2 min de lecture Faits divers

Producteur passé à tabac à Paris : la classe politique "choquée"

Sur les réseaux sociaux, plusieurs figures politiques, comme Jean-Luc Mélenchon ou Anne Hidalgo, se sont indignées après la révélation d'une vidéo montrant un homme roué de coups par la police.

L'homme s'est accusé auprès de policiers, à proximité de l'Élysée à Paris.
L'homme s'est accusé auprès de policiers, à proximité de l'Élysée à Paris. Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Gaétan Trillat

La vidéo fait le tour des réseaux sociaux depuis sa publication par le média Loopsider, ce jeudi 25 novembre : un producteur de musique parisien, Michel, a été roué de coups dans son local par trois policiers, samedi dernier, une scène captée par une caméra de vidéosurveillance.

Alors que les policiers ont été suspendus et qu'une enquête a été confiée à l'IGPN, plusieurs personnalités politiques ont fait part de leur indignation, à commencer par la maire de Paris Anne Hidalgo, "profondément choquée". "Toutes les conséquences doivent être tirées de ces faits d’une exceptionnelle gravité. L’État de droit n’est pas négociable. Tout mon soutien à Michel", a-t-elle écrit sur Twitter.

Le chef de file de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a demandé une "reprise en main" de la police. "Sur ces images, ce n'est pas une police républicaine mais une milice barbare hors de contrôle", a dit le candidat à l'élection présidentielle de 2022, exigeant la démission du préfet de police Didier Lallement.

"Tolérance zéro pour le racisme" dit Castaner

L'écologiste Yannick Jadot a pour sa part dénoncé "des violences et un racisme insupportables et inacceptables dans la police de la République", alors que Michel affirme avoir été traité de "sale nègre" à plusieurs reprises par les policiers. "La loi Sécurité globale veut dissimuler cette réalité alors que nous devons urgemment nous y attaquer !" s'est-il exclamé, en référence à la loi controversée adoptée par l'Assemblée en première lecture.

À lire aussi
Grégory Villemin avait été retrouvé dans la Vologne, le 16 octobre 1984 justice
Affaire Grégory : son père Jean-Marie Villemin sort du silence et espère "la vérité"

L'ex-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, à qui Gérald Darmanin a succédé, a lui aussi évoqué une "agression insoutenable" et demandé une "tolérance zéro contre le racisme et la violence, qui n'ont pas leur place dans notre République". 

"Les forces de l’ordre disposent du monopole de l’usage légitime de la force borné par la loi. Tout autre usage sape le lien de confiance indispensable entre les citoyens et ceux qui nous protègent et doit être sanctionné sans faiblesse", a de son côté réagi le président de l'Assemblée nationale (LaREM) Richard Ferrand.

Cette nouvelle affaire intervient après l'évacuation violente de migrants place de la République, lundi soir, pour laquelle le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a également demandé un rapport à l'IGPN.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Faits divers Police Anne Hidalgo
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants