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Présidentielle 2022 : l'insécurité, toujours un point de vulnérabilité pour Macron

ÉDITO - À un an de la présidentielle, la question de l'insécurité revient sur le devant de la scène à la suite de nombreux faits-divers violents.

Des policiers anti-émeutes (illustration)
Des policiers anti-émeutes (illustration)
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
L'insécurité, toujours un point de vulnérabilité pour Macron
03:12
L'insécurité, toujours un point de vulnérabilité pour Macron
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Olivier Bost

Ce jeudi 11 mars, reparlons d’insécurité avec un sentiment de déjà-vu, de déjà entendu. Et c’est normal, l’insécurité est un sujet récurrent, cyclique presque. Il revient avec l’accumulation de flambées de violences, d’agressions, de morts, de faits divers. Quand ces agressions sont plus violentes, avec des jeunes ou très jeunes, qu’elles sont parfois dans des beaux quartiers et qu’elles sont diffusées sur les réseaux sociaux, presque en direct, elles marquent les esprits.

Cet effet est encore renforcé quand l’actualité sur la Covid-19 se dissipe ou ronronne. Nous sommes dans ce retour de l’insécurité. La République en Marche a fait faire des sondages sur les régionales. Et dans ces sondages, raconte un responsable de la majorité, l’insécurité est le deuxième sujet de préoccupation pour les Français, juste derrière l’écologie. C’est ce qui touche au quotidien, plus que la Covid-19. C’est comme si la violence dans cette période de crise s’était banalisée, fait remarquer un ministre de premier rang.

La montée de la violence n’est donc pas niée par le pouvoir. Nous ne sommes plus du tout dans le débat de l’été dernier, pour savoir s’il y a un ensauvagement ou un sentiment d’insécurité. Le ministre de l’Intérieur et celui de la Justice, Darmanin et Dupont-Moretti, doivent répondre ensemble à ces flambées de violence. Personne ne les contestent ou ne les discutent.

Emmanuel Macron doit incarner la fermeté

Des réunions du gouvernement se sont déjà tenues, la prochaine se tient vendredi, pour déboucher sur un plan de lutte contre les bandes d’ici le mois de mai. Renseignements de terrain, surveillance des réseaux sociaux, réponse pénale plus rapide… Voilà pour les pistes. Cela suffira-t-il pour endiguer le phénomène socialement et politiquement ? Sans doute ni pour l’un ni pour l’autre. 

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L’hyperréactivité de Gérald Darmanin ne suffit plus. Les visites de terrain ou la meilleure entente avec le ministre de la Justice non plus. Politiquement, dans ce domaine de l’insécurité, pour que ça change et pour que le changement soit perçu, la figure du chef de l’État est centrale. Or, Emmanuel Macron ne renvoie toujours pas cette image de fermeté. Tout au plus renvoie-t-il une réponse sociologique par le traitement du mal à la racine.

La question régalienne, Emmanuel Macron ne l’a jamais vraiment théorisée et portée. C’est encore vrai aujourd’hui. C’est un problème politique qui reste entier. Deux ministres de l’Intérieur ont posé un constat terrible sur la situation. Gérard Collomb, quand il quitte Beauvau, a cette phrase : "Aujourd’hui on vit côte à côte, demain je crains qu’on ne vive face à face". Gérald Darmanin, peu de temps après son arrivée à Beauvau, avait dit : "La France est malade de son insécurité". Les deux constats se vérifient encore aujourd’hui. L’insécurité est là, et pour Emmanuel Macron c’est une vraie insécurité pour la présidentielle.

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