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Nicolas Sarkozy condamné : l'ancien président a peur de perdre son dernier pouvoir

ÉDITO - Même s'il ne venait pas à se présenter en 2022, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas perdre son pouvoir d'influence et sa possibilité de peser sur le monde politique.

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Nicolas Sarkozy condamné : l'ancien président a peur de perdre son dernier pouvoir Crédit Image : MARTIN BUREAU / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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L'Edito Politique - Olivier Bost
Olivier Bost
édité par Victor Goury-Laffont

Nicolas Sarkozy ne se bat pas seulement contre ce qu’il estime être une injustice, un acharnement des juges, à son encontre. L'ex-chef d'État veut sauver son honneur, c’est indiscutable mais il faut bien lire ou écouter tout ce qu’il dit. Car Nicolas Sarkozy veut aussi garder, c’est ce qui transparait clairement, une influence politique. Et ça, ce n’est pas évident. 

Il faut bien comprendre dans quoi Nicolas Sarkozy est engagé : un très long marathon judiciaireIl y a eu la condamnation du lundi 1er mars, il y a aura le procès en appel, et sans doute plus. Dans deux semaines un autre moment très désagréable va débuter : le procès Bygmalion, le dépassement de 17 millions d’euros des frais de la campagne de 2012. Une affaire plus simple que celle du 1er mars.

La justice va donc rythmer la vie de Nicolas Sarkozy pendant encore un moment. Il lutte pour que ça ne l'empêche pas de peser dans la vie politique. Nicolas Sarkozy a bien dit qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle en 2022, avant de préciser tout de suite qu’il soutiendrait quelqu’un. Il ménage sa famille politique, mais n’exclut pas d’appeler à voter Emmanuel Macron.

Un pouvoir de nuisance

Ce champ des possibles, large, veut dire beaucoup. Il veut dire que Nicolas Sarkozy veut absolument garder un pouvoir d’influence. L’ancien président s’est écarté de la vie politique, mais il ne l’a pas perdue de vue. Il est indéniable que l’ancien chef de l’État a toujours des partisans chevronnés, très réactifs, qui restent nostalgiques de sa force politique et de son quinquennat. Mais cela ressemble aujourd’hui à un fan-club, qu’il est difficile de vraiment quantifier.

Sa dernière mesure objective a été faite en 2016, lors de la primaire des Républicains. Bilan : 20% des voix de la droite et du centre, éliminé au premier tour… Avec ce qui reste de cette base, Nicolas Sarkozy peut encore espérer plomber, s’il en a envie, une candidature à droite.

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Il voudra influencer les choses, mais il n’est plus le faiseur de roi. C’est pour ça que tous ceux qui pensent à la présidentielle à droite lui ont témoigné, lundi dans de nombreux messages, leur amitié. Il s’agit moins pour eux d’avoir le soutien de Nicolas Sarkozy que d’éviter qu’ils les disqualifient. Le dernier pouvoir que l’ancien Président veut préserver est un pouvoir de nuisance.

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