2 min de lecture Élections municipales à Lyon

Municipales 2020 à Lyon : quand LaREM fait ses petits arrangements

Dans la capitale des Gaules, La République en Marche manœuvre pour décrocher notamment la présidence de la métropole. Une double alliance secrète entre "marcheurs" et Républicains est de mise.

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Municipales 2020 à Lyon : quand LaREM fait ses petits arrangements Crédit Image : ROMAIN LAFABREGUE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
Pauline de Saint-Remy
Pauline De Saint-Rémy
édité par Maxime Magnier

Lors des très prochaines municipales, La République en Marche peut-elle tout perdre à Lyon, la seule grande ville où elle avait, en quelque sorte, la main ? Bien malin qui se risquerait à prédire aujourd'hui le résultat à Lyon, mais aussi à la métropole de Lyon, puisque les Lyonnais auront à déposer deux bulletins dans l'urne, les 15 et 22 mars prochains.

Pour vous remettre dans le contexte : le baron local, Gérard Collomb, a renoncé à se présenter à sa succession à la mairie. Il a choisi, à la place, de briguer la présidence de la métropole et ses milliards d'euros de budget, bien sûr. Mais il ne voulait pas renoncer complètement à l'hôtel de ville. Il y a donc envoyé en mission son ex-adjoint aux sports, l'ancien gymnaste Yann Cucherat.

Un candidat qui, sur le papier, a peu de chances de remporter la mise. Parce qu'à Lyon, comme dans beaucoup de grandes villes, les sondages annoncent une vague verte le 15 mars prochain. Et le candidat d'Europe Écologie-Les Verts, Grégory Doucet, fait la course en tête. Sur le papier, s'il s'alliait avec la liste Gauche unie, il pourrait même l'emporter. 

Une double alliance secrète entre LaREM et LR

Sauf que Grégory Doucet est suivi de près par le candidat des Républicains, Étienne Blanc, un proche du président de la région, Laurent Wauquiez, qui y croit très fort, lui aussi. Pour l'emporter, Étienne Blanc devrait, lui... s'associer avec les "marcheurs". D'où la rumeur, qui est plus qu'une rumeur, en réalité : une double alliance secrète entre "marcheurs" et Républicains.

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Une possible alliance à la ville, d'un côté, et à la métropole de l'autre. En clair, la droite voterait Collomb à la métropole, tandis que le maire sortant demanderait à ses fidèles de désigner le candidat LR à l'hôtel de ville. Eh oui, voilà ce que permettent les suffrages indirects par arrondissements, par secteurs, comme à Paris ou à Marseille.

Le hic : sur la ville, le candidat de La République en Marche, que personne n'a vu venir, Yann Cucherat, donc, remonte sensiblement. Un sondage le plaçait même en tête des suffrages il y a moins d'un mois. Les cartes sont donc rebattues et à droite, certains pressent le candidat de conclure un accord au plus vite. Le président du Sénat, Gérard Larcher lui-même, s'est d'ailleurs fendu d'un déplacement, lundi 2 mars, pour voir les principaux intéressés

Le malaise du jour

À Villiers (Val-de-Marne), le maire sortant LR, candidat à sa réélection, est allé prononcer un discours dans une mosquée, à l'heure de la prière, sur le thème "Je compte sur vous aux municipales". Manque de chance, l'un de ses adversaires était justement dans la salle et a filmé la scène. 

Le chiffre du jour

23%, soit la proportion de têtes de liste, cette année, qui sont des femmes. Elles n'étaient que 17% en 2014. C'est bien, mais peut mieux faire.

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