de juillet pour cette obligation.

Ce n’est pas une idée folle ni aussi courageuse qu’elle puisse paraître. Le vaccin obligatoire est très majoritaire dans l’opinion et suit exactement la courbe du taux de vaccination. Quand vous vous êtes fait piquer, vous voulez que les autres le fassent aussi. Mais Emmanuel Macron, qui décide de tout sur la pandémie, s’en tient pour l’instant à sa ligne directrice : incitation et pédagogie. Jusqu’à ce que ça change.

2 Français sur 3 opposés au vote obligatoire

Cette problématique est similaire concernant l'abstention lors des scrutins. Aux dernières élections régionales, deux Français sur trois se sont abstenus. Il est démontré que deux tiers de la population est également opposé au vote obligatoire. La contrainte là est donc pour les autres.

Cela dit, il apparait, dans le cas des élections, bien difficile de répondre à la défiance et au manque de confiance par une punition.  Les politiques doivent d’abord convaincre que voter peut encore faire changer les choses. 

Parce qu’un citoyen forcé et contraint que vote-t-il ? Où va sa désillusion ? Où iront les angoisses d'une personne obligée de se faire vacciner ? La période pré-électorale, pour le pouvoir en place, ne prête pas tellement aux expériences pour voir ce que ça pourrait donner.

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