1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Éducation : pourquoi l'enseignement attire de moins en moins de candidats
2 min de lecture

Éducation : pourquoi l'enseignement attire de moins en moins de candidats

Le concours pour devenir professeur des écoles en primaire fait de moins en moins recette : on compte -20% de candidats en 10 ans.

Une enseignante dans une salle de classe à Corbeil-Essonnes
Une enseignante dans une salle de classe à Corbeil-Essonnes
Crédit : CHRISTOPHE SIMON / AFP
Pourquoi le métier d'enseignant ne fait plus autant rêver ?
02:18
Pourquoi le métier d'enseignant ne fait plus autant rêver ?
02:18
Marie Guerrier - édité par William Vuillez

Les inscriptions aux concours 2022 pour devenir enseignant s'ouvrent ce mardi 19 octobre, mais depuis 10 ans, le nombre de candidats ne cesse de diminuer. Chaque année, il reste des centaines de postes d'enseignants non pourvus. Le concours pour devenir professeur des écoles en primaire fait de moins en moins recette, il y avait 37.500 candidats en 2010 et à la session 2021, on est tombé à moins de 30.000. 

Une baisse de 20%, due notamment à la décision de relever le niveau de recrutement. "À partir de 2011, on a introduit la masterisation, puisqu'on exigeait que des candidats soient recrutés à bac+4. Donc il y a une bascule à partir des concours 2011-2012 et on a vu un assèchement du vivier", nous dit Vincent Soetemont, directeur général des ressources humaines au ministère de l'Éducation nationale.

Un vivier de candidats essentiellement féminins puisque 85% des profs en primaires sont des femmes. Mais, aujourd'hui, une part importante d'étudiantes se détournent du professorat, pour aller vers des professions qui se féminisent : commerce, gestion, management, où pour le même niveau de qualification bac+4 ou 5, les salaires sont plus intéressants. "Il est important de mettre l'accent sur la rémunération. Nous avions une rémunération nette mensuelle pour un prof en 2020, qui était de 1.700 euros. En 2022, cette rémunération va passer à 1.800 euros", explique Vincent Soetemont.

5 à 6% de postes non pourvus

Ce sont les premiers effets de la prime d'attractivité, avec l'objectif d'atteindre 2.000 euros en début de carrière, mais on ne sait pas quand. Pour attirer davantage de candidats en reconversion, le ministère travaille également sur la reprise d'ancienneté pour ne pas avoir à redémarrer en bas de l'échelle. Mais en attendant, on manque de profs à l'école primaire.

À lire aussi

Sur 9.563 postes proposés aux concours cette année, 465 n'ont pas été pourvus, soit 5%, comme l'année précédente. Cela concerne essentiellement les académies de Versailles et Créteil, où les besoins sont les plus grands et où la pénurie de candidats peut conduire à recruter à moins de 8 de moyenne au concours.

"On est quand même soucieux de préserver un niveau de qualité donc il y a un moment où on ne peut pas descendre trop bas", dit le DRH de l'Éducation nationale. On ne fait pas le plein non plus en collège et lycée : 6% des postes non pourvus après les concours 2021, un peu moins que les années précédentes. Il manque encore des profs de maths, de latin et grec et d'allemand.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/