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Le militaire blessé par balle par l'un de ses camarades lors d'une soirée alcoolisée est mort

Le brigadier Alexandre Lanckbeen est décédé ce vendredi à l'hôpital militaire de Percy, des suites d'un tir accidentel lors d'une soirée alcoolisée sur le site militaire. Trois de ses camarades ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête.

Les faits se sont déroulés à l'intérieur de l'hôpital Percy de Clamart, vers Paris.

Crédit : Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Jérémy Descours

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Le brigadier Alexandre Lanckbeen, membre du 35ᵉ régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes, est décédé, ce vendredi 20 février au matin, à l'hôpital militaire de Percy, des suites d'un tir accidentel survenu lors d'une soirée alcoolisée organisée sur le site militaire. Touché à la tête par un projectile de calibre 9mm, il avait été conduit en urgence au bloc opératoire le 14 février. 

Trois militaires de son régiment avaient été mis en examen le 17 février à la suite de cet incident. Selon les premiers éléments de l'enquête, les trois hommes étaient en mission "Sentinelle" en région parisienne et logés sur le site de l'hôpital. Malgré l'interdiction stricte de consommation d'alcool, une soirée avait été organisée, au cours de laquelle quatre autres militaires ont "joué" à tester la réactivité de chacun face à une arme pointée. 

Le parquet de Paris a précisé que les taux d'alcoolémie relevés chez les participants variaient entre 0,17 g/l et 2,5 g/l, le militaire suspecté d'être le tireur présentant un taux de 1,57 g/l.

Sur X, le Gouverneur militaire de Paris, Loïc Mizon, a exprimé sa "profonde tristesse" à l’annonce du décès du brigadier Lanckbeen, et a assuré sa famille et ses proches de son soutien ainsi que de celui "des armées".

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire après les faits. Trois militaires ont depuis été mis en examen : Benjamin D. pour violences avec arme et violation de consignes, et Fabien B. et Mohamed C. pour blessures involontaires graves, modification de l'état des lieux et violation de consignes. Mohamed C. est également poursuivi pour non-sécurisation de son arme.

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