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Présidentielle 2022 : la fin du front républicain ?

ÉDITO - La Une de "Libération" ce week-end donnait la parole à des électeurs de gauche confiant qu'ils ne voteraient pas Emmanuel Macron pour faire barrage à Marine Le Pen en 2022.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen à l'Élysée, en février 2020.
Emmanuel Macron et Marine Le Pen à l'Élysée, en février 2020.
Crédit : PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
la fin du front républicain en 2022 ?
02:54
Présidentielle 2022 : la fin du front républicain ?
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Olivier Bost

Des électeurs de gauche qui assurent qu’ils ne voteront plus jamais Emmanuel Macron face à Marine Le Pen : ces témoignages ont interpellé ce week-end. C’est le journal Libération qui a titré samedi 27 février "J’ai déjà fait barrage, cette fois c’est fini" avec de nombreux témoignages dans ses pages.

Des témoignages que l’on retrouve en chiffres dans les sondages Harris interactive. Dans sa dernière étude le mois dernier 1 électeur sur 3 qui se définit de gauche dit qu’il s’abstiendra, votera nul, ou blanc. La conséquence, tout le monde la mesure. Cela renforce le score de Marine Le Pen et ses chances de l’emporter.
 
Cela veut dire que le Front Républicain n’existe plus. Un phénomène qui se confirme d’élection en élection. Presque personne ne l’a vu, mais en 2017, l’abstention avait été record pour un second tour de présidentielle. Un français sur 4 était resté à la maison. Et parmi ceux qui se sont rendus aux urnes, plus de 4 millions de personnes ont choisi de glisser un bulletin nul ou blanc dans l’enveloppe : un record absolu ! Ce qu’ils disent aujourd’hui, c’est qu’ils seront encore plus nombreux en 2022.

Le feront-ils vraiment ?

Il faut distinguer des motivations différentes. Il y a ceux qui voudraient au fond disqualifier Emmanuel Macron pour retrouver un espace politique. C’est Julien Bayou, le patron d’Europe Ecologie Les Verts, qui dit ce week-end au Point qu’Emmanuel Macron perdra face à Marine Le Pen.

C’est Olivier Faure, le patron du PS, qui répète "qu’Emmanuel Macron n’est pas un rempart mais une passerelle vers Marine Le Pen". C’est pour d’autres une façon d’alerter, de dire qu’il faut que la gauche leur offre quelque chose, une vraie alternative, qu’il n’y a aujourd’hui personne. Et puis, il y a une autre attitude, celle du pire. Ceux qui veulent perdre. Ceux qui préfèrent être dans l’opposition et dans une opposition face à Marine Le Pen.

Et comment réagit la majorité ?

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Pour certains très mal. Comme la députée européenne Nathalie Loiseau qui accuse "une partie de la gauche de perdre la boussole, de renier ses valeurs". Mais il y a aussi ceux qui s’interrogent, tel ce haut responsable à l’Assemblée qui m’a fait cette réflexion il y a une dizaine de jours : "Ce serait un échec historique après avoir dynamité le système politique d’amener Marine Le Pen au pouvoir."

"On a bien un problème de second tour", reconnaît un proche d’Emmanuel Macron qui ajoute "pour le résoudre il faut vite qu’on arrive à dire un second quinquennat pour quoi faire ?" Pour la majorité, il ne s’agit pas tant de lutter contre les idées de Marine Le Pen que d’en avoir. "Il faut d’abord qu’on donne envie", résume un ministre.

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