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Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse propose de supprimer 150.000 postes administratifs

La présidente de la région Île-de-France a évoqué dans un entretien pour l'Opinion, une série de mesures qu'elle souhaiterait appliquer pour faire baisser la dette du pays.

Valérie Pécresse à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) lors de la rentrée de son mouvement Libres!, le 28 août 2021.
Valérie Pécresse à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) lors de la rentrée de son mouvement Libres!, le 28 août 2021.
Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Candidate à l'investiture de la droite à la présidentielle, Valérie Pécresse propose de supprimer "150.000 postes" dans "l'administration administrante" durant le prochain quinquennat, indique-t-elle dans un entretien publié ce lundi soir sur le site de L'Opinion.

"Mon objectif, c'est de supprimer 150.000 postes dans l'administration administrante. L'État doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires: protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l'éducation et les soins. Il ne s'agit pas de dégrader le service public, ni de casser la reprise. Mais les dépenses doivent baisser", insiste la présidente de la région Île-de-France.

"Pour stopper l'explosion de la dette et la ramener en 2027 au niveau actuel, nous devons atteindre les 45 milliards d'euros d'économies, auxquelles j'ajoute 15 milliards de recettes de privatisation. L'État n'a pas vocation à rester actionnaire minoritaire d'entreprises concurrentielles", poursuit la candidate, qui brigue les votes des adhérents LR lors du congrès du 4 décembre face à ses deux principaux rivaux Michel Barnier et Xavier Bertrand.

Des mesures pour faire baisser les dépenses

"Si je suis élue présidente de la République, ma première décision sera donc d'engager quatre grandes réformes de structures pour baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale", ajoute-t-elle, énumérant "la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations-chômage, la débureaucratisation du pays et une décentralisation avec un lâcher-prise de l'État pour supprimer les doublons".

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En septembre, Valérie Pécresse avait déjà évoqué la réduction "en cinq ans de 10% de l''administration administrante', c'est-à-dire des fonctionnaires qui gèrent des normes et des procédures".

Emmanuel Macron avait quant à lui promis la suppression de 50.000 postes dans la fonction publique d'État, un objectif abandonné dès juillet 2019. Le budget 2022 confirme une stabilité des effectifs de la fonction publique durant l'ensemble du quinquennat.

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